Mad Movies: Les morts-vivants au ciné - Mad Movies

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Les morts-vivants au ciné Le mythe du zombie & ses meilleurs illustrations

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les zombies au ciné

  1. ouais, j'aime la viande avariée. cerveaaaaaaux (83 votes [68.60%])

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  2. z'ont qu'à aller re-crever (23 votes [19.01%])

    Pourcentage des votes : 19.01%

  3. ne se prononce pas (c'est rancunier ces bêtes là) (15 votes [12.40%])

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#1 L'utilisateur est hors-ligne   Lenore 

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Posté 23 janvier 2007 - 21:40

Non pas que cet état de choses me mette mal à l'aise, mais force est de constater que le mort vivant connait un retour en force sur nos écrans. Que ce soit à travers de pseudos films d'épouvante ou de comédies, jamais le mort vivant pas content n'aura été plus présent. Faut-il s'en inquiéter, au risque de voir le genre tomber en désuétude?

Il semblerait que les bases du zombie aient été posées dans les années 20, avec des livres comme Jumbee, de Whitehead, dont les zombies s'inspirent directement du folklore vaudou, tout comme Magic Island, de William Seabrook. Seabrook, qui s'inspire de ses expériences en Haïti, avait été autorisé à assister à des cérémonies vaudoues et des rituels de magie noire. Les origines du zombie se posent là: le zombie moyen est un esclave à la solde du bokor, son maître, un sorcier vaudou. Il faudra attendre 1932 pour voir apparaître le premier zombie sur les écrans de cinéma: White Zombie (d'où le nom du groupe de ce cher Rob), starring Mr Bela Lugosi. Nous pouvons également parler du pssage de la Bible qui stipule (dans l'Apocalypse, je suppose que ça doit y être) que lorsqu'il n'y aura plus de place en Enfer, les morts reviendront sur terre....

La fascination qu'exerce sur nous la chair en décomposition qui continue de remuer ne date donc pas d'hier. Pourquoi cette fascination?

Ces derniers temps, jamais le mort vivant ne s'est aussi bien vendu. On brade même le kilo de zombie. Parlons du coffret Zombie de Romero, de son Land of the dead, de son prochain film encore en préparation. De Mortuary, de Tobe Hopper. De la saga resident evil. D'undead. Du très bon remake de zombie, l'Armée des Morts. De 28 jours plus tard et de sa suite, 28 semaines plus tard. De Shaun of the Dead, d'Edgar Wright. Des jeux, toujours plus nombreux, que ce soit la saga resident evil (1,2,3,4,............) ou encore Dead Rising.

Si le zombie ne reste jamais longtemps en dehors des écrans de ciné, on peut naturellement s'inquiéter: leur prolifération ne finira-t-elle pas par nuire au genre? Si le zombie moyen a évolué depuis sa création (citons les zombies contrôlés de Plan 9 from outer space de Ed Wood, plus récemment les zombies extra-terrestres de Bad Taste, les zombies qui parlent du Retour des morts vivants, les zombies "intelligents" du Jour des morts vivants et de Land of the dead, les pseudos zombies de 28 jours plus tard, les zombies marrants de Shaun of the dead) faut-il craindre un épuisement du sujet, ou pire, sa banalisation?


zombmerg.gif wub.gif zombiement vôtre.

EDIT MODO: A l'instar du sujet Vampires, j'ai décidé de fusionner deux sujets. Il est donc ici question des films de zombies, de la nature du mythe, de son évolution au cinéma et évidemment de ses meilleures illustrations. Le premier sujet allait jusqu'a mon long message en page 2. L'autre commence ensuite avec le message de Satanael d'Avril 2007 (Page 2 aussi).
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Misterpursoup 

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Posté 23 janvier 2007 - 22:52

Tant que la qualitée est au rendez-vous on peut faire dans l'original: 28jours plus tard.

Et je pense que c'est une excellente initiative le coffret Romero,surtout pour faire chier les Cathos bien pensants coincés en période de fête.


Et c'est juste une mode qui revient et repartira,puis reviendra,ect...

(comme les films épiques,les péplums,les comédies romantiques,ect...)

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Lenore 

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Posté 24 janvier 2007 - 00:45

hé me fait pas dire ce que j'ai pas dit, en grande fan de Romero j'ai rien trouvé à redire de la sortie du coffret... bien au contraire!!!!

