Mad Movies: The Tree of Life - Terrence Malick (2011) - Mad Movies

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The Tree of Life - Terrence Malick (2011) Palme d'or 2011

#406 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 17 mai 2011 - 17:55

Voir le messageOrsonZ, le 17 mai 2011 - 17:41 , dit :

On peut aussi aimé et être passé à côté du film.

[size="1"](je me rends compte avec horreur/bonheur (?) que je n'ai vu aucun Malick)



Tient cadeau un Malick en version courte histoire de savoir de quoi on parle :



#407 L'utilisateur est hors-ligne   Takeshiro 

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Posté 17 mai 2011 - 18:00

Voir le messageScalp, le 17 mai 2011 - 17:55 , dit :

Voir le messageOrsonZ, le 17 mai 2011 - 17:41 , dit :

On peut aussi aimé et être passé à côté du film.

[size="1"](je me rends compte avec horreur/bonheur (?) que je n'ai vu aucun Malick)



Tient cadeau un Malick en version courte histoire de savoir de quoi on parle :




On pourrait faire la même blague sur Tsui Hark, mais il manque d'incohérence, de chinois, et de mauvais gout.

:mrgreen:

#408 L'utilisateur est en ligne   OrsonZ 

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Posté 17 mai 2011 - 18:01

Faudrait savoir :angry:

C'est de l'art ou du cochon Malick?

Image IPB

darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#409 L'utilisateur est hors-ligne   Zorro 

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Posté 17 mai 2011 - 18:09

Voir le messageDocteur Fu Manchu, le 17 mai 2011 - 17:01 , dit :

Est-ce vraiment un reproche ? On est vraiment obligé de s'attacher au perso pour apprécier une œuvre ?

C'est une question intéressante, et qui revient souvent quand on parle de Kubrick, c'est vrai.

Répondons par une lapalissade : pour qu'un film ne soit pas ennuyeux, il faut qu'il soit intéressant.

Cet intérêt peut venir de plusieurs éléments : l'histoire, les personnages, les acteurs, les thèmes abordés, la musique, la présence ou non de Sylvester Stallone, et savoir lesquels sont réellement essentiels pour faire un bon film n'est pas une vérité figée dans le marbre, mais dépends de chaque oeuvre.

Par exemple, j'adore Koyaanisqatsi. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il s'agit d'un film documentaire basé sur des images de la nature (imaginez un film de Yann Arthus-Bertrand, mais en bien) : il n'y a donc aucun personnage, aucune histoire, rien auquel se raccrocher, même si le montage et la musique intègrent un minimum de narration. Et pourtant j'ai trouvé ça plus digeste que The Tree Of Life (dont il est très proche) - et plus stimulant intellectuellement, et mieux rythmé.

J'adore également Kubrick, réalisateur critiqué à cause du manque d'empathie que provoquent ses personnages.

Je déteste Taxi 3, film qui a Sylvester Stallone à son casting.

Je suis pas certain de pouvoir expliquer pourquoi. Je peux juste le constater.

Et donc : le vrai problème, dans le cas présent, c'est que je n'avais rien à foutre de ce qui se passait à l'écran, même si je reconnais que les images étaient très belles. Je mets ça sur le compte de personnages "en carton", parce que c'est ce qui m'est venu en tête lors de la séance, mais j'imagine que la réponse est plus complexe que ça.

Spoiler


Citation

Une bonne majorité des critiques Nord Am et UK sont justement partie de se postulat [le deuil du frère]. A partir de là, quand tu es dans cette optique, l'identification et "miroir" émotionnel fonctionne bien.

Peut-être (et c'est une honnête proposition) es tu passé à coté du film.

J'avais parfaitement compris que le frère était mort (c'est clairement dit).
Et je crois que c'est l'inverse : les critiques qui sont passé à côté et moi qui ait réellement compris le sens du film, na :angry: !

Plus sérieusement : pour moi le film ne traite pas du deuil, mais de la mort. Je veux dire par là qu'il ne parle pas du deuil au sens individuel (mon frère est mort => je suis triste, je vais prendre un rendez-vous chez le psy et 20mg de Prozac) mais de notre confrontation à la mort en tant qu'espèce (la mort de mon frère me fait prendre conscience de la nature de la Vie => je vais m'acheter l'intégrale de Kierkegaard).

Bref, on est pas dans le domaine de la psychologie, mais dans celui de la philosophie. Relis la première moitié de ma critique : c'est de ça dont je parle.

