Mad Movies: Hell - Tim Fehlbaum (2011) - Mad Movies

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Hell - Tim Fehlbaum (2011)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Weapon 

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Posté 14 août 2012 - 23:57

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Synopsis

Citation

Depuis des années, la surface du globe est brûlée par les rayons du soleil, les terres sont asséchées et la nourriture se fait rare. Deux types de survivants s’opposent : les proies et les prédateurs. Marie, Phillip et Léonie font route vers les montagnes dans l’espoir d’y trouver de l’eau. Mais ils ne sont pas les seuls dans cette quête. Dans ce monde dangereux et sans espoir, le trio va devoir combattre pour survivre…


Vu à l'instant, c'est du déjà-vu mais c'est très efficace,la réalisation est soignée et rend crédible cette ambiance post-apocalyptique malgré un budget très serré. Le film en lui même est vraiment intéressant car il se focalise sur la psychologie des personnages et nous permet de rester scotché face aux différents évènements qui se succèdent tout au long de l'intrigue, j'ai été déçu de la façon dont le film se termine (à ce moment là je me suis dit "déjà fini ?") Un film qui fait réfléchir sur le comportement humain dans de telles circonstances.

3,5/6



#2 L'utilisateur est en ligne   The Octagon 

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Posté 15 août 2012 - 12:18

Film Allemand?

#3 L'utilisateur est hors-ligne   OrsonZ 

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Posté 15 août 2012 - 12:20

Suisse allemand pour être plus précis.

Et c'est vraiment pas terrible. C'est (médi)-ocre.

Quelques avis de madnautes à Gérardmer

mulder29 dit :

Hell : 3/6. Un post-apo prévisible, l'ambiance est bonne, mais le scénar.... c'est du vu et du revu 1000 fois ailleurs et en mieux. (autrement dit, si vous avez déjà vu un "post-apo", passez votre chemin... si c'est votre premier en revanche, il peut être sympa)

Joe dit :

Hell : moyen moyen. Pas convaincu par certains personnages, et comme l'histoire est plus axée sur les personnages que sur l'action...

max puissant dit :

Hell 3/6
Bien mais déjà vu et revu. Du "post-apo" correctement fait mais qui n'apporte rien de neuf.

Ichi the Frimeur dit :

- Hell : 3,5/6 : Un post apo bien sympa, bien plus en tout cas que ce que le pitch de depart inspirait. La derniere demie heure tournant un peu en survival m a vraiment captive. Jolie mise en scene du réal' qui etait venu en voiture au dernier moment pour presenter un peu son film (bien sympa, dommage pour lui que son scope ai ete transforme en simili 4/3)

skyway21 dit :

Hell: mouais...post apo vu et revu et même pas violent..mais bonne ambiance tout de même et les acteurs sont correcte.2,5/6

cradle of suffering dit :

HELL: C'est encore moins bien que THE DAY 1/6 "JOAN TAYLOR ET MOI NOUS BATTANT AUX COUTEAUX"

dam dit :

HELL : Un post apo Allemand mieux foutu que son concurrent américain, mais qui manque aussi cruellement d'originalité (tiens, encore un repas à la massacre à la tronçonneuse) et pas super bien rythmé.
2/6.
(Et bravo au projectionniste qui nous balance le film en 4/3 et qui pour le passer dans le bon format zoom en plein diffusion du film pour obtenir du 1.85., Image IPB )

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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#4 L'utilisateur est en ligne   The Octagon 

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Posté 15 août 2012 - 12:22

La bande annonce donne pas envie

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Julien H 

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Posté 15 août 2012 - 18:22

Belle ambiance, photo sublime, personnages classiques mais bien gérés, il mérite pourtant le coup d'oeil. Je suis particulièrement fan de ces univers, donc j'aime bien le genre mais là, j'ai trouvé que c'était quand même plutôt cool, surtout pour un film suisse qui n'avait pas forcément le budget de... euh, disons, Waterworld.

Bref, y'a rien de nouveau sous le soleil (de plomb) mais un univers plutôt bien appréhendé, des détails qui montrent que le film est réfléchi, bien pensé et une espèce de famille de fermiers bien flippante.
Moins bavard que The Road, presque tout aussi désespéré pourtant, les ficelles sont moins grosses.

