Mad Movies: Mother of Tears - Dario Argento (2007) - Mad Movies

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Mother of Tears - Dario Argento (2007) La Terza Madre

#511 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 13:52

Au super-réalisme "nolanien" :mrgreen:

Voir le messageHo c Anne, le 02 avril 2012 - 13:52 , dit :

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 13:50 , dit :

au pire comme un épisode de Julie Lescaut.


Bah ouais, c'est ça qui est drôle :D


Drôle ça l'est assurément. Quoi que Giallo c'est moins marrant que Mother of Tears. C'est juste encore plus navrant (j'attends Dracula 3D pour que Giallo devienne un bon nanar). Mais j'attends quand même mieux du mec qui a fait Profondo Rosso ou le Syndrome de Stendhal.

On est d'accord en fait : les derniers films d'Argento sont de bonnes comédies en effet. Le problème c'est qu'il n'a pas décidé de faire du Moretti non.
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#512 L'utilisateur est hors-ligne   Udéka 

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Posté 02 avril 2012 - 13:53

Grotesque comme un conte de Perrault ?
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#513 Ho c Anne*

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Posté 02 avril 2012 - 13:57

Voir le messageUdéka, le 02 avril 2012 - 13:51 , dit :

Grotesque à la base, ce n'est pas péjoratif non plus.


Absolument d'accord... Et puis perso, j'ai dû le voir au moins 10 fois ce Phenomena.
C'est un peu sa version de Blanche-Neige à Argento.
Où le prince charmant est un chimpanzé rigolo :)

#514 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 14:01

Voir le messageUdéka, le 02 avril 2012 - 13:51 , dit :

Grotesque à la base, ce n'est pas péjoratif non plus.


Exact. Mais il y a une différence entre le grotesque magnifiquement filmé, baigné dans une sacrée ambiance et le grotesque "gonzo" de Giallo. C'est ce que j'essayais de dire. (perso Phenomena je ne trouve pas ça grotesque justement grâce à "l'emballage") Il aurait filmé ça comme Giallo ou Card Player, le singe ne serait pas passé pour moi.
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#515 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 02 avril 2012 - 14:23

Voir le messageUdéka, le 02 avril 2012 - 13:51 , dit :

Grotesque par rapport à quoi ?

Grotesque à la base, ce n'est pas péjoratif non plus.


on y revient... ;) :

http://asso.machiave...erza_madre.html


Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 13:52 , dit :

On est d'accord en fait : les derniers films d'Argento sont de bonnes comédies en effet.


Du moins avec des touches décalées et grotesques ici et là, Argento lui-ême avait déclaré à l'occasion du "Fantôme de l'opéra" que le ton plus léger de ses premiers gialli lui avait un peu manqué, de "Suspiria" à "Stendhal", "le fantôme" était une occasion de revenir à cette veine plus légère et triviale, avec une réussite pour le moins mitigée cela dit.
Pour ce qui est de l'alliance du grotesque et du sublime, il y a un article assez intéressant dans le bouquin de Villani sur Argento (et aussi dans son analyse de "Mother of Tears" sur le dvd français):

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#516 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 14:32

Oui mais à la base. Quand Dario te filme un singe avec un rasoir ça passe chez moi, car il m'a impressionné tout le long du film (que ça soit techniquement ou plastiquement) et que je comprends l'aspect à la limite du rêve (ou du conte comme ça a été évoqué) du métrage. Mais quand il filme Brody qui se masturbe en poussant des grognements, en matant des photos sur son ordinateur, tout ça au sein d'un film qui ressemble à une mauvaise série policière, tout de suite la magie n'opère plus forcément :lol:

Voir le messagemolasar, le 02 avril 2012 - 14:23 , dit :

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 13:52 , dit :

On est d'accord en fait : les derniers films d'Argento sont de bonnes comédies en effet.


Du moins avec des touches décalées et grotesques ici et là, Argento lui-ême avait déclaré à l'occasion du "Fantôme de l'opéra" que le ton plus léger de ses premiers gialli lui avait un peu manqué, de "Suspiria" à "Stendhal", "le fantôme" était une occasion de revenir à cette veine plus légère et triviale, avec une réussite pour le moins mitigée cela dit.
Pour ce qui est de l'alliance du grotesque et du sublime, il y a un article assez intéressant dans le bouquin de Villani sur Argento (et aussi dans son analyse de "Mother of Tears" sur le dvd français):



Oui mais les touches d'humour que pouvait avoir par exemple Quatre mouches de velours gris ou même Profondo Rosso (genre les scènes entre Hemmings et Nicolodi pour ce dernier) était parfaitement volontaires. Quand je parlais de bonnes comédies pour ces derniers films, j'évoquais plutôt les fois où il se pique de sérieux avec des idées bien perraves.
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#517 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 02 avril 2012 - 14:39

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 14:32 , dit :

Oui mais à la base. Quand Dario te filme un singe avec un rasoir ça passe chez moi, car il m'a impressionné tout le long du film (que ça soit techniquement ou plastiquement) et que je comprends l'aspect à la limite du rêve (ou du conte comme ça a été évoqué) du métrage.


non mais je suis d'accord avec toi, je le répète, j'adore "Phenomena". ;)
"Giallo" à la limite c'est la double composition de Brody qui donne un peu de sel au film, avec ce personnage de flic introverti et à son opposé ce tueur freak looser au comportement outrancier ( qui se paluche en suçant une tétine et qui pisse dans les lavabos)...

#518 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 14:41

Encore une fois tout ça c'est sur le papier que ça peut être intéressant mais c'est toujours la mise en image qui ne va pas et donc le résultat au final.
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#519 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 02 avril 2012 - 14:43

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 14:32 , dit :

Oui mais les touches d'humour que pouvait avoir par exemple Quatre mouches de velours gris ou même Profondo Rosso (genre les scènes entre Hemmings et Nicolodi pour ce dernier) était parfaitement volontaires. Quand je parlais de bonnes comédies pour ces derniers films, j'évoquais plutôt les fois où il se pique de sérieux avec des idées bien perraves.


Ce n'est pas toujours évident de distinguer ce qui est voulu amusant et ironique de ce qui ne l'est pas en tout cas le monteur Walter Fasano avait déclaré que sur les films qu'il avait tourné avec Argento ( "The Card Player", "Hitchcock" et "Mother of Tears") celui-ci s'amusait de temps en temps à mettre des trucs un peu décalés, pour s'amuser et prendre de la distance par rapport au matériau... ;)

#520 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 14:48

Donc là c'est un autre problème dont je ne pensais pas qu'Argento pouvait en être récemment atteint : du cynisme. Toute cette histoire de "prendre de la distance par de l'humour" je déteste ça dans le cinéma de genre. Et même si il a toujours fait du décalé volontairement (j'en doute, son approche du cinéma étant à mon avis plutôt "naïve" autrefois), et au risque de me répéter pour la énième fois, il n'emballait pas ça avec des moufles.
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#521 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 02 avril 2012 - 14:50

Voir le messageHo c Anne, le 02 avril 2012 - 13:30 , dit :

Il y a des moments vraiment pitoyables dans Phenomena. Des actrices aussi expressives qu’un étalage de flétans à la poissonnerie du coin (la palme revenant à celle qui partage la chambre de l’héroïne) et Jennifer Connelly (qui est une comédienne que j’apprécie beaucoup) nous offre certainement ici le jeu le plus terne de sa carrière.
La plupart des dialogues sont ridicules (les répliques dans la scène où Sophie rejoint son chéri la nuit m’a toujours laissé pantoise, ou pire encore, celles où les étudiantes harcèlent Jennifer en lui tirant la langue, ça dériderait le plus pessimiste des dépressifs, ce truc-là).

En ce qui concerne Giallo, j’ai souvent lu ici ou ailleurs que le tueur est parfaitement ridicule.
Franchement, en toute objectivité, je pense que l’on peut formuler la même critique pour l’assassin de Phenomena.
Spoiler


Donc, pour moi, ça se vaut puisqu’il y a pratiquement les mêmes défauts dans quasiment TOUS les films d’Argento.
De très bons moments (et il y en a dans ses œuvres fustigées telles que Giallo, The Card Player ou Mother of Tears) sabordées d’idées à la con, aussi bien scénaristiques que visuelles, dans L’Oiseau…, Profondo Rosso, Inferno, Stendhal ou n’importe quel autre de ses métrages.
Et Phenomena n'y échappe pas :P


Je suis d'accord pour dire que les défauts et maladresses sont grosso les mêmes dans ses réussites et dans ses ratages.
Pour "Phenomena" je suis donc d'accord avec toi pour pointer ses quelques naîvetés et inconsistances ça n'en reste pas moins selon moi un très grand film dans sa carrière qui a fonctionné à 100% sur moi quand je l'ai découvert (et oui, Jennifer je la trouve magnifique là dedans et le gosse je le trouve plutôt flippant ;) )


Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 14:48 , dit :

Donc là c'est un autre problème dont je ne pensais pas qu'Argento pouvait en être récemment atteint : du cynisme. Toute cette histoire de "prendre de la distance par de l'humour" je déteste ça dans le cinéma de genre.


Du cynisme je ne sais pas si c'est le terme vraiment approprié, dans un film comme "4 mouches de velours grives" tu as les touches gentillement grotesques avec les personnages de Bud Spencer et Jean-Pierre Marielle ça n'empêche pas une certaine noirceur de l'intrigue avec les motivations du tueur, l'histoire du couple, etc
Pour les films qu'il a tourné avec Fasano il y a pas mal de passages humoristiques dans le téléfilm "Hitchcock", les jingles décalés sur les scènes de torture on line sur "The Card Player", la fin sur les rails aussi avec l'utilisation diégétique de la musique, le plan final déroutant de "Mother of Tears" ou les sorcières "felliniennes" qui foutent le souk à l'aéroport...