C'est pour ça qu'on n'a pas droit à l'exploration de la famille après la mort du frère (et donc du deuil) mais de la famille avant sa mort à l'âge de 19 ans. La mort du frère n'est pas un drame familial, c'est un symbole dans le cadre d'une démonstration philosophique, de la même manière que Brad Pitt et Jessica Chastain n'interprêtent pas un père et une mère mais symbolisent deux principes de vie (les notions de Nature et de Grace, comme les appelle la mère en référence à Leibniz, ou papa-grognon et maman-calins).

Mallick aurait pu raconter une histoire abordant certains thème (comme Cuaron). A la place, il nous montre une parabole. Ce qui, pour moi, était une erreur (oui, je sais : de quoi je me mêle) .

(j'ai l'impression de pas être clair du tout malgré mes efforts, ça m'énerve parce que je vous assure que dans ma tête, c'est super simple. Vraiment)

#410 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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  Posté 17 mai 2011 - 18:15

Voir le messageOrsonZ, le 17 mai 2011 - 17:41 , dit :



(je me rends compte avec horreur/bonheur (?) que je n'ai vu aucun Malick)




Badlands c'est de qualitay.
post entièrement réalisé en 4/5

#411 L'utilisateur est hors-ligne   DreamProphet 

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Posté 17 mai 2011 - 18:19

Un pour/contre des plus intéressants. Et je dis pas ça paske je bosse avec eux !

#412 L'utilisateur est hors-ligne   El barto 

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Posté 17 mai 2011 - 19:53

Donc pour resumé c'est ca en plus chiant ?

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#413 L'utilisateur est hors-ligne   Captain Babybel 

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Posté 17 mai 2011 - 20:16

Voir le messageZorro, le 17 mai 2011 - 16:29 , dit :


Chez Malick, les personnages ne sont que des figures en carton chargées de symboliser ce dont le réalisateur à besoin. On ne ressent aucune émotion envers papa-grognon et maman-calins, parce que ces gens n'existent pas. On n'est pas intéressé par ce qui leur arrive, parce qu'ils n'ont pas de but, pas de vrais peurs, pas de vrais besoin au delà de ceux necessaire à la démonstration Malickienne. De plus, Malick fait très attention à ne jamais déborder de son sujet, à ne jamais aborder de thème politique ou sociétal, par exemple, ce qui rends l'histoire de la petite famille encore un peu plus irréelle, plus théorique et éloignée de la réalité.



euh...oui certes, mais...

quelques éléments biographiques sur Malick

#414 L'utilisateur est hors-ligne   Zorro 

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Posté 17 mai 2011 - 20:31

Voir le messageCaptain Babybel, le 17 mai 2011 - 20:16 , dit :


Et ?

Le fait qu'il se soit inspiré de sa jeunesse pour écrire le film - ce qui est évident, et encore plus quand on a jeté un oeil sur le scenar - signifierait qu'on a pas le droit de critiquer l'écriture des personnages ?

Pardon, mais ça relève d'une vision extrêmement réductrice de l'écriture, cinématographique ou non. C'est le genre d'excuse qu'on utilise pour défendre un film de Maiwenn, pas un Malick : les personnages peuvent pas être clichés et mal écrits, ils sont basés sur sa vie™ !

#415 L'utilisateur est hors-ligne   Captain Babybel 

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  Posté 17 mai 2011 - 21:09

Voir le messageZorro, le 17 mai 2011 - 20:31 , dit :

Voir le messageCaptain Babybel, le 17 mai 2011 - 20:16 , dit :


Et ?

Le fait qu'il se soit inspiré de sa jeunesse pour écrire le film - ce qui est évident, et encore plus quand on a jeté un oeil sur le scenar - signifierait qu'on a pas le droit de critiquer l'écriture des personnages ?

Pardon, mais ça relève d'une vision extrêmement réductrice de l'écriture, cinématographique ou non. C'est le genre d'excuse qu'on utilise pour défendre un film de Maiwenn, pas un Malick : les personnages peuvent pas être clichés et mal écrits, ils sont basés sur sa vie™ !


Ai-je seulement dis le contraire ?
Je réagis uniquement sur ce paragraphe en particulier en apportant des détails factuels permettant juste d'aborder sous un autre angle la perception que l'on peut avoir des personnages du film.

Peace.

#416 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 17 mai 2011 - 22:53

Alors, j'ai la flemme donc je résume, je développerais plus tard. A certains moments j'avais envie de me marrer tellement le "trop de tout" devenait ridicule et pendant la scène de fin j'avais honte pour lui.

