Je viens de revoir La Menace Fantôme, et force est d'admettre que, plus je vois ce film, plus je l'apprécie. De l'amertume de 1999, lors de sa projection, à aujourd'hui, la déception s'est totalement envolée. Et de dissident, je finis par dire "amen" avec un plaisir non dissimulé et exempt de toute honte...
C'est le genre de films qui s'imposent avec le temps; plus on le voit, et plus on l'apprécie. Et c'est tant mieux.
En fait, le scénar' de l'Epi I est tellement élaboré et complexe qu'une multitude de vision est quasiment obligatoire pour en saisir toutes les nuances. Et quelles nuance?! Une véritable trame politique visant à l'effondrement subtile de la République. Un Epi indispensable (quoi qu'en dise Lucas) pour planter le décors de la nouvelle trilogie, essentiel pour comprendre les tenants et les aboutisants de l'Epi II à venir, et bien sûr de l'Epi III...
Comment, d'ailleurs, bouder son plaisir devant un pareil spectacle?! Déjà, le casting est en béton armé, avec un Ewan McGregor en Obiwan plus vrai que nature. Ensuite, le méchant de service, en la personne de Darth Maul qui, même s'il est "anecdotique", n'en reste pas moins un perso charismatique qui justifie amplement la venue future de Darth Vader en laissant la place de l' "apprentie" vacante... Le tout servie par une mise en scène somptueuse (la course de pods, l'invasion de Naboo par les droïdes, le triple combat final imaginatif et spectaculaire etc.) et enrobée par une partition de Williams somptueuse (en particulier, le thème de Darth Maul, avec ses choeurs).
Les bémols sont finalement très infimes. Même Jar-Jar Binks finit par se faire "accepter", quant bien même il s'agit du perso de la saga Star Wars le plus débile jamais crée. De même que la mort "normale" de Qui Gon Jinn, qui ne disparaît pas, devient du chipotage, en espérant (toutefois) que l'explication viendra dans l'Epi III...
La Menace Fantôme, digne successeur de la première trilogie, succite toujours autant de plaisir à chaque fois, film qui se suffit à lui-même tout comme Un Nouvel Espoir à l'époque, dont les fins, justement, se ressemblent "étrangement". Un film au scénario intelligent et très bien construit, qui ne fut -heureusement- pas sacrifié aux sfx tout simplement époustouflants d'ILM...
5/6.

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