Le seul problème, c'est que tant que le zombie continue à se vendre, on n'aura pas, comme tu le dis, que des films à la 28 jours plus tard, mais des ersatz de films de zombies, sans la dimension critique qu'avaient les chefs d'oeuvre de Romero... Lui même a dû constater que le sujet n'est pas inépuisable, car bien que ce ne soit pas une daube, Land of the Dead est bien inférieur à ses prédécesseurs... La dimension critique de l'Amérique (ouais je sais c'est facile de dire ça) a violemment été effacée au profit de plus gros effets spéciaux, plus de décors, et l'intrigue était clairement inexistante, si bien qu'au final ça m'avait laissé une impression de sous-film par rapport aux anciens, car si tous ses films de zombs traitent du sur-protectionnisme américain, celui ci m'a semblé sombrer dans une simplicité navrante. On partait d'une maison, pour aller dans un magasin, pour aller dans une station militaire, et hop on passe à la ville; et il a délibérément envoyé chier le contexte social pour se centrer sur des éléments indignes de sa franchise. Resultat, le seul personnage qui bénéficie d'un traitement particulier est Kaufman, tous les autres ont un charisme d'huitre... Si c'était un parti pris, là j'ai pas suivi.

Si Romero lui même ne s'était pas rendu compte que sa franchise était en pertre de vitesse, il aurait intégré land of the dead à son coffret, non? et que dire de ses déclarations sur son nouveau film, qui traite du même sujet? il a dit ne pas vouloir qu'on intègre ce nouvel opus à sa trilogie (donc du même coup il exclut LotD)

on nous file du zombie à bouffer depuis des années. rien qu'entre 1932 (White Zombie) et 1979 (Dawn of the dead) j'ai pu en recenser 21, et je suis encore loin du compte. mais force est de constater qu'entre, disons, la nuit des morts vivants, et la saga resident evil (sans vouloir cracher sur les gens qui apprécient) y'a quand même un rude fossé...

Doit-on s'attendre à voir le zombie squatter les écrans sans raison, à l'instar des vampires et autres goules, juste parce qu'en ce moment ça fait vendre?
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   dam 

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Posté 24 janvier 2007 - 05:55

> Faut-il s'inquiéter de la recrudescence des morts vivants au cinéma?
NON.

et 28 jours plus tard, c'est un pas un film de zombies.

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Personne 

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Posté 24 janvier 2007 - 10:11

CITATION(dam @ 24 1 2007 - 04:55) <{POST_SNAPBACK}>
> Faut-il s'inquiéter de la recrudescence des morts vivants au cinéma?
NON.

et 28 jours plus tard, c'est un pas un film de zombies.

Hum je ne suis pas d'accord. 28 jours plus tard peut être considéré comme un film de zombies car on y parle bien d'épidémie, de contamination rapide, et d'un groupe d'individus qui essaye de survivre ce qui à mon avis constitue la trinité nécessaire et suffisante pour parler de film de zombies. La seule différence -de taille certes - est que les "infectés" sont bien plus vivaces que dans les classiques de Romero et que l'on pourrait plus parler de "rage". Mais Zack Snyder a pris quasiment le même parti et on n'a jamais dit qu'il ne s'agissait pas d'un film de zombies, non ?

En fait, c'est une nouvelle race de zombies, champions olympiques du sprint sur longue distance icon_mrgreen.gif

#6 L'utilisateur est hors-ligne   quarx 

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Posté 24 janvier 2007 - 11:05

CITATION(Doc Personne @ 24 1 2007 - 09:11) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(dam @ 24 1 2007 - 04:55) <{POST_SNAPBACK}>

> Faut-il s'inquiéter de la recrudescence des morts vivants au cinéma?
NON.

et 28 jours plus tard, c'est un pas un film de zombies.

Hum je ne suis pas d'accord. 28 jours plus tard peut être considéré comme un film de zombies car on y parle bien d'épidémie, de contamination rapide, et d'un groupe d'individus qui essaye de survivre ce qui à mon avis constitue la trinité nécessaire et suffisante pour parler de film de zombies. La seule différence -de taille certes - est que les "infectés" sont bien plus vivaces que dans les classiques de Romero et que l'on pourrait plus parler de "rage". Mais Zack Snyder a pris quasiment le même parti et on n'a jamais dit qu'il ne s'agissait pas d'un film de zombies, non ?

Il y a quand même un nuance de taille, dans la mesure où les "zombies" de 28 jours plus tard ne sont pas des morts-vivants (chais jamais s'il faut mettre un "s" aux deux mots sweat.gif ), mais des individus vivants contaminés par un virus (alors que dans L'armée des morts, il n'y a pas de doute quant au fait que ce sont les morts qui se réveillent).