Pub parfum "Terre d'Hermes" + Le Jour Du Seigneur + Pub Herta + Jean-Marie Poiré = Tree Of Life.


1/6 pour
Spoiler

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#417 L'utilisateur est hors-ligne   julien1812 

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Posté 17 mai 2011 - 22:57

Si je sais pas si cela a été dit mais la BO est très belle comme souvent chez Malick, je l'ai trouver en parfaite harmonie avec les moments forts du film.
Pour plus de détail sur la BO :(source www.cinezik.org/) Propos sur la musique :
(issu du dossier de presse)

Le cinéma n'est pas seulement visuel - il est aussi sonore et, dans THE TREE OF LIFE, la musique et les effets sonores sont tout aussi fondamentaux que les couleurs, les matières et l'atmosphère. Les voix-off se fondent dans la partition symphonique d'Alexandre Desplat, et inversement, et composent un environnement sonore où les bruits du quotidien et ceux de la nature ont la même importance, et procurent, eux aussi, un sentiment d'émerveillement et de mystère.
Plusieurs morceaux sont des requiems, comme celui de Tavener pour la séquence d'ouverture, celui de Preisner pour la naissance de l'univers ou celui de Berlioz pour la séquence d'anticipation.
Dès leurs premières discussions, le compositeur français a compris que le cinéaste souhaitait des accords "fantastiques et méditatifs" et une musique aussi naturelle que les arbres, l'herbe et les mouvements des étoiles. "La consigne la plus importante que Terence m'ait donnée, c'est que la musique devait couler comme un torrent d'eau", explique Desplat. "Du coup, j'ai tenté de donner un côté aquatique à ma partition. La musique devait sembler naturelle, ce qui fait que l'on n'a utilisé que des instruments traditionnels et surtout pas électroniques. Le piano - à la fois simple et fondamental - domine. Et même si le film est très spirituel, je ne voulais pas que la musique soit d'inspiration New Age. Je voulais qu'elle ait une dimension atemporelle, et que les sonorités semblent surgir de la nature".
Malick avait également choisi des morceaux de plusieurs compositeurs, comme Hector Berlioz - réputé pour son mélange de chaos émotionnel et d'élégance classique - ou encore le Hongrois Gyorgy Ligeti - sans doute connu pour ses musiques utilisées dans 2001, L'ODYSSEE DE L'ESPACE. Desplat s'est inspiré de leurs oeuvres pour composer sa propre musique.
Alexandre Desplat a ensuite enregistré environ deux heures de musique originale avec le London Symphony Orchestra, sans pouvoir s'appuyer sur la moindre image. "Terence m'avait montré quelques brefs extraits du film, si bien que j'en avais cerné le rythme et la profondeur, mais je ne voulais pas composer une musique trop illustrative", observe-t-il. "Une fois la musique enregistrée, je l'ai donnée à Terence pour qu'il l'utilise comme il le souhaitait. Il pouvait s'en servir comme d'un outil de sa palette artistique"
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#418 L'utilisateur est hors-ligne   The X Phil 

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Posté 17 mai 2011 - 23:33

Heuuuuuu...

Voila.

Ça,
C'est fait...

Et faudra vous passer d'une critique, c'est impossible de parler de ce film.
Par moments, le plus grand film du monde, à d'autres un sommet de ridicule mégalo boursoufflé.
Visuellement sublime. Nan mais vraiment, j'veux dire : on a jamais vu ça sur un écran auparavant.
Mais aussi new age neuneu, un propos indigne d'une telle mise en scène. La mort, gnagnagna, le paradis beuark, le destin de l'homme et celui de l'univers, soupirs... Et surtout, all you need is love (même que si t'aimes pas, la vie passe comme un éclair. Ah bon ? Je croyais que c'était le contraire...)
Brad Pitt est encore meilleur que d'habitude - c'est dire ! - mais Sean Penn a été sacrifié et ne sert à rien (2 ans de montage, 5 monteurs + Malick, pour se retrouver 5 minutes sur un film de 2h20, joli !).

Comme on pouvait s'y attendre, c'est la race supérieure du Cinéma, y'a de quoi se crever les yeux en sortant de la salle... mais comme ça tourne en même temps à vide...