Ce serait dommage de se priver d'un film de cette trempe, ama.

4/6

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Moody 

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Posté 16 août 2012 - 16:00

Digne d'un sympatoche DTV américain, ce film post-apo n'a pas à rougir.
Certes classique, ce moment de survie s'avère tout de même efficace et bien pensé.

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3,5/6
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   shogun 

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Posté 16 août 2012 - 16:39

Pareil, c'est sympatoche, l'ambiance post-apo est bien réussie.
Rien de transcendant mais cela reste un film correct.
J'ai surtout aimé la premiere partie du film, la 2eme étant un peu trop classique je trouve, plus "survival" que "survie".

3/6
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   JuLpM 

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Posté 17 août 2012 - 04:11

Pareil, la premiere partie est vraiment sympa, mais des que ca vire au survival ca m'a soule... perso dans un film pareil j'avais pas envie de voir une resucee de tout ce qu'on nous balance depuis un moment deja (cannibales blabla survie gros sales pas gentils tout ca).

3/6 pour la premiere partie qui annonce un film qu'il n'est pas (et qu'il aurait du etre).

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Julien H 

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Posté 19 août 2012 - 22:15

Question sans agressivité:
Qu'attendais-tu dans ce cas ? Notamment parce que bon, la troupe de gros méchants sans scrupules, c'est LE classique du post-apo. Il n'y a pas vraiment d'autres antagonistes dans un monde sans foi ni loi, en fait. Ce sont les seuls ennemis possibles: des sauvages qui profitent de l'absence de "contrôle sociétal" pour commettre des méfaits et survivre à leur manière.
D'où cet ennemi récurrent pour le genre car emblématique et même partie intégrante du paradigme post-apo... De fait, on en retrouve dans tous les films ou presque. Disons que ce type de méchant, c'est presque une figure imposée du post-apo, quoi.

Pour éviter cet aspect, on pourrai imaginer un film qui table sur le côté purement "survie" mais dans ce cas, suivre un petit groupe qui ne rencontre personne et passe sont temps à collecter de la flotte et de la bouffe pourrait aussi finalement lasser, question rythme et action.

Après, ça ne veut pas dire que Hell maîtrise son sujet, ce n'est pas ce que je dis (même si moi, je ne suis pas loin de le penser - une galerie pas originale mais qui répond à mes attentes).

#10 L'utilisateur est hors-ligne   JuLpM 

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Posté 20 août 2012 - 11:04

Tu prends The Road t'as pas ca...
Ce que je reproche finalement c'est que ca s'enlise dans des sentiers connus archiconnus et que ca n'apporte rien.
Et puis je savais pas que le post apo c'etait du survival...

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Julien H 

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Posté 20 août 2012 - 22:46

Voir le messageJuLpM, le 20 août 2012 - 11:04 , dit :

Tu prends The Road t'as pas ca...
Ce que je reproche finalement c'est que ca s'enlise dans des sentiers connus archiconnus et que ca n'apporte rien.
Et puis je savais pas que le post apo c'etait du survival...

Pour ta dernière phrase, j'ai l'impression que tu cèdes à l'ironie en sous-entendant que je me mélange les pinceaux entre les genres. Ce n'était pas obligé. Il me semble que j'ai pris suffisamment de gants pour te poser une question tout à fait courtoise. Ce n'est pas pour me faire casser en retour par des tentatives de décrédibilisation, même en sous-entendu.

Soit, je vais cependant prendre le temps de répondre. C'est un peu long, parce que j'ai eu envie de bien exposer mon point de vue, de l'étayer d'arguments et d'exemples. Ce sont deux genres que j'apprécie. Dans mes films préférés, il y a pas mal de post-apo (j'adore ces univers) et de survival (j'aime la tension qui se dégage des bons) donc je prends le temps de causer, avec passion.
Il va de soi que cela n'implique que mon point de vue et que je ne prétends pas qu'il fasse autorité en la matière.

