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Cloclo - Florent-Emilio Siri (2012)
#256
Posté 19 mars 2012 - 11:16
#257
Posté 19 mars 2012 - 11:17
#258
Posté 19 mars 2012 - 11:22
#259
Posté 19 mars 2012 - 11:23
the octagon, le 19 mars 2012 - 11:16 , dit :
OK, je te féliciterai pour ta clairvoyance si tu changes d'avatar et passe de Chuck à Cloclo.
#260
Posté 19 mars 2012 - 11:24
Citation
J'ai jamais dis que c'était une critique en même temps
#261
Posté 19 mars 2012 - 11:49
Mark Chopper, le 19 mars 2012 - 11:23 , dit :
the octagon, le 19 mars 2012 - 11:16 , dit :
OK, je te féliciterai pour ta clairvoyance si tu changes d'avatar et passe de Chuck à Cloclo.
Je trouve pas d'Avatar de Cloclo, si tu m'en trouve un pas de souci.
#263
Posté 19 mars 2012 - 12:18
the octagon, le 19 mars 2012 - 11:49 , dit :

“There is no exquisite beauty… without some strangeness in the proportion.” Edgar Allan Poe
#264
Posté 19 mars 2012 - 12:21
#266
Posté 19 mars 2012 - 20:45
mochegirl, le 18 mars 2012 - 19:27 , dit :
C'est exactement ça, ouais. Claude François je continue à ne rien en avoir à foutre, par contre le personnage du film de Siri est monstrueux. C'est ça qui est fort, le film dépasse à l'aise l'étiquette du simple hommage.
J'ai trouvé assez rigolo que la première chanson qui fera office de "clip" dans le film soit une grosse merde et que ce qui clôturera cet instant de torture auditive sera Cloclo en train de briser le disque sur son genoux ("Le nabout, le nabout...").
#267
Posté 19 mars 2012 - 20:57
Gutburger, le 19 mars 2012 - 20:45 , dit :
mochegirl, le 18 mars 2012 - 19:27 , dit :
C'est exactement ça, ouais. Claude François je continue à ne rien en avoir à foutre, par contre le personnage du film de Siri est monstrueux. C'est ça qui est fort, le film dépasse à l'aise l'étiquette du simple hommage.
J'ai trouvé assez rigolo que la première chanson qui fera office de "clip" dans le film soit une grosse merde et que ce qui clôturera cet instant de torture auditive sera Cloclo en train de briser le disque sur son genoux ("Le nabout, le nabout...").
Ca m'a fait rire parce que ça se démarque des autres machins qui filment eux un succès, quand t'as des plans avec pleins de cartons quittant l'usine pour alimenter les bacs à disques, avec pleins de mains saisissant l'objet, des scènes de liesse, le tout appuyé par un gros plan sur le hit parade, où trône fièrement l'œuvre à la première position.
#268
Posté 19 mars 2012 - 21:31
Sans éprouver d'attirance particulière pour le personnage de Claude François, il est peut-être difficile d'appréhender le film sachant que ce fieffé personnage représente une certaine forme d'antithèse de ce qui est susceptible d'être apprécié chez quelqu'un. Néanmoins, une fois mis de côté l'abjection que ce chanteur pour minettes peut générer, alors est-on libre d'apprécier la technique déployée pour réaliser pareille biographie. Et là les choses se gâtent.
"Cloclo" apparait au terme de sa douloureuse projection comme le pendant français d'un "Walk hard, the Dewy Cox story", chef-d’œuvre de l'humour américain dans lequel John C.Reilly incarnait un artiste fictif aux pièges des différentes et difficiles étapes de sa vie. Sauf qu'ici, le film de Florent Emilio Siri (déjà responsable d'une parodie involontaire de film d'action il y a quelques années) n'est pas supposé être drôle ni à prendre au second degré.
