Hard Boiled - John Woo (1992)
#212
Posté 08 janvier 2011 - 00:22
Le coup des films pédés, c'est selon. MAD MAX c'est pédé pour certains aussi, pas pour d'autres. On peut également juste y voir de l'amtitié virile. De l'amitié de vestiaire qui sent le calebut pas propre.
Le coup du "j'ai du mal, ils se ressemblent tous" est un phénomène qui frappe ceux et celles ne connaissant pas le cinéma asiat'. Ce pan de la culture cinoch' est un apprentissage long et douloureux émotionnellement et visuellement parlant. Pareil pour le "j'ai rien capté c'est pas clair". J'ai vécu ça aussi lorsque je me suis plongé dans les productions orientales.
Je te parie ma chemise que tu as vu une poignée de films noich' ou jap'. Que tu as toute une culture à assimiler.
Tu dois faire l'effort ou passer à côté de pas mal de choses. Ce qui serait dommage.
#213
Posté 08 janvier 2011 - 00:30
Clint, le 08 janvier 2011 - 00:22 , dit :
Je te parie ma chemise que tu as vu une poignée de films noich' ou jap'. Que tu as toute une culture à assimiler.
Tu dois faire l'effort ou passer à côté de pas mal de choses. Ce qui serait dommage.
C'est tout à fait ça. Surtout dans les animés (j'ai toujours pas compris ce qu'était Akira).
#214
Posté 08 janvier 2011 - 00:43
Clint, le 08 janvier 2011 - 00:22 , dit :
Oui c'est ça. J'en ai pas vu beaucoup et je les ai tous détesté à part Red cliff qui est dans un genre un peu différent.
Après, je pense pas avoir dit que c'est pas maitrisé, mais plutôt que ça m'agresse franchement. C'est mon ressentit qui fait que je met une sale note. et je me suis permis de vous indiquer le pourquoi j'ai vraiment trouvé ce film ennuyeux, peut être méchamment, mais j'ai vraiment pas aimé.
Vous, madnautes, soit disant fan de ce film, vous auriez pu faire le choix de m'expliquer ces choses qui semblent m'être passées au dessus. Mais beaucoup ont préférés sauter sur l'occasion pour exprimer les clichés misogynes et sans intérêt.
De fait, j'en profite pour remercier ceux qui ont ouvert le débat en MP et qui m'ont apporté beaucoup de cette culture à laquelle tu fais allusion. et ceux dont les interventions ont été un peu plus intéressantes que les autres, ou plus sympa.
Clint, le 08 janvier 2011 - 00:22 , dit :
Les trucs du "j'ai du mal, ils se ressemblent tous", ça va a peu prés. j'arrive à les différencier quand même. Pour ce qui est de "j'ai rien capté c'est pas clair", je l'ai dit...
J'oubliais, dans le post précédent, j'ai pas parlé de pédé, mais d'amour. j'ai lu dans le post de Evil touch, une intonation générale de ce mot et non un cantonnement à l'amour pur dont il est habituellement question et j'ai répondu en ce sens. (Mais j'ai surement mal lu son post.)
#215
Posté 08 janvier 2011 - 01:00
Y'a aussi un phénomène inhérent au vieux forum Mad. C'est le 150ème topic HARD BOILED. Tout a été dit auparavant et a disparu dans les limbes.
#216
Posté 08 janvier 2011 - 01:04
#217
Posté 08 janvier 2011 - 01:05
Clint, le 08 janvier 2011 - 01:00 , dit :
Clint, le 08 janvier 2011 - 01:00 , dit :
MERCI
coeur de loup, le 08 janvier 2011 - 01:04 , dit :
Avec le recul, je me dis que c'est moins pire que pour Internal affairs
#218
Posté 08 janvier 2011 - 01:55
Cixi_Harkness, le 07 janvier 2011 - 23:19 , dit :
Désolée, là, je ne suis pas d'accord. Son chef ne voit en lui qu'un excellent flic et un excellent moyen d'avoir une promotion. Leur discussion est plate, sans taquinerie, sans complicité. On sens le respect de l'un pour l'autre mais c'est pas de l'amour. en plus Tony le souligne en lui disant que s'il lui arrive quelque chose l'autre est le seul à savoir la vérité sur lui. Ca me donne plus l'impression que le chef a un moyen de pression sur Tony, et qu'il l'utilise, même si c'est en douceur.
L'amour entre Tony et son patron gangster.
Là, je dois pas avoir compris. Sérieusement, je ne vois pas comment Tony peut avoir de l'affection pour une crapule de gangster sans âme.
Pour le premier, ce que tu décris me semble plus s'appliquer à Infernal Affairs (Tony et Anthong Wong). Il y a un peu de ça également dans Hard Boiled mais ça dépasse le simple respect pour aller jusqu'à l'affection IMHO. Le petit truc amusant, c'est que Philip Chan (le supérieur) était en charge des agents undercover dans la police durant les années 70 avant de rejoindre le monde du divertissement.
Pour le second, Evil Touch faisait je pense référence au personnage interprété par Kwan Hoi San, celui que Tony doit tuer pour pouvoir obtenir la confiance d'Anthony Wong. Leur rapport père/fils est assez évident. Le fait qu'il y ait cette relation entre les deux rend la scène plus forte.
Par contre, je suis d'accord sur le fait qu'il y ait peu d'humour. Quelques petites touches par ci par là (avec les bébés par exemple) mais rien de majeur. Et c'est tant mieux à mon avis, ça n'aurait pas sa place.