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Personne 

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Posté 24 janvier 2007 - 11:13

CITATION(quarx @ 24 1 2007 - 10:05) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION(Doc Personne @ 24 1 2007 - 09:11) <{POST_SNAPBACK}>

CITATION(dam @ 24 1 2007 - 04:55) <{POST_SNAPBACK}>

> Faut-il s'inquiéter de la recrudescence des morts vivants au cinéma?
NON.

et 28 jours plus tard, c'est un pas un film de zombies.

Hum je ne suis pas d'accord. 28 jours plus tard peut être considéré comme un film de zombies car on y parle bien d'épidémie, de contamination rapide, et d'un groupe d'individus qui essaye de survivre ce qui à mon avis constitue la trinité nécessaire et suffisante pour parler de film de zombies. La seule différence -de taille certes - est que les "infectés" sont bien plus vivaces que dans les classiques de Romero et que l'on pourrait plus parler de "rage". Mais Zack Snyder a pris quasiment le même parti et on n'a jamais dit qu'il ne s'agissait pas d'un film de zombies, non ?

Il y a quand même un nuance de taille, dans la mesure où les "zombies" de 28 jours plus tard ne sont pas des morts-vivants (chais jamais s'il faut mettre un "s" aux deux mots sweat.gif ), mais des individus vivants contaminés par un virus (alors que dans L'armée des morts, il n'y a pas de doute quant au fait que ce sont les morts qui se réveillent).


MODE AVOCAT POURRI ON :

Oui mais nous n'avons pas parlé de "morts vivants" mais de "zombies".
C'est tout ce que j'ai à dire votre honneur. tongue.gif

MODE AVOCAT POURRI OFF

#8 L'utilisateur est hors-ligne   jason13thh 

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Posté 24 janvier 2007 - 11:26

Lenore très bien écrite ta réflexion et ton historique sur les morts vivants smile.gif

Bein moi je dirais non, pas à s'inquiéter je pense pas que cela tuera le genre mais au contraire c'est un revival et biensûr dans le tas y'a des bouses mais jusqu'ici je trouve qu'on a pas à se plaindre et la qualité est le plus souvent au rendez vous.

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Fraggle 

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Posté 24 janvier 2007 - 12:00

CITATION(Lenore @ 23 1 2007 - 23:45) <{POST_SNAPBACK}>
le seul personnage qui bénéficie d'un traitement particulier est Kaufman


Qui crève aspergé de pétrôle une malette de dollars à la main non? (pas revu le film depuis la séance ciné...)
Que ce soit très différent des précédents certes, mais pas de contexte social ou politique dans Land of the dead j'ai un peu de mal à être d'accord.
"This conversation can serve no purpose anymore. Goodbye." - HAL PACINO 9000

#10 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 24 janvier 2007 - 12:05

CITATION(Lenore @ 23 1 2007 - 23:45) <{POST_SNAPBACK}>
hé me fait pas dire ce que j'ai pas dit, en grande fan de Romero j'ai rien trouvé à redire de la sortie du coffret... bien au contraire!!!!

Le seul problème, c'est que tant que le zombie continue à se vendre, on n'aura pas, comme tu le dis, que des films à la 28 jours plus tard, mais des ersatz de films de zombies, sans la dimension critique qu'avaient les chefs d'oeuvre de Romero... Lui même a dû constater que le sujet n'est pas inépuisable, car bien que ce ne soit pas une daube, Land of the Dead est bien inférieur à ses prédécesseurs... La dimension critique de l'Amérique (ouais je sais c'est facile de dire ça) a violemment été effacée au profit de plus gros effets spéciaux, plus de décors, et l'intrigue était clairement inexistante, si bien qu'au final ça m'avait laissé une impression de sous-film par rapport aux anciens, car si tous ses films de zombs traitent du sur-protectionnisme américain, celui ci m'a semblé sombrer dans une simplicité navrante. On partait d'une maison, pour aller dans un magasin, pour aller dans une station militaire, et hop on passe à la ville; et il a délibérément envoyé chier le contexte social pour se centrer sur des éléments indignes de sa franchise. Resultat, le seul personnage qui bénéficie d'un traitement particulier est Kaufman, tous les autres ont un charisme d'huitre... Si c'était un parti pris, là j'ai pas suivi.

