Mad Movies: Renny Harlin - Réalisateur de Néanderthal - Mad Movies

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Renny Harlin - Réalisateur de Néanderthal Gloire et décadence d'un bourrin

#1 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 10 août 2006 - 17:24

Renny Harlin, de son vrai nom Renny Lauri Mauritz Harjola, est un réalisateur et producteur finlandais né le 15 mars 1959 à Riihimäki (Finlande)
Voici l'unique ligne consacré à Renny Harlin dans Wikipédia! Scandaleux.
Abattons l'injustice et rendons à Renny ce qui lui est dû
Image IPB

Renny nait donc dans ce beau pays qu'est la Finlande, patrie immortelle de Jari Litmanen et des conducteurs de rallye, pays au confins de l'Europe qui jouxte l'empire Russe. Un pays de gens qu'on devine dur au mal, ou on se les péle, ou se tromper de direction en allant acheter des clopes peut signifier la mort par glaciation, ou les gamins de 5 ans tiennent l'Aquavit... Bref un pays d'Hommes de vrais qui aiment tout faire peter parce que ca réchauffe, et c'est joli.

Après un premier film inconnu répondant au doux nom de Huostaanotto, Renny se fait remarquer et enchaine dés 85-86 sur un film tourné en Finlande avec trois acteurs américains (et en langue anglaise donc des capitaux US?), Born American, qui témoigne de la sensibilité à fleur de peau d'Harlin.
3 jeunes américains un peu cons se retrouvent en Finlande pour tourisme. Il ne trouvent évidemment rien de mieux que de traverser la frontiére soviétique "pour déconner" Image IPB Ils rigolent un bon coup avant de se faire repérer et poursuivre par l'armée locale: Ils se réfugient dans un village local mais sont évidemment accusés de viol et meurtre par les paysans du patelin -mais croise une jolie soviétique en route- avant d'être capturé et envoyé dans un goulag... d'ou ils n'auront de cesse de s'échapper.
Nos trois touristes sont emmenés par le blond et somewhat-sosie de Kiefer Sutherland Mike Norris, fils de Chuck le Poilu, une prémonition pour Renny.
Image IPB

Bon que dire sur ce Born American qui existe en Z2 4/3 VF (Acheté pour ma part en Belgique dans un bazar plein de films tout péraves en DVD pour 3 Euros)? Il remplit le parfait cahier des charges, avec touristes ricains têtes à baffes, agent du KGB sadique et queutard, prison inhumaine... Bon Renny à déjà quelques penchants portnawakesque bien affirmé, le héros s'en sortira grace à un agent de la CIA black qui se cache à l'intérieur de la prison (en plus d'être emprisonné) Image IPB et l'un des protagonistes finira dans "les niveaux inférieurs" (les prisonniers les plus tarés sans surveillance) pour prendre part au "jeu" qui rend fou, une sorte de jeu d'échec géant avec pions humains qui se tapent sur la gueule (gné?) et dont on ne voit malheureusement pas assez.
Bon au final la pyrotechnie est pas faramineuse et l'action pauvrette mais ca se laisse regarder de bout en bout.

Ce premier test lui permet de continuer sa longue ascension dans la hiérarchie des réalisateurs et il enchaine sur Prison et Freddy 4 que je n'ai pas vu, donc ce sera à vous d'écrire ces chapitres là.
Et la, promotion éclair pour le gars Renny, qui se retrouve soudainement bombardé aux commandes de Die Hard 2, ou il sort plus qu'honorablement, livrant certes le film le plus faible de la trilogie (enfin jusqu'a la sortie de Live Free and Die Hard Image IPB ) , mais malgré une copie sympathique, ultra-bourrine et qui applique une méthode simple: On fait tout comme le 1, mais en plus: plus d'explosions, plus de morts, plus de terroristes. Harlin va même jusqu'a reprendre un gimmick de McT (Le crash zoom sur l'antenne satellite, copie collé de celui sur le scotch à la fin de DH)... Donc on s'amuse beaucoup avec Willis, Franco Nero, William Sadler et Dennis Franz dans ce film d'action aussi bon qu'il est con, et qui s'avére même parfois prenant (lorsque Willis tente de sauver un avion aux instruments sabotés).
Consécration!

Harlin enchaine sur les aventures de Ford Fairlane, que je n'ai pas vu non plus.

Puis ensuite sur un autre titre de gloire, Cliffhanger, qui relance momentanément la carriére de Sly. La aussi, sans atteindre un niveau extraordinaire, Harlin nous livre un bon film d'action, avec son lot de scénes pas mal, exploitant relativement bien son cadre (Milleur film d'actions américain en montagne avec le quelque peu golio Vertical limit?). Le film fait grand bruit à l'époque, et même si il supporte un peu mal l'épreuve du temps, avec Lightow dans le role d'un psycho très psycho... Heureusement il y a aussi Michael Rooker et une scéne vraiment excellente, celle de l'avion contenant le pