Mad Movies: Le topic des gants de cuirs et des lames aiguisées - Mad Movies

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Le topic des gants de cuirs et des lames aiguisées T'aimes le giallo ?

#361 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 13 janvier 2012 - 12:14

Brillantes chroniques, comme toujours, Motoko !
Sinon, je vous signale ici que le podcast auquel je participe doucement consacrera ce mois ci un débat sur le giallo. Nous n'avons pas cherché à faire un historique complet, le but étant plus de parler du ressenti de chacun face à ce genre cinématographique. Et comme mes deux partenaires ne sont pas des amateurs éclairés, c'était intéressant à faire. Donc ne vous attendez pas à découvrir des choses que vous ignoriez jusqu'alors, hein.
Voilà, comme je suis sur le montage de cet épisode depuis hier soir, ça ne saurait tarder.
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#362 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 13 janvier 2012 - 17:14

Merci c'est gentil! :)
Sinon je suis impatiente d'écouter ça, merci pour l'information!
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#363 L'utilisateur est hors-ligne   Grokiki 

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Posté 14 janvier 2012 - 14:00

L'assassin habite au 21, Henry-Georges Clouzot, France, 1942, ce film est étonnant!
Ca n'est pas un giallo, mais il y a un coté ancètre toujours vert! Et l'humour qui y est développé m'a surpris en comparaison avec notre époque.

#364 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 19 janvier 2012 - 10:13

Voilà, notre épisode 4 de Podsac est enfin en ligne.
En deuxième partie, donc, vous pouvez trouver une discussion autour du Giallo. Je vous rappelle qu'il ne s'agissait pas pour nous d'étudier le genre (nous ne sommes pas des érudits non plus, hein...) mais d'en discuter, d'en débattre.
Cette discussion porte ainsi surtout sur NOTRE RESSENTI en tant que spectateur. Vous n'apprendrez donc rien de plus que ce que vous connaissez déjà sur ce genre tant chéri par ici...

Merci à tous !
Si vous pouvez faire retour sur notre wordpress, svp...! Merci d'avance :)
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#365 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 19 janvier 2012 - 17:57

Merci pour le lien, j'écouterai ça et te donnerai mon avis :)
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#366 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 19 janvier 2012 - 18:07

Merci ;)
Comme je l'ai dit, ce petit segment ne t'apprendra rien, hein. Il s'agit juste d'une discussion entre trois farfelus sur le giallo en usant de racourcis !
On les tourne en live, sans avoir préparé à 100 % nos discussions afin de privilégier l'instantanéité du dialogue. Cela explique pourquoi lors de l'enregistrement, par exemple, la musique n'a pas été plus mis en avant (on a omis de mentionner les grands noms tels que Goblins, Ennio Morricone, Bruno Nicolaï...). Et je n'ai même pas pensé à faire un clin d'oeil à la bouteille d'alcool J&B !!! Honte à moi !!!

et enfin, il s'agit d'un podcast vidéo ;)
(sur le lien que j'ai transmis, je rappelle que c'est la seconde vidéo qui traite du giallo)
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#367 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 23 février 2012 - 20:16

Un livre bible vient de sortir au Canada sur le giallo !
profitez en vite :)
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#368 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 26 mars 2012 - 11:29

Du Giallo à la télé italienne!!:

http://www.devildead...-murder-tv.html

#369 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 01 avril 2012 - 09:16

le sympathique Craig Bierko dans un giallo télévisuel italien ? Je prends ! toujours aimé cet acteur, trop peu exploité à mon goût !
merci Gui ;)
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#370 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 01 mai 2012 - 11:12

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des avis sur ce Freda ?

#371 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Touch 

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Posté 01 mai 2012 - 11:52

Voir le messageScalp, le 01 mai 2012 - 11:12 , dit :

des avis sur ce Freda ?


C'est cheap niveau sfx, l'acteur principal Stefano Patrizi est aussi expressif qu'un loukoum mais ça ne devrait pas te déplaire puisque du coups Anita Strindberg et Silvia Dionisio s'en retrouvent grandit....
Autre gros soucis: narratif....Ricardo Freda avait de quoi faire avec cette histoire de gamin ayant tué son père toussa...il ne semble pas trop savoir sur quel pied danser....giallo, magie, et pleins d'autres trucs encore d'après mes souvenirs......