Avant toute chose: je ne cherche pas à défendre le film et ses qualités ou défauts. Je ne fais qu'étayer mon point de vue selon lequel le survival fait partie intégrante (ou presque) du post-apo. Après, je ne dis pas que le traitement de Hell est original. Et je ne te reproche pas de ne pas apprécier le film.
Accordons-nous bien là-dessus: la partie survival du métrage est tout à fait classique. En cela, je comprends qu'elle puisse déplaire et je ne compte pas la défendre sur la question de sa qualité ou de son originalité. L'objet de la discussion, pour moi, n'est pas là.

Je pense savoir faire la différence entre survival et post-apo, je te remercie. Je vais essayer de le prouver par la suite, en évoquant mes définitions et quelques exemples. Mais non, contrairement à ce que tu sous-entends, je fais bel et bien la part des choses. Ce qui ne m'empêche pas de voir exister des liens très forts entre ces deux genres. C'était là l'objet de ma précédente intervention et l'origine même de ma question.

Tu évoques The Road en contre-exemple:
Désolé mais si, dans The Road, il y a de "ça" (du survival donc), à plusieurs reprises, même. C'est notamment un élément capital pour la tension qui règne tout au long du film. Ainsi, ils rencontrent des malfrats, en camion, armés et menaçants (l'homme est même sur le point d'expliquer comment se suicider à son fils, hein). Ils voient une femme et sa fille se faire attraper. Le héros et son fils essaient de s'enfuir d'une troupe aux moeurs proches de celles des fermiers de Hell, avec notamment la scène de la cave et son garde-manger... Où l'on découvre alors que les propriétaires des lieux partagent avec ceux de Hell les mêmes recettes de cuisine...
Et je pense que j'oublie d'autres séquences du genre, où la menace de méchants cannibales contraint les personnages principaux à fuir, à se cacher, à combattre ou autre...

Après, effectivement, comme je le souligne en évoquant une autre possibilité pour le genre, le film est plus axé sur la recherche de nourritures dans ses phases d'action (tout comme le bouquin d'ailleurs) et n'accorde pas autant d'importance à ces antagonistes sauvages que d'autres films du même genre. Et c'est aussi pour ça que finalement, il est un peu "contemplatif". Certains, j'ai pu le lire, l'ont même trouvé chiant (ce n'est pas mon cas mais c'est une critique récurrente). C'est là le danger d'un film post-apo orienté sur la recherche (un peu monotone finalement, pour celui qui attend que ça bouge un peu) de nourriture, comme je le souligne dans mon précédent post.

En ce qui concerne le post-apo et donc ton sous-entendu, je pense pourtant, après avoir vu et lu un petit paquet de post-apo, que le genre implique quand même assez souvent, voire systématiquement, du survival. Je pensais avoir suffisamment étayé mon point de vue pour éviter une réponse aussi lapidaire (d'ailleurs je n'ai pas dit que le post-apo était du survival mais que les deux partageaient certaines figures imposées, merci de faire l'effort de lire avec attention ce que je prends du temps à écrire avant de me répondre en trois phrases) mais soit, je vais détailler à nouveau en présentant ma définition du genre et en quoi celui-ci se rapproche très fortement du survival type:

Que ce soit pour trouver des ressources ou pour échapper à des antagonistes en roue libre question respect des lois, sens civique et moralité, les deux "genres" sont très fortement liés. Ils sont cousins germains, pour ainsi dire.

Courte définition (personnelle) du post-apo:
Le post-apo a pour particularité d'exposer des mondes où, après une catastrophe, les sociétés n'existent plus ou se reconstruisent lentement et différemment. Souvent, il s'agit d'un monde sauvage, sans police ni armée, peuplé de personnages dangereux car prêts à tout pour survivre, quitte à maltraiter, vendre, exploiter, détrousser ou bouffer son voisin. C'est la loi du plus fort et les rares sociétés qui commencent à se construire sont souvent basées sur des structures dictatoriales. Les véritables sociétés démocratiques sont plutôt rares et invariablement menacées par des ennemis brutaux (comme dans Mad Max 2, The Postman et même Absolom 2022, par exemple). Elles n'ont clairement pas le luxe de faire régner l'ordre en dehors de leurs limites territoriales toujours très restreintes.
Certaines fois, l'ensemble des sociétés présentées verse dans la dictature, comme dans Doomsday, qui alterne regroupement de cannibales dégénérés punks et société médiévale dirigée par un tyran.
Et bien évidemment, dans ce monde âpre, le héros fait des rencontres.