En fait, ça doit faire le même effet de découvrir aujourd'hui ce "Tree of Life", que quand le public a vu "2001" en 1968. Plus une expérience sensorielle, hypnotique, visuelle et auditive (Malick utilise la musique, notamment classique, comme le glorieux Stanley). Avec les mêmes conséquences : j'ai jamais vu autant de gens sortir de la salle (et assez rapidement !), jamais entendu autant de rires nerveux; à la fin beaucoup de gens ont applaudi mais la moitié au moins étaient ironiques. Et les commentaires crispés du public sonné étaient à la hauteur de l'étrangeté du film.

Mais y'a quand même une différence avec 2001 : le film de Kubrick était un prototype, qui venait de nulle part. Alors que le film de Malick pompe allègrement son ancêtre, et avec moins d'imagination. On en prend toujours plein la gueule, mais l'effet d'inédit ne fonctionne plus.
D'ailleurs, finalement, ce ne sont pas les élucubrations ésotériques de Malick qui sont le plus intéressant dans le film, loin de là. Après un début abscons mais pas trop mal, on doit se taper 20 minutes de délire cosmique où Malick nous décrit le Big Bang et les premiers âges de la vie sur terre - certes à grand renfort d'images superbes, mais qu'est-ce que c'est lourdingue et chiant ! (et les dinos sont moins bien foutus que dans Dinotopia). Pareil pour les 15-20 dernières minutes, où il envoie Sean Penn dans une sorte de purgatoire magnifique mais crétin et emmerdant au possible.

Entre ces deux extrémités, il y a le coeur du film, une bonne heure et demie, quand même, à tomber par terre. Une partie qui s'attache à la vie d'une famille dans les années 50, et à la relation qu'entretiennent les enfants avec le père de la famille, autoritaire et qui les élève à la dure. Une sorte de drame réaliste, donc, mais à la puissance décuplée par la mise en scène. Parce que, là aussi comme Kubrick dans "Eyes Wide Shut", Malick filme cette histoire banale comme les scènes de SF spatiale du début. La caméra sans cesse en mouvement multiplie les travellings de dingue, les personnages sont scrutés par un réalisateur omnipotent, et c'est monstrueux. Si le réalisateur avait pu se contenter "juste" de ça, il aurait pondu un chef d'oeuvre total. D'autant que ça arrive souvent à être émouvant et touchant, ce que les scènes finales et leurs violons tire-larmes ne parviennent jamais à faire. Non, vraiment, le film tient là, dans ces moments miraculeux où il est vraiment grand, avec sa tonalité de long poème triste et désespéré.
(et j'ai déjà dit que Brad Pitt était monstrueux ? Les gosses aussi sont vachement bons, surtout celui qui ressemble à Brad à 10 ans)

Mais comme souvent, il a fallu que Malick pèche par orgueil, et se mette en tête de mêler Dieu à tout ça...
Ok, Kubrick est mort, la place de "génie-ultime-du-cinéma-ermite-démiurge-qui-fait-les-meilleurs-films-du-monde" est à prendre; mais c'est pas une raison : Terrence Malick devrait pouvoir y prétendre sans trop se forcer, pas la peine pour ça de nous infliger des pensums lourdingues.

(mais grandioses)

Note = Entre 12, voire 15 ou même 50/6 par moments, et -10 à d'autres.

#419 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Seb 

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Posté 18 mai 2011 - 09:54

Bon alors, première question qui vient à l'esprit quand on à envie de se mettre à causer du bestiaux. "Comment causer du bestiaux? Par où commencer?"