A voir quand même.....
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#372 L'utilisateur est hors-ligne   thirdeyemachine 

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Posté 04 mai 2012 - 14:40

et sinon, aucun retour sur l'excellent ouvrage dont je parle un peu plus haut ?
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#373 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 11 mai 2012 - 03:08

Quelqu'un sait s'il existe une édition blu-ray de l'excellent L'Assassino ha Riservato Nove Poltrone de Giuseppe Bennat? C'est ce film pour ceux qui se pose la question: http://img11.hosting...167ed4b865e.jpg

Presagi de Lamberto Bava
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Une oeuvre de monsieur Bava c'est toujours un évènement en soit, mais une oeuvre s'apparentant aux gialli encore plus ^^. L'oeuvre fait partie d'une série de téléfilm en cours de réalisation pour la cinquième chaîne nationale en Italie. Ici on voit que c'est monsieur Bava sur le projet, vu que d'un côté il maîtrise son oeuvre et le budget qui lui est alloué pour nous faire croire à son univers. Le téléfilm navigue entre le passé et le présent. Le passé avec la manière d'aborder le récit via la caméra et le scénario du réalisateur et de son scénariste (d'ailleurs quand on voit la qualité du scénario qui nous est proposé, on ne peut être que confiant envers le prochain Dracula par monsieur Argento, vu qu'il a collaboré avec le réalisateur sur le dit film,) et le présent via son sujet inquiétant et surtout d'actualité (toutes les semaines des enfants disparaissent, ou sont victimes d'abus de la part des adultes malheureusement.)
Ici le téléfilm est angoissant du début à la fin, en effet le récit commence fort avec une jeune fille pourchassé par une shadow, c'est quelque chose d'inquiétant et renvoyant à un grand nombre de gialli, ici toute l'introduction a un aspect surnaturel avec cet être qu'on voit peu (d'ailleurs quand je le vois je penser au Darkman de Sam Raimi ^^.) On ressent vraiment de l'angoisse dans cette traque, en effet, c'est un peu comme dans une oeuvre avec Jason (non pas par la qualité mais par la facilité que possède Jason a trouver ses victimes alors que lui ne fait que marcher,) et c'est ce qui est vraiment inquiétant, on en vient presque à regarder derrière notre épaule de peur de retrouver le monstre qui poursuit l'enfant. Tout ce passage en tout cas est riche en tension et donne tout de suite le tempo du téléfilm, c'est parfait bien que vraiment glauque en soit! Pour autant on ressent une certaine retenue de la part du réalisateur, au vu du format c'est tout a fait normal, mais aussi du sujet en soit, surtout au vu des derrières affaires de pédophilie que nous avions eu l'occasion de lire dans les journaux. Le sujet d'actualité n'est pas un prétexte pour donner au film un caché légitime.
Au contraire le réalisateur nous propose une véritable enquête, le spectateur n'est pas laissé de côté et il existe de nombreux indices afin que de notre côté on fasse nos propre recherche, c'est ce que j'aime dans le cinéma, je ne veux pas de longues explications ennuyeuses mais, un moyen de participer, d'être happer par le récit et indirectement d'être au côté du personnage principal au moment de la révélation final, ce que permet souvent le Giallo quand il est de qualité.

Après je suis d'accord, il manque des éléments liés au Giallo, mais ce sont des détails vraiment mineur, ou certains pour moi ne sont pas absents, mais détourné au contraire (par exemple les indices que seuls l'héroïne connait, sans le savoir elle même, ici ils sont présenté de façon onirique au personnage, c'est une façon exacerbé (je crois qu'on dit ainsi) des scènes de mémoire que l'on peut voir dans des films comme Una Farfalla con le ali Insanguinate de Duccio Tessari, ou Giallo a Venezia de Mario Landi. Ici c'est plus cinématographique et cela fonctionne bien vu que l'on retrouve la patte de Lamberto Bava sur le récit avec par exemple le téléfilm Per Sempre, ou La casa dell'Orco. J'aime les deux œuvres et on ressent cela dans ce téléfilm, même si la qualité est supérieur aux deux œuvres selon moi, et que le sujet soit différent bien entendu. Ici en tout cas c'est vraiment bien, l'intrigue avance vraiment vite, ce qui est tout a fait normal au vu du format et on ne s'ennuie jamais, certes la tension n'est pas aussi forte que dans une œuvre cinéma, et pourtant cela fonctionne bien, notre imagination et nos connaissances en quelque sorte nous aide à aborder le récit. D’ailleurs quand je parle de connaissance, ici on ressent l’âme d’enfance de notre réalisateur. En effet dans le récit on ressent l’influence des contes comme Little Red Riding Hood avec les costumes des personnages, mais aussi certaines scènes par leur composition (ceux ou on voit les corps.)