#219
Posté 08 janvier 2011 - 02:54
Il n'y pas de miracle pour connaître ce cinéma, cette culture, faut juste essayer de regarder plus souvent du Kitano, du Woo, du Hark, etc...
#220
Posté 08 janvier 2011 - 10:35
C'est bourrin, c'est con et sans surprise. Je ne comprendrais jamais l'aura autour de Woo.
(Time and tide, c'est du même calibre, voir pire).
#222
Posté 08 janvier 2011 - 11:07
Après on peut trouver Woo nul pour de bonnes raisons hein, il n'en demeure pas moins que la sensibilité chinoise, et les modes d'expression des sentiments (puisque c'est de ça dont on parle si j'ai bien compris) diffèrent sensiblement des nôtres -et je dis nôtre par commodité, parce qu'au sein même de l'occident des différences culturelles prévalent également (la temporalité des pelloches scandinaves par exemple, plus dilatée, leur côté taiseux également). Donc oui, quoique ça puisse paraître un poncif un peu rance, il y a évidemment une altérité culturelle à appréhender quand on envisage des films- ou d'autres formes narratives artistiques- asiatiques.
Citation
+1
#223
Posté 08 janvier 2011 - 11:21
Axel, le 08 janvier 2011 - 10:35 , dit :
C'est bourrin, c'est con et sans surprise. Je ne comprendrais jamais l'aura autour de Woo.
(Time and tide, c'est du même calibre, voir pire).
peut être parce qu'on voit pas des masses de films indiens, heureusement qu'on a des éditeurs comme wild side ou hk pour nous abreuver en films asiatiques sinon ce serait pas mal la dèche
puis sur le plan technique comme l'affirme contagion, hardboiled est inattaquable, qu'on aime ou pas l'univers de woo, le montage des scenes d'action, les cadrages iconiques, les acteurs...
#224
Posté 08 janvier 2011 - 12:57
maclaine, le 08 janvier 2011 - 11:21 , dit :
Axel, le 08 janvier 2011 - 10:35 , dit :
C'est bourrin, c'est con et sans surprise. Je ne comprendrais jamais l'aura autour de Woo.
(Time and tide, c'est du même calibre, voir pire).
peut être parce qu'on voit pas des masses de films indiens, heureusement qu'on a des éditeurs comme wild side ou hk pour nous abreuver en films asiatiques sinon ce serait pas mal la dèche
puis sur le plan technique comme l'affirme contagion, hardboiled est inattaquable, qu'on aime ou pas l'univers de woo, le montage des scenes d'action, les cadrages iconiques, les acteurs...
On est d'accord sur le plan technique c'est propre. Pour le reste par contre c'est nettement plus discutable.
#225
Posté 08 janvier 2011 - 13:22
Pour moi, ils sont juste de polarité opposé, un peu yin/yang. L'un plein (Tequila), l'autre vide (Tony). Le premier s'extériorise, l'autre est renfermé complètement. etc.
Le personnage joué par Chow Yun-fat est cool je trouve. Non seulement il a ses valeurs propres ce qu'il permet d'envoyer balader son patron et de s'inventer des missions de justicier. Puis, il a une vie à côté de son taff (et qui n'a rien à voir avec lui), c'est-à-dire picoler au bar, discuter avec son pote le barman et faire de la musique. On dirait vraiment qu'il va au taff comme un touriste (pour s'amuser avec ses collègues, faire chier son ex et son patron) mais il vient également voir si il y a pas une petite mission pour aller flinguer quelques merdeux ici ou là (les seuls moments où il se donne à fond dans son taff, jusqu'à prendre des risques inutilement, genre "pas peur de la mort").
Son pôle opposé, c'est le personnage incarné par Tony Leung. Il est coincé profondément dans des problèmes d'intérêts qui n'ont pas grand chose à voir avec lui (il s'est donné complètement à son taff en fait), il est mélodramatique (la scène du bateau où il fait des petits oiseaux en papier) et vit à l'écart. Bien sur, il ne peut pas avoir de vie et d'amitié, non seulement pour ne pas mettre en danger son entourage, mais également parce qu'il n'est pas en état mental d'en avoir. L'idée d'amitié, d'honneur et toutes ces valeurs de la civilisation ont été balayé par son expérience de la vie, confrontés à tous ces connards, à toutes les magouilles. Il sait comment ça marche quoi. Du coup, j'ai l'impression qu'il a développé une vision pragmatique et pessimiste de la vie. Il est indolent et indifférent, mais aussi il ne montre pas ce qu'il pense.
Du coup, ça colle bien avec Tequila et Tony. C'est des alter ego avec des intérêts qui se croisent complètement, dans le bon timing. Et aucun des deux ne domine l'autre. Les deux vont saisir une opportunité particulière : Tequila qui s'invente une mission de justice et de vengeance, couverte par sa profession ; Tony qui va saisir l'opportunité de sortir de son gouffre et se purifier, d'une certaine manière, en tuant ceux qui le maintiennent dans son gouffre, il est couvert par sa profession aussi.
Sinon, les deux personnages là surnagent en puissance et en intensité tous les autres. C'est les moins con aussi. Les méchants comme les gentils sont de grosses tarlouzes, des mous à côté d'eux. C'est pourquoi tout le monde suit Tequila et que Tony traite en égal avec le vendeur d'armes.
Rien que d'écrire ça, ça m'a donné envie de le revoir.

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