J'suis pas fan de Mallick que je considère comme un excellent formaliste, très bon cadreur, mais qui tourne grave à vide et qui au final n'a rien de bien bandant à raconter. Là, c'est pareil mais en pire. Mais en fait non tellement j'ai détester chaque seconde des 13080 secondes que dure "Tree Of Life". J'avoue que, gavé par 40 minutes de rien, j'ai eu un affreux doute...Je suis au Futuroscope ou au MK2 Bibli? Verification faites, je suis bien au ciné. Le projectionniste s'est trompé de film? Bah non on à vaguement vu Sean Penn et Brad Pitt au début. C'est bizarre parce que depuis presque une heure j'ai rien vu qui ressemble à du cinéma...J'avoue que, plusieurs fois, j'ai eu envie de ma barrer de la salle en maugréant mais j'ai pris sur moi pour rester parce que je voulais voir où il venait en venir. Bien mal m'en à pris quand je vois ce qui a suivi. Pour résumer on on grosso modo une première heure proprement insupportable dont la grandiloquence tombe à chaque vois dans le ridicule. Le "lacrymosa" à fond de balles sur des images de création de la Terre il me semble, me rends encore fou rien que par le simple fait d'y repenser. Puis v'la les dinos made in Syfy qui déboule... *facepalm*. En une seule ellipse Kubrick raconte plus de chose que Mallick en 45minutes insupportablement longues. Ça c'est pour la partie "Futuroscope". J'ai failli sortir une deuxième fois lors du 478é contre plongée sur le soleil a travers les arbres...Vient ensuite la partie "histoire" et là, ca va c'est moins ridicule c'est simplement incroyablement ennuyeux. Tout le monde semble avoir apprécié la prestation de Brad Pitt...moi je serais incapable de dire quoi que ce soit sur on jeu tellement on à rien à se raccrocher afin de juger. Il mets son menton en avant comme dans "Inglourious Basterd" et il fait la leçon à ses gosses et c'est grosso modo tout. Difficile de se faire une opinion sur le jeu d'un acteur comme ça. Quant à Sean Penn sa présence est proportionnellement égale à celle de Chuck Norris dans "DodgeBall". S'en suit une heure de scène de la vie quotidienne entrecoupée d'images de nature. Il doit bien y avoir un propos vaguement planqué la derrière, que je pense avoir compris mais encore je suis pas certain. S'il n'y avait que ça encore ça pourrait passer mais Mallick balance la dessus une voice over chuchotée, psalmodiée parfois, imbuvable écrite par un émo kid en pleine crise de conscience "Mais je suis gentil, pourquoi mon papa il est méchant avec moi? Puis pourquoi lui il peut faire tout ce qu'il veut et pas moi? Monde de merde, je suis trop interrogation..." Je schématise un peu mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti face à cette boursouflure filmique que je me refuse d'appelé "film".

Niveau mise en scène tout le monde se pignole mais perso, je dis bien perso, ça m'a plus rappelé Jean Marie Poiré ou le Sam Raimi d'Evil dead que Kubrick (A ce propos comparé ça à du Kubrick c'est comme comparé heu...Samy Traoré à Diego Maradona.) Focale courte a 3cm de la gueule des acteurs, travellings tout foireux fait avec un caddie de supermarché ou à la main, plan vaguement tournoyantatour des comédiens à l'air toujours très concerné. Ouais on est chez Mallick ici hein, on est pas là pour déconner, on fait du cinéma nous. J'ai détesté et trouvé horrible chaque plan de ce film. Vraiment. Je l'ai détesté viscéralement, presque physiquement, pire encore que "Enter The Void". Puis j'ai ris, j'ai pas pu m'empêcher devant le ridicule de certaines scènes. Enfin, j'avais honte pendant le final. Honte pour Mallick et honte pour moi de m'être laisser avoir par un superbe trailer et d'être aller voir ce truc. J'aimerais bien disserter du fonds mais j'en ai même pas la force tellement je n'avais rien à foutre de ce qui se passait à l'image. Je pense avoir vaguement décelé un propos derrière tout ça via le personnage du gamin (excellent par contre, la seule bonne chose du film) hésitant entre suivre les voies de Dieu (son père) et les voies naturelles. On remarque que l'homme vit mieux sans Dieu, le gamin apprécie beaucoup plus la vie son père est absent mais le final vient tout remettre en question et finalement c'est la voie de Dieu qui prévaut même si celle çi est impénétrable (on notera aussi les nombreuses allusions lourdautes et plombantes à la parabole de Job *facepalm bis*). Bref, je pourrais continuer à en dire du mal mais je vais arrêter parce que finalement à quoi bon? Bref Tree Of Life présente une forme boursouflée, moche, sombrant à tout moment dans le ridicule et pompeuse qui échoue à masquer la vacuité de son propos. C'est sympa qu'un étudiant en première à l'ESRA tente de refaire 2001, mais de la à le sortir au ciné...suffit pas de causer de Dieu et de balancer du classique pour être Kubrick. Stanley tu peux pas test mon gars!

Je terminerais en citant Julien Dupuy parlant de je ne sais plus quel film dans un vieux Mad: "Qui veut une belle part de flan?"

0/6 ou peut-être éventuellement 1 pour le gamin mais c'est même pas certain. Tout ça avec un gros "AMHA" bien sur hein, rangez vos caillasses.
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#420 L'utilisateur est hors-ligne   JeetoziX 

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Posté 18 mai 2011 - 10:52

J'entends bien qu'on puisse détester, je trouve 2001 d'un ennui profond par exemple. Mais si Malick c'est du zéro pointé, niveau échelle de graduation on va mettre combien a des brett ratner après?
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