Souvent le post-apo est un peu un road-movie, qui permet de peindre cet univers peu à peu, par le biais de rencontres (je pense à The Road, à New York 97 et à Infectés, notamment). Parfois des rencontres positives, parfois des gens bien peu recommandables... Ce n'est pas l'unique forme de récit qu'on peut trouver mais disons qu'il y a plus d'un post-apo qui soit construit sur le mode du voyage, presque initiatique, prétexte au réal pour évoquer le monde dans lequel évoluent ses héros. Des héros souvent à la recherche d'un petit coin de paradis, la rumeur d'un endroit censé être protégé par l'armée, un nouveau gouvernement ou je ne sais quoi... Ils vont donc d'un point A à un point B, en rencontrant des gens en route et même des gens qui vont en sens inverse et cherchent à les décourager.
Fin de la courte définition personnelle.

Ce que je viens d'évoquer implique souvent des enjeux forts pour les personnages principaux (forts dans le sens de "nécessaire à leur survie"), comme trouver de la nourriture (il n' y a plus de centres commerciaux ou alors ils ont été pillés), se protéger des éléments naturels (il n'y a plus de motels ou cela peut être de simplement trouver sa route dans le désert), faire éventuellement confiance à des gens (pour réparer leur caisse ou leur indiquer un endroit ou dormir ou où trouver de la bouffe) et d'échapper à des salauds cannibales détrousseurs de cadavres et violeurs d'enfants (rayez la mention inutile si besoin).

Et là, clairement, on voit qu'il y a quand même des liens très forts avec le survival.

Courte définition personnelle du survival
Dans le survival, on a des personnages qui doivent se sortir vivants d'un endroit hostile, souvent désert, alors qu'ils sont pris en chasse ou retenus prisonniers par des autochtones souvent asociaux ou au moins désocialisés, vivant en communautés autarciques et pratiquant des moeurs souvent répréhensibles. Le héros doit leur échapper en ne comptant que sur lui car autour, il n'y a personne, pas de répresentant de l'ordre ou alors ces derniers sont de mèche avec les dégénérés. Il lui est souvent impossible de communiquer avec l'extérieur et il se retrouve en territoire dangereux et impitoyable où ses ennemis font la loi. Ils doivent donc se cacher, trouver de quoi bouffer et fuir vers la civilisation.
Souvent, ses ennemis en veulent à sa personne même puisqu'ils lui volent ses possessions et peuvent, ce qui arrive souvent, vouloir le becter.
Fin de la courte définition personnelle du survival.

Les dégénérés, les environnements sauvages ( et souvent très peu peuplés): l'hostilité du monde et des personnages rencontrés, qui vont de pair avec la disparition des gardes-fous sociétaux garants d'une certaine protection de l'individu. Dans les deux cas, inutile d'essayer d'appeler la police, soit elle n'existe plus (post-apo), soit elle est injoigniable (survival), soit elle est corrompue (les deux). Le héros doit clairement se défendre seul. Il ne peut compter que sur lui-même.
On peut même noter que dans les deux cas, l'ennemi maîtrise souvent mieux que lui l'environnement malgré l'hostilité de ce dernier. Le méchant a appris à y vivre, soit parce qu'il en est natif soit parce qu'il a su s'adapter. Les cannibales vivent dans les souterrains dans New York 97(post-apo), la famille de Papa Jupiter connaît bien les lieux dans la Colline a des yeux(survival)...

Personnellement, je retrouve là dedans une bonne partie de ce que peut contenir Délivrance, Sans Retour, La Colline a des yeux, Détour Mortel, Vertige ou Massacre à la tronçonneuse, pour ne citer qu'eux. Ce sont pourtant des survival et non des films post-apo.

