Kié la petite peste, de Isao Takahata (1981)
L'histoire : Kié, une petite fille japonaise, vit seule avec son père depuis que sa mère a quitté ce dernier. Bagarreur et joueur, il délaisse souvent le restaurant dont il est le propriétaire, laissant sa fille aux fourneaux...
Film réalisé par Isao Takahata, quatre ans avant de fonder le studio Ghibli avec son fidèle compère Hayao Miyazaki,
Kié la petite peste se penche sur le quotidien d'une famille japonaise, tout comme un autre de ses longs-métrages, bien plus récent :
Mes voisins les Yamada. En effet, si Miyazaki a toujours eu une préférence pour l'imaginaire, Takahata, lui, a le plus souvent ancré ses histoires dans un quotidien banal, ce qui le rend moins immédiatement attachant. Pourtant, ce film qui n'accuse pas le poids des ans, tant son animation paraît fluide et dynamique, prouve une nouvelle fois à quel point cet homme est l'un des grands maîtres de l'animation japonaise.


A la lecture du résumé, on pourrait craindre une histoire triste de famille brisée, mais il n'en est rien : car la grande force de ce film tient dans son apparente légèreté. Il est en effet plaisant de suivre les aventures de cette petite fille espiègle, toujours accompagnée de son chat et souvent suivie par son bon à rien de père. Au fil des rencontres qui émaillent l'histoire de cette famille qui va, peu à peu, se retrouver, l'humour l'emporte et écarte toute forme de pathos. La formule pourrait paraître bateau, mais je n'en vois pas de meilleure : il s'agit vraiment d'un film susceptible de plaire à tous, aux petits comme aux grands. Seule interrogation : l'obsession du cinéaste pour les testicules des animaux... Tous ceux qui ont vu l'excellent
Pompoko comprendront !
Note : 8,5/10