#522 L'utilisateur est hors-ligne   Udéka 

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Posté 02 avril 2012 - 14:54

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 14:32 , dit :

Oui mais à la base. Quand Dario te filme un singe avec un rasoir ça passe chez moi, car il m'a impressionné tout le long du film (que ça soit techniquement ou plastiquement) et que je comprends l'aspect à la limite du rêve (ou du conte comme ça a été évoqué) du métrage.

C'est aussi parce que le singe joue bien et que l'idée est acheminée comme il faut. Que le lien créé entre l'excellent Donald Pleasence et lui s'est développé tout le long du film et qu'on comprends sa vengeance. De plus, c'est carrément une thématique dominante : les humains peuvent être bestiaux et les animaux, même ceux qui semblent dégoûtants, sont plus proches de l'humanité que l'on croit. En clair, ça fonctionne parce que ça ne tombe pas de nulle part.

(Et que c'est bien fichu)
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#523 L'utilisateur est hors-ligne   molasar 

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Posté 02 avril 2012 - 15:06

Voir le messageUdéka, le 02 avril 2012 - 13:53 , dit :

Grotesque comme un conte de Perrault ?


Il y avait un article de Cinétudes très intéressant sur "Phenomena" et entre autres son rapport aux contes mais je ne le trouve plus... :(

#524 L'utilisateur est hors-ligne   Elwray 

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Posté 02 avril 2012 - 15:08

Voir le messagemolasar, le 02 avril 2012 - 14:50 , dit :

Voir le messageElwray, le 02 avril 2012 - 14:48 , dit :

Donc là c'est un autre problème dont je ne pensais pas qu'Argento pouvait en être récemment atteint : du cynisme. Toute cette histoire de "prendre de la distance par de l'humour" je déteste ça dans le cinéma de genre.


Du cynisme je ne sais pas si c'est le terme vraiment approprié, dans un film comme "4 mouches de velours grives" tu as les touches gentillement grotesques avec les personnages de Bud Spencer et Jean-Pierre Marielle ça n'empêche pas une certaine noirceur de l'intrigue avec les motivations du tueur, l'histoire du couple, etc
Pour les films qu'il a tourné avec Fasano il y a pas mal de passages humoristiques dans le téléfilm "Hitchcock", les jingles décalés sur les scènes de torture on line sur "The Card Player", la fin sur les rails aussi avec l'utilisation diégétique de la musique, le plan final déroutant de "Mother of Tears" ou les sorcières "felliniennes" qui foutent le souk à l'aéroport...



Oui mais toute ces touches d'humour ou d'éléments décalés ne parasitaient pas l'intrigue principale si j'ose dire. Du genre je ne me souviens pas qu'il ait filmé les deux premières soeurs de sa Trilogie des Trois mères telles de vulgaires péripatéticiennes (et pourtant la rumeur prétend que celle qui joue mater suspiriorum en était une mais bon passons :lol: ) comme Mater Lacrimarum. Il savait devenir sérieux quand son récit l'exigeait et les entourer d'une certaine aura. Pour lui la sorcellerie devient du sérieux le temps de Suspiria et Inferno !

Mais là tu as l'air de me dire que pour ses derniers films, il te met du grotesque comme pour désamorcer la propre valeur de ses films en nous montrant qu'il n'est pas dupe de ce qu'il raconte. Et ça, c'est flippant.
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#525 L'utilisateur est hors-ligne   Rod 

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Posté 02 avril 2012 - 15:09

Phenomena c'est un peu le film hybride à la croisée des chemins entre le bon Dario et le mauvais Dario.
Y a des éléments de son style d'avant et de son... "style" d'après mais au final le résultat reste dans la lignée de ses bons films.
Le tueur est une bonne idée, les mises à mort sont bien stylées,
Même si cette fosse à purin de cadavres est symptomatique des plans Zedogores inutiles et dignes des tâcherons du bis, qu'on retrouvera beaucoup par la suite et notamment dans Mother 3.

Opéra est un peu dans le même cas que Phenomena d'ailleurs. On en a déjà discute mais cet épilogue de malade ou à la base sa starlette insupportable devait bel et bien rejoindre le tueur dans ses frasques, et finalement change à la dernière minute pour un climax champêtre happy ending bisounours, c'est autre.

Au final, le film Stendhal Syndrome fut le coup de grâce.

Je me dis que Dario a simplement pété les plombs à cause d'une complexe histoire de femme-enfants à gérer.
Image IPB I still dream of Baldur's Gate

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