Alors il est évident que la réalisation n'est pas fondamentalement mauvaise. Mais elle aligne tellement de séquences grotesques et honteusement significatives qu'elle en devient pénible. Le début avec le petit Claude qui regarde les bateaux par exemple laisse déjà une impression de gène qui hélas va persister tout au long du film. Certaines ellipses prêtent également à sourire et le sentiment tenace d’assister à un téléfilm France 2 en deux parties s'installe pour ne plus lâcher prise, comme si Siri s'était inspiré de "Priscilla, folle du désert" pour le montage de son biopic.
Et ce qui apparait regrettable, c'est que la dernière demi-heure semble bâclée, comme s'il fallait terminer le film d'une manière ou d'une autre alors les mois et les années défilent à la vitesse d'un cheval au galop sur des moments pas toujours intéressants, moments dont "Cloclo" est d'ailleurs caviardé.
L'interprétation non plus n'aide pas à donner du cœur à l'ouvrage. Benoit Magimel est ridicule, la maman de Claude fait dans l'outrance et la plupart des seconds rôles sont à l'avenant, avec une mention particulière pour les femmes qui ont émaillé la vie du chanteur, toutes jouées par des comédiennes qui ont oublié le sens du mot charisme durant le tournage (la petite anglaise avec son accent du dimanche est à ce titre affligeante).
L'unique intérêt reste donc de s'amuser du mimétisme entre les acteurs et les personnages qu'ils incarnent.
Il serait difficile de passer à côté de l'interprétation de Jeremie Renier, comédien talentueux qui ici aurait du trouver le rôle de sa vie. C'est certain qu'il se dépense sans compter mais il ne parvient pas à faire oublier qui il est aussi à-t-on l'impression néfaste de voir le petit imbécile prétentieux de "Dikkenek" dans de nombreuses scènes. Non pas que Renier soit mauvais, mais le rôle qu'on lui fait jouer, si. Il demeure cependant le presque unique intérêt du film de Florent Emilio Siri et sa prestation remarquable mais pas irréprochable sauve "Cloclo" du naufrage.
Bourré jusqu'à la garde de passages qui seraient improbables s'ils n'étaient pas issus d'une réalité passée, incapable de maintenir l'attention et flirtant régulièrement avec la lisière du nanar parce que l'on y rit de bon cœur par endroits, au dépends du film malheureusement, afin de ne pas sombrer dans l'ennui de la routine formatée (et formolée), cette biographie à la fois académique faisant songer au pire de Franco Zeffirelli se laisse alors regarder si on l'aborde sous un angle humoristique, d'autant plus que ni le personnage ni ses déboires ni le film ne sont touchants.
Je comprends parfaitement que cet avis puise choquer, qu'il puisse être perçu comme l'épine dans la botte d'un topic où la majorité des avis sont très positifs. Ce n'est pas le but. J'ai hésité à le poster mais après tout, j'avais envie de faire part de mon mécontentement à l'égard de ce film que j'attendais non pas au plus haut point mais avec intérêt. Mais ma perception de "Cloclo" est hélas celle dont je viens de vous faire part, et j'aurai évidemment préféré qu'il n'en soit pas ainsi.
Aussi est-il possible que je revois le film un jour prochain, à l'occasion de sa sortie en blu-ray par exemple, afin de refonder mon opinion et d'y découvrir tout ce que vous avez pour la plupart pu y voir. Je suis sensible à l'émotion, moins à la sensiblerie qui m'a sortie entre autres choses du film. Dans l'état actuel des choses, hormis Jeremie Renier (mais pas forcément pour les raisons attendues), cette biographie ne vaut pas un clouclou. C'est bon, vous pouvez me lapider.
#269
Posté 19 mars 2012 - 22:03
(par contre je comprends pas le rapport avec Walk Hard, c'était une boutade ?)
#270
Posté 19 mars 2012 - 22:11
crazy babysitter, le 19 mars 2012 - 21:31 , dit :
Ah non, au contraire, je commençais à trouver ça suspect de voir trop de 6/6!
(Académique, le film l'est. Chronologique. Classique. Il se conclue même de la façon dont il a commencé. Pour faire "cycle". Ou retour au paradis perdu. Très mômesque. C'est ce qui m'a le moins plu)
(Il est canon Jérémie Rénier
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