Pour résumer : dans un survival comme dans un post-apo, le personnage principal est souvent soumis aux mêmes menaces, aux mêmes enjeux: environnement et ennemis. Cela rapproche, pour moi, les deux genres cinématographiques.
En gros, le héros est isolé dans un monde hostile et il doit éviter de se faire bouffer (l'ensemble des références que j'ai cité pour les deux genres, ou presque - car il y a évidemment quelques variantes, et heureusement) ou de crever dans la nature.

Bien évidemment, les deux genres ne sont pas pour autant jumeaux (puisque j'ai proposé qu'ils soient considérés comme cousins) et il existe bien des différences entre les deux. Je ne compte pas les lister ici, ce n'est pas mon propos.

Seul le western peut éventuellement être rapproché aussi fortement du post-apo que le survival. Et là encore, on retrouve les mêmes ingrédients, les cannibales en moins, souvent remplacés par des salauds barbus ne respectant rien car faisant la loi à l'ouest du Pécos (mais ne bouffant quand même pas de la chair humaine, j'en conviens, à l'exception de Vorace, notamment et de Cannibal the Musical, mais là, je vais un peu trop loin). L'exemple le plus frappant étant Le Livre d'Eli, un film qui mélange justement les deux genres en recoupant les problématiques qui sont associées à chacun d'eux et celles qu'ils ont en commun.

Et évidemment le films de zombies, qui contient souvent tout ce que j'ai évoqué ou presque, intègre lui aussi des enjeux souvent proches aux deux genres. Disons qu'il en constitue même le mélange parfait. Car je pense qu'on sera d'accord sur le fait qu'une invasion de zombie a souvent des allures d'apocalypse et pousse les personnages à survivre. Je pense notamment à l'oeuvre foisonnante de Romero et de ses disciples mais aussi à Stakeland(même si ce sont des vampires en fait). Zombies ou infectés, comme dans 28 Jours plus tard, par exemple.

Je ne me souviens réellement pas de films ou d'oeuvres post-apo où il était surtout question d'espionnage, de romantisme, de séduction, de jeux sociaux à la cour d'un monarque, de kung-fu, d'ésotérisme, de chronique judiciaire, de terrorisme, de huis-clos, d'enquête criminelle, de polar, de comédie, de quiproquos, de géopolitique, de psychanalyse, d'humour ou autre. Non pas qu'un quelconque ingrédient parmi ceux que je viens de citer ne soit jamais intégré mais disons qu'ils ne constituent pas, il me semble, les composants principaux de l'intrigue et du setting.
Le survival, si. Les héros luttent pour la même chose et contre le même genre d'ennemis dans le survival et le post-apo.

Mais je serais ravi que tu me démontres que je me trompe. Et je peux tout à fait me tromper, j'aime le genre mais n'en suis clairement pas un spécialiste. Et aussi parce que je pense réellement que les contre-exemples existent.
Je ne peux que t'encourager à étayer ton point de vue, trop brièvement exposé pour vraiment saisir comment tu appréhendes le post-apo et ce qui le constitue, selon moi. En effet, cela peut éventuellement être intéressant de confronter nos définitions du genre, visiblement à l'origine de nos appréciations dissemblables quant au film Hell.
Dans ton post précédent tu évoques ta déception et surtout ce que le film, je te cite, "aurait dû être". Je serais curieux de lire ce que cela signifie.
Car en dehors de la pratique de l'ironie facile et de l'esquive, c'est aussi ça l'intérêt de discuter. Tu m'excuseras cette dernière phrase certes un peu sèche qui se veut ma réponse à ta conclusion lapidaire.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   JuLpM 

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Posté 21 août 2012 - 05:39

Bon.
Qu'on soit clair.
Si j'ai fait trois lignes, c'est parce que 1/ je suis au taf (et que malgre tout j'ai un peu de boulot, mais c'est surtout parce que ca serait abuse de te faire un roman au boulot). et 2/ p'tin j'ai oublie (je sens que la discussion va etre courte si j'oublie ce sur quoi je veux argumenter...)
Treves de gallejades.

Clairement j'ai des choses a dire sur le genre, que je trouve formidable (le post-apo est pour moi quelque chose de tres contemporain), mais j'ai juste du mal a me concentrer sur ce que je veux dire et souvent ca part en sucette.