L’Œuvre est inquiétante en tout cas, on ne sait jamais vraiment comment aborder le récit car le réalisateur nous emmène sur de nombreuses pistes, c’est intriguant et inquiétant et même des personnages pour qui nous devrions avoir un avis possitif nous mettent par moment mal à l’aise, notamment la vision des enfants. Le récit en tout cas est doté d’un rythme adéquate et d’une enquête intéressante qui met l’actualité en mirroir du récit sans que cela ne soit montré ou appuyé.
La mise en scène de l’œuvre est très bien, en effet on pourrait avoir peur d’un format télévisuel et en faite non, ici Lamberto Bava s’essait à certaines choses et cela fonctionne, il arrive vraiment donner un aura important au récit et à ses personnages. Le casting est parfait et donne vraiment vie aux personnages qui le compose, vous m’aurez comprise, tout fan de giallo doit voir ce récit! 4/6.
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#374 L'utilisateur est hors-ligne   Dorothea 

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Posté 07 juillet 2012 - 17:59

Masks de Andreas Marschall
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C'est un film très intéressant mais difficile à critiquer car on aime et on aime pas! En effet ici on voit que le réalisateur connait ses classiques et même si cela ne parlera qu'aux fans de Gialli, j'ai envie de dire que l'effet était simple et pourtant ce sont des œuvres selon moi obscure à l'exception d'une inspiration majeur, qu'il puise sa force, avec une touche allemande non négligeable qui donne tout son cachet au film. Voila le synopsis: Stella, ambitieuse comédienne étudiante, est acceptée à la mystérieuse école Mateusz Gdula. La fondatrice de cette école s’est suicidée quand ses méthodes particulières d’apprentissage ont été interdites, suite à la mort de plusieurs étudiantes dans les années 70. D’étranges évènements se déroulent dans l’aile abandonnée de l’école, et Stella pense que la méthode « Gdula » est toujours enseignée. Elle va tenter d’y participer à tout prix…
Le réalisateur via un sujet étonnant nous proposa déjà une oeuvre profondément déstabilisante mais intéressante du point de vue de la mise en scène et du récit, Tear of Kali, revient donc ici avec une oeuvre giallesque au possible, mais aux inspirations pourtant multiple, la première étant Suspiria de Dario Argento par le cadre et divers éléments tournant autour de l'école. En effet l'école en question ici présente la comédie dans sa plus pure tradition, sauf que sa réputation bien qu'excellente, est composée elle aussi de récit fictif lui donnant un aura surnaturel fort inquiétant (le surnaturel ici n'étant pas lié à la sorcellerie par contre) avec une héroïne fragile en soit et qui va se découvrir au fur et à mesure que le récit va prendre de l'ampleur. Il y a aussi la mise en scène du réalisateur qui par moment, comme Dario Argento, se prête à des effets intéressants et des expérimentations, j'aime beaucoup d'ailleurs les scènes en vue subjective via les masques, c'est captivant et en même temps assez perturbant bien que cela nous place justement à la place du personnage principal. C'est un effet simple j'en conviens mais qui fonctionne bien! Le jeux sur la lumière est aussi proche de certaines expérimentations de monsieur Argento, c'est assez déstabilisant et confère une véritable atmosphère à l'oeuvre dont le maestro serait fière selon moi.
Ici comme l'ami de Suzy dans Suspiria, Sara interprété par Stefania Casini. Elles enquêtent sur l'histoire de cette demeure aux allant gothiques par moment, mais et surtout très moderne sous d'autres angles, elle n'est pas aussi surréaliste que la demeure de Mater Suspiriorum dans Suspiria. En tout cas ici la figure demoniaque si on peut la nommer ainsi est un homme et c'est inquiétant au vu des découvertes faites progressivement.

