Sukeban Boy nous offre du bon V-Cinéma comme je les aime. Inspiré par une histoire de Go Nagai donc (pour ceux qui auraient pas tout suivis) Sukeban Boy nous narre les aventures rocambolo-sexy-gore de Sukeban, jeune adolescent japonais comme les autres si ce n'est que sur ce corps de jeune homme est venu se greffer un visage de jeune fille bien aguicheuse. Et cela peut poser quelque problème au quotidien comme les moqueries de ses camarades, son renvoi du lycée pour des violences, même son père Bosozoku renommé est troublé par l'apparence de son fils. Cela donne d'ailleurs lieu a une scène très drôle durant laquelle le père se baigne avec son fils et fantasme sur sa teub et son visage de jouvencelle...Le décor est posé. Son père décide donc de le déguiser en fille (ça tombe c'est une actrice qui joue le rôle de Sukeban) et de l'inscrire dans un lycée féminin. Mais là rien ne va s'arranger, bien au contraire.

Dés le générique on sait où on mets les pieds, générique dans la plus grande tradition pop seventies rythmés par de l'easy listening jazzy et des arrêts sur images présentant notre héros en train de latter une bande de loubard l'ayant pris pour une fille.. Du classique quoi. Et tout le métrage sera dans la même veine. A savoir un enchaînement ininterrompu de scène complètement a l'Ouest. Dans la première demi heure Noboru Iguchi s'attarde sur le personnage de Sukeban en l'inscrivant dans son nouvel environnement, le lycée féminin et en profite pour nous faire découvrir quelques coutumes propres à tout établissement scolaire japonais. Comme les differents clubs tout propices a montré de jeune demoiselle en tenues plus que légères... Un exemple, le club que je renommerais "club pour faire retrouver la féminité a une jeune fille". Une jeune fille ça doit être ingénue et pudique donc pour accentuer leur gêne quoi de mieux que de les faire se déshabiller devant leur condisciples et l'oeil concupiscent du spectateur. Une grande scène. Bon je ne suis jamais aller au Japon mais je me plait à penser que ce genre de club existe dans tous les lycées du pays. Comme je le disais la première partie du film, qui ne dure qu'une heure au demeurant, se concentre sur l'axe comédie sexy. Aspect rehaussé par la performance de l'idorû Asami dans le rôle principal qui ne se contente pas d'être parfaite physiquement mais fait montre d'un certain talent pour la comédie et les scène d'actions, toujours dénudée bien sur.

La deuxième, et dernière donc, demi heure verse dans l'actioner gentiment gore. Avec l'arrivée des gangs de filles pullulants dans tout lycées japonais digne de ce nom. Une fois de plus je ne suis jamais aller au Japon mais j'aime a penser que chaque établissement scolaire compte des gangs féminin tel que" le gangs des collants", "le gangs des topless" voir carrément le naked gang" et ainsi de suite,... Sukeban va, à son insu, déclencher une véritable guerre entre tous ces gangs exclusivement féminins.
C'est dans un déferlement de violence et d'action que se conclut ce film. Des affrontements que n'aurait pas renier le Tsukamoto des débuts ou plus près de nous le Yudai Yamaguchi de Meatball Machine. Nichons mitrailleurs, amputations des jambes, moignons canons sciés, raquette de ping pong en acier, super coup de pied, super héroïne masquée, j'en passe et des meilleurs, le tout bien sur distribués par des filles peu farouches et au physique fort aguicheur. Le gore lui est super cheapos, on voit clairement les assistants balancés des billes de peintures roses sur les comédien(ne)s ce qui renforce le coté joyeusement bordelique du film. Je vous épargne le climax out of this world et le "twist" pour ne pas gâcher la surprise.
Enfin le film rend de nombreux hommages à des films bien connus des amateurs de bis japonais comme Terrifying Girls High School ou Kwaidan de Kobayashi par exemple mais a deux comiques bien de chez nous: Kad et Olivier et leur fameux "triple vankipu"
En gros un très bon V cinéma que les amateurs du genre ne peuvent laisser passer.

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