Mais j'ai trouve ton post tres tres interessant, et vu que tu as fait un effort enorme pour repondre d'une maniere tres bien construite a un post de trois lignes (dont une clairement ironique mais pas mechante loin de la), je vais faire de mon mieux pour enrichir cette discussion sur la base d'un film qui aurait du etre "autre".

Pourquoi j'ai dit ca?
Toute la premiere partie laisse entendre que l'on va se retrouver devant un film type road movie dans un monde post-apo donc, avec des peripeties qui feront de leur chemin en voiture le coeur du film. Or, apres une premiere partie rondement menee, on tombe dans les cliches du survival. Et c'est la que pour moi ca peche enormement.

Pourquoi?
Le post-apo pour moi, c'est un genre tres interessant, parce qu'il met en scene un groupe de personnes devant survivre dans un environnement qui n'est plus celui qu'il connaissait, mais dans un environnement hostile (puisqu'hors des normes du monde dans lequel ils vivaient avant) ou des peripeties diverses et varies peuvent leur arriver.
Et donc pas forcement du survival, qui pour moi est l'histoire d'une ou d'un groupe de personnes qui doivent se sortir d'une situation ou leur vie est en danger, et est mise en danger non pas par l'environnement dans lequel ils se trouvent (et le contre exemple parfait de ce que je dis est The Ruins ou c'est l'enviromment, la nature, le danger) mais bel et bien des individus (des humains en general), qui sont donc leurs egaux. En gros le post-apo n'est pas forcement un survival.

Et donc c'est la que le film prend une direction qui ne me convient pas, parce que je m'attendais a un developpement plus du style de The Road (que je cite sans honte en speed sans developper).

Alors effectivement, c'est dur le post-apo, parce que finalement que peut on y faire? Selon moi:
- un trip a la Walking Dead ou un groupe de survivants tente de survivre dans un environnement totalement nouveau et dangereux a tous niveaux (zombies mais aussi et surtout les humains eux memes qui sont des loups pour eux meme), et qui donc n'en finit pas (ce qui amene a une fin ouverte dans un film) ou
- un survival qui montre les deviances du genre humain quand ils se retrouvent dans des situations extremes, et donc finit avec une situation "j'ai survecu/j'ai mouru" face a l'autre

J'ai pas vu autant de films post apo que toi, et c'est peut etre pour ca que, sachant a quoi t'attendre, tu as ete moins decu. Mais le peu que j'en ai vu et l'idee que j'en ai est totalement differente.

Parce que du survival, j'ai pas besoin d'un film post-apo pour en voir. Et ce concept set pour moi tellement puissant que ca me blase de le voir retomber dans un genre ecule au possible (et franchement, la partie survival a beau etre sympa, elle apporte rien). Et c'est pour ca que je dis que ca gache le film. Parce que partir d'un concept aussi genial pour n'en faire qu'un pretexte a un film survival lambda, bah ca m'a laisse non seulement sur ma faim, mais sur le cul d'avoir ruine l'univers cree pour en faire ca.

Et donc j'attends quoi du film post apo?
- une reflexion sur la condition humaine
- la difficulte de survivre dans un univers qui n'est plus sous notre controle (The Road)
- la tentative de reconstruire un monde nouveau a partir de rien (The Walking Dead)
- voir la survie tout simplement de personnages banaux
- un road movie pour tenter d'arriver quelque part (Infectes)
- de sauver le monde (Roman's Ark - short - http://www.shortfilm....com/film/3541/)
- ...
Y a tellement de possibilites je trouve.

La finalite d'un film post-apo c'est quoi? Montrer que dans un monde que l'on ne connait pas / que l'on ne controle pas, l'homme a du mal a survivre et doit s'adapter coute que coute. Dans ce sens il y a tellement plus a faire que Hell (qui pourtant montre exactement ca, mais utilisant un genre - le survival - qui ne m'apporte rien).


Bon, je me suis beaucoup repete je pense, et j'espere que tu vois l'idee vers laquelle je me dirige.

Desole du sarcasme de la derniere fois, j'espere que ce post t'auras montre qu'il n'y avait aucune mauvaise intention et que moi aussi j'aime le genre ;)

Allez, je te passe la balle, a toi de jouer :)

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