La force du film, comme les œuvres de School's Out et contrairement à Amer (qui est excellent aussi) n'est pas de rendre hommage au genre du Giallo, mais d'être un Giallo à la sauce allemande et cela fonctionne bien vu que les choix du réalisateur s'inscrivent parfaitement dans la logique d'une oeuvre giallesque et c'est vraiment plaisant. Ici on pourrait craindre que c'est une copie de Suspiria, ou une oeuvre empruntant au Giallo sans en comprendre plus que ça ce qui en fait sa particularité et ici au contraire on voit une vraie culture de la part du réalisateur, mais aussi une volonté de nous étonner et d'utiliser le folklore de l'Allemagne. Ici il nous propose un thriller tantôt violent, tantôt touchant et surtout particulièrement malsain par moment, non pas par l'image mais par l'ambiance qui se dégage de l'oeuvre et le côté suffoquant qui résulte de l'école.
Pour autant il y a des moments purement giallesque ou le réalisateur se fait plaisir avec un tueur de l'ombre qui défend les intérêts de l'école, comme le font le personnel de l'établissement via diverses interventions tout au long du récit. Ici comme je l'ai dit on se sent quand même seul comme le personnage principal au vu des agissements des protagonistes externes à ses proches. Ici l'oeuvre n'est pourtant pas dénuée de sentiments chaleureux, chaleureux car mettant en exergue les personnalités de chaque protagoniste, notamment dans la présentation de la demeure et de ce qu'on attend des personnages ou bien la scène des masques et de la puissance évocatrice de ce qu'ils représentent, c'est une séquence clairement magique, angoissante et maitrisé de bout en bout, ici on ressent l'attrait des plus grands directement du genre, c'est excellent en tout comme passage et vraiment c'est la qu'on se dit que monsieur Andreas Marschall est un grand en devenir (il n'y a qu'à voir ses travaux précédents, son film et son segment.) L'oeuvre nous propose des meurtres particulièrement violents, très graphique à la Fulci et nous déstabilisant car on a du mal à regarder les dites scènes et pourtant elles n'ont en soit rien d'exceptionnel, mais elles sont cadrés parfaitement, mise en image de façon nickel, c'est vraiment déstabilisant et on ressent toute la souffrance des personnages. Quand je parle de violence, je pense aussi aux scènes de tests qui sont cruels en soit bien que j'ai envie de dire qu'on comprend en quoi elles sont formatrices pour un acteur quand on a une vision élargie du métier via les expérimentations faites à travers les âges.
L'oeuvre se repose aussi en dehors de son ambiance et de sa mise en scène, sur ses personnages, l'écriture de ceux-ci comme l'interprétation des acteurs les rend excellents, sincèrement on croit en eux, on les aime ou les déteste mais on ressent quelque chose vis à vis d'eux autre que de l'inintérêt ou de l'agacement. Ils évoluent drastiquement tout au long du récit, notamment notre protagoniste principal, interprété de façon incroyable par la sublime et talentueuse Susen Ermich. Sincèrement son personnage est troublant et plus le récit avance, plus elle prend confiance en elle j'ai envie de dire (il faut voir les différentes scènes de cours, ou sa quête des secrets derrière la porte. D'ailleurs les secrets concernent Mateusz Gdula et c'est vraiment inquiétant et surtout encore une fois une ode à tout un pant du cinéma fantastique d'antan, je pense par exemple à Bava via ses œuvres Gli orrori del Castello di Norimberga ou I tre Volti della Paura bien toute la culture allemande autour des personnages comme Carmilla venant d’Allemagne dans les années 50 dans la fiction. La conclusion du récit est excellente, déstabilisante mais remplissant parfaitement son contrat, notamment dans les dernières scènes somptueuses.

Le film est doté d'une mise en scène vraiment élégante, les séquences dans l'auditorium sont excellents, le réalisateur donne vraiment un côté sobre et ample à ses passages, arrive à donner vie à une demeure qui aux premiers abords à l'air aussi morte que son propriétaire. Il sublime des séquences comme celles des masques via un procédé rappelant le théâtre Chinois ou les legends vampirique du Japon, certes tout n'est pas parfait, même quand il intègre parfaitement des passages obligés d'un giallo (je pense par exemple au lesbianisme, qui ici est traité normalement pour une fois et dans une scène vraiment magnifique) on se dit que c'est facile et non nécessaire, la scène l'est mais elle pourrait être remplacer par une autre pour donner un cachet encore plus unique au récit qui nous est proposé. La photographie est vraiment magnifique, on voit que le directeur a étudié la question en abordant par exemple les scènes dans la partie interdite d'une façon assez sobre et proche du cinéma allemand des années 60. Les scènes de interprétation/possession (ce n'est pas de la possession demoniaque, je parle de transe quand on joue un rôle) si je peux les nommer ainsi sont elle aussi doté d'une photographie très délavée mais sublime et que dire de la musique parfaite de l'oeuvre.
Elle prend corps avec le récit et donne à des séquences une puissance évocatrice digne des meilleurs récits comme l'introduction ou bien le dénouement de l'oeuvre. Ici Andrea Marschall nous propose un pure giallo qui pourrait facilement tomber dans la caricature et pourtant qui évite avec brio de sombrer dans le ridicule, l'oeuvre est onirique, intemporelle en soit et pour moi l'une des plus belles surprises de l'année à laquelle je ne peux que donner la note de 5/6. Je recommande sa vision!

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Posté 14 juillet 2012 - 10:50

où peut on trouver ce film, gente dame ?
existe t'il une édition digne de ce nom par chez nous ? :)
(parce que ça me rappelle un ptit peu les teutons Anatomy)
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