Si Romero lui même ne s'était pas rendu compte que sa franchise était en pertre de vitesse, il aurait intégré land of the dead à son coffret, non? et que dire de ses déclarations sur son nouveau film, qui traite du même sujet? il a dit ne pas vouloir qu'on intègre ce nouvel opus à sa trilogie (donc du même coup il exclut LotD)

on nous file du zombie à bouffer depuis des années. rien qu'entre 1932 (White Zombie) et 1979 (Dawn of the dead) j'ai pu en recenser 21, et je suis encore loin du compte. mais force est de constater qu'entre, disons, la nuit des morts vivants, et la saga resident evil (sans vouloir cracher sur les gens qui apprécient) y'a quand même un rude fossé...

Doit-on s'attendre à voir le zombie squatter les écrans sans raison, à l'instar des vampires et autres goules, juste parce qu'en ce moment ça fait vendre?


Pas vraiment d'accord.

Le Zombie/Dawn, qui est le film-canon qui "définit" le genre et auquel tous les autres films sont comparés, est un peu particulier parce que plus "récent" que les autres films du même type et qu'il à été fait dans un contexte nettement plus politisé que les films Universal/Hammer. C'est à mon avis une erreur de considérer l'aspect politique comme faisant partie du mythe du zombie, même si ce dernier s'y prête bien. Ce qui fait peur dans le zombie, c'est d'abord l'aliénation (cf les origines vaudou ou il est plus question de vivant-morts que de mort-vivants, si vous me comprenez), ensuite ce que ca a de non-naturel et bouleversant de voir des morts qui reviennent à la vie (Un peu comme la créature de Frankenstein?), le cannibalisme (introduit/canonisé par Romero), un aspect de contamination foudroyante, et la chute quasi irrémédiable de la civilisation (contrairement aux autres grand mythes du cinéma fantastique) ou peut aller se nicher de la politique.
Bien sur les autres mythes ont connu des illustrations politisés, mais ce ne sont pas des films canons...

D'ailleurs même chez Romero cet aspect politique ("anti-capitaliste") apparait vraiment dans Zombie et LotD, il est la de maniére plus douce dans NotD (ou le fait que le héros soit noir était à la base "fortuit" même si de facto le film souléve un point politique) et DotD ou le questionnement reléve autant, si ce n'est plus, de considérations sur la nature humaine que le capitalisme en lui-même.
Et si l'on regarde l'immense majorité des films suivant Zombie, il en reprennent tout ou partie la mythologie et moult autres choses, mais beaucoup moins l'aspect politique (Dans l'Enfer des Zombies par exemple) qui est souvent réduit à l'origine de la contamination (produit toxique crée par l'homme, "incompétence" des autorités, ca s'arrete là), ce qui prouve à mon avis qu'il ne faut pas considérer cet aspect comme un élément de réussite ou non d'un film de Zombie, qui peut très bien fonctionner sur les éléments cités plus haut.

D'ailleurs à l'époque, soyons francs, la grande majorité des films de zomblards ne se sont montés que sur le fait de faire du pognon sur le nom du film de Romero (même si il n'y a pas de doutes que le film à surement fortement impressioné les esprits en proposant un spectacle vraiment angoissant), par exemple en Italie, et il n'empeche que certains de ses films sont devenus des dates importantes du genre (L'Enfer des Zombies, les Démons 1 et 2, etc...). En ce sens il ne faut pas s'inquiéter de la vague actuelle: Il y a à mon avis plus de chance de voir sortir des bons films quand il y a beaucoup de productions (pour un ratio de merde plus élevé, certes) de cette façon que lorsque il n'y a que sortie dans le genre de temps en temps. Ou pas.

Cependant, si il n'est pas forcément politique, le zombie-movie doit effectivement "choquer" et "questionner" justement parce que c'est un mythe essentiellement "contemporain": ses oeuvres majeures sont presque exclusivement des films, alors que le mythe du vampire vient de la littérature et permet en outre une certaine stylisation (gothique par exemple, c'est d'ailleurs sous cette forme qu'il à été "canonisé" au cinéma) et du glamour... A partir de moment ou on cause de cannibalisme, d'alienation, de "maladie", et de cadavres, c'est quasi-impossible de faire un film "esthétisant" ou "glamour": c'est sale, c'est crade, ca doit retourner les tripes.
Envie de critiquer un film auquel je participe? Aidez moi à le faire:

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#11 L'utilisateur est hors-ligne   EricNS 

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Posté 24 janvier 2007 - 13:31

Je ne pense pas que ce genre puisse s'épuisser rapidement... Il est trop riche. On peut tout faire à partir du zombie: un film d'horreur, un film épique, intimiste, comique, social, romantique,... C'est un concept minimaliste, qui n'est pas aussi défini que, par exemple, le vampire. L'horreur qui s'en dégage est brutale et primitive. Il n'y pas de décoration, de folklore, ni de références culturelles et religieuses précises.

Ce qui dérange le plus dans le zombie c'est son indiférence: Il n'a aucun but, aucune morale, aucune identité, aucune volonté propre, aucun instinct de survie. Il ne ressent absolument rien. C'est ce qui en fait la figure du mal absolu. Le zombie, c'est le nihilisme ultime.

Le semi-echec de Land of the Dead est facilement explicable: Romero a dénaturé son concept. Il a humanisé les mort-vivants. Il leur a donné une volonté et des émotions. C'est, pour moi, une erreur. Tant qu'on en reste au niveau du concept universel du "non-homme" (négation de tout: civilisation, famille, culture, émotions,...), le genre gardera son potentiel.

Ce qui annoncera son déclin c'est, à mon avis, la surenchère gore. Le gore lasse vite. Il détruit tous les genres dans lesquelles il se déploie. La ré-appropriation hollywoodienne est également à craindre: cette machine à recyclage banalise et vulgarise tout. Mais j'ai confiance en l'indépendance de certains réalisateurs. Un film de zombie peut se contenter d'un petit budget, voir même d'un mini budget. Les meilleurs films de zombies ont d'ailleurs été réalisés avec des moyens quasi amateurs.

zombfuck.gif LONGUE VIE AUX MORT-VIVANTS!!!
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   Lenore 

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Posté 24 janvier 2007 - 16:36

CITATION(EricNS @ 24 1 2007 - 12:31) <{POST_SNAPBACK}>
Ce qui annoncera son déclin c'est, à mon avis, la surenchère gore. Le gore lasse vite. Il détruit tous les genres dans lesquelles il se déploie. La ré-appropriation hollywoodienne est également à craindre: cette machine à recyclage banalise et vulgarise tout. Mais j'ai confiance en l'indépendance de certains réalisateurs. Un film de zombie peut se contenter d'un petit budget, voir même d'un mini budget. Les meilleurs films de zombies ont d'ailleurs été réalisés avec des moyens quasi amateurs.

zombfuck.gif LONGUE VIE AUX MORT-VIVANTS!!!


pourtant les premières images de 28 weeks later annoncent du gore et ravissent ceux qui l'ont vu.... Depuis Day Of The Living Dead, où le militaire se fait écarteler puis dévorer vivant (c'est le plus vieux films de zombs avec effets gore qui me vienne à l'esprit là) le gore n'est pas souvent absent du film de zombs, même ceux au budget limité (là je pense bad taste et brain dead) De plus, l'armée des morts bénéficiait d'un très gros budget, et leurs zombs (peut être pas le bébé à bien y réfléchir huh.gif ), avec ceux de Shaun of the Dead et ceux de Land of the Dead (faut bien l'avouer ça, celui avec la colonne vertébrale en goguette!!!) sont les plus "réalistes" qu'il m'ait été donné de voir...

Si cette profusion de morts vivants à l'écran est bénéfique quand à la qualité du zomb en lui même, c'est avec des films comme mortuary ou (désolée) resident evil qu'on peut voir qu'il se fait récupérer sans vergogne par des machines à fric, des réalisateurs qui sans vergogne veulent retourner sur le devant de la scène grâce à un genre qui fait vendre...
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 24 janvier 2007 - 17:28

Bah oui mais c'est pas nouveau ça! Comme je le disais dans mon message, il y avait autant (si ce n'est plus) de films de zomblards en Italie dans le sillage de Dawn/Zombie qu'aujourd'hui, et ils étaient pas produits pour l'amour de l'art mais bien pour capitaliser sur le carton de Romero. Pourtant de ce mouvement opportuniste sont sortis quelques-uns des zombie-movies les plus importants après ceux de Romero (La comme ça je dirais la plupart des Fulci de sa période Zomb, les 2 Démons...). Et il n'y a personne pour leur venir faire de la concurrence, vu que sorti des Romero et des films Italiens, y a pas eu des masses d'autres oeuvres jusqu'au revival récent: c'était un genre en désuétude (Après la fin de la vague DotD, déjà nettement moins marquante que Zombie) ou seulement quelques prods indépendantes (Dead Next Door, Dellamorte Dellamore) intéressantes sortaient périodiquement.
Je crois que ca ne peut être que bénéfique que ce soit revenu à la mode (même si forcément, plus de prods signifie surement un pourcentages de purges plus élevés)

Vraiment, le film de zombies me semble être finalement assez peu exploité... J'ai l'impression que le mythe du vampire, de la momie, de Frankeinstein ou du loup-garou (même si ca a été un peu un parent pauvre) et quelques autres ont connu des infinités d'adaptations. Mais ce n'est peut être qu'unsentiment...

DotD est nettement plus gore que les autres, Zombie se permet quelques effets sanglants (y a un mec avec un sombrero qui se fait bouffer les tripes, la tête explosée au début, etc...).

EDIT: Dis moi Lenore, comment tu considéres les films de Fulci (et les autres prods Italiennes "qui comptent"), tu les apprécient? Tu trouves qu'ils font partie du "tronc" des oeuvres essentielles à ce genre? Je suis curieux, je pense qu'il y a matiére à discussion sur ça...

EDIT BIS: Ouais j'ai oublié quelques films US je pense, parmi les classiques du mort-vivant depuis Romero, Simetierre déjà. Surement d'autres, pardon d'avance.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   Clint 

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Posté 24 janvier 2007 - 18:37

Assez d'accord avec LMD, le foisonnement du mythe zombiesque sur grand écran ne connaît pas actuellement une vague sans précédent. Il était bien plus vivace dans les années 80. Je le sais j'y habite.
Le zombie a gagné ses lettres de noblesse via un nombre incalculable de bons films mais sa force réside dans les thèmes abordés. Qu'il soit politisé (DotD), nombreux sont ceux qui prennent cet aspect pour la marche à suivre, basique (L'ENFER des ZOMBIES) dans sa démarche ou encore tourné en "dérision" (RETURN of the L(M)D), il a gardé sa puissance évocatrice à travers les décennies. C'est un monstre qui inspire. Du plus gros chef-d'oeuvre au pire des nanard, nombreuses sont les oeuvres marquantes mais le coup de poing social de Romero ne doit pas occulter la poésie macabre de Fulci, l'inventivité de O' Bannon, Wright et Pegg ou encore Boyle ni l'incompétence crasse et drôlatique de Mattei ou Lenzi.
C'est un genre majeur pour moi. Aucune trilo n'est plus aboutie que celle du brave George. Dès que je vois un zombé, j'ai tendance à être indulgent (et c'est pas tous les jours).
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#15 L'utilisateur est hors-ligne   Lenore 

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Posté 24 janvier 2007 - 20:54

CITATION(LMD @ 24 1 2007 - 16:28) <{POST_SNAPBACK}>
Dis moi Lenore, comment tu considéres les films de Fulci (et les autres prods Italiennes "qui comptent"), tu les apprécient? Tu trouves qu'ils font partie du "tronc" des oeuvres essentielles à ce genre? Je suis curieux, je pense qu'il y a matiére à discussion sur ça...

EDIT BIS: Ouais j'ai oublié quelques films US je pense, parmi les classiques du mort-vivant depuis Romero, Simetierre déjà. Surement d'autres, pardon d'avance.


Là je sens que je vais me faire latter, mais de Fulci je n'ai vu que l'enfer des zombies, et quand j'étais très petite (trop peut être smile.gif ) me souviens vaguement de l'aspect méchamment décomposé des zombs, et d'une scène aquatique qui même pour mon jeune âge était pluôt risible. Si je me souviens bien, c'était surtout du gore à revendre, sans "grande cause" défendue derrière. Je ne dis pas que je n'apprécie pas les films dépourvus de critique sociale ou autre, c'est pas le problème. (faudra bien que je me le rematte un de ces 4 de toute manière); j'aime profondément les films gore sans raison. Fulci surfait peut être lui même à l'époque sur la vague des morts vivants remis à la mode par Romero, ou peut être pas. Mais quoi, Fulci a fait dans la foulée 4, 5, 6 films de morts vivants? Si ses zombies et ses héros étaient toujours comme ceux de l'enfer des zombies (en même temps, j'ai pas droit au chapitre, j'ai vu que celui-là) c'est moyen- moyen question renouvellement... (enfin, Romero en est à son 5ème aussi... blush.gif ) si Romero a tenté de faire "évoluer" ses zombies, est ce le cas de Fulci? (c'est une question, hein, me permettrais pas de critiquer sans avoir vu)

Et, ah oui tiens, j'avais jamais vu Simetierre comme un film de zombies. merde alors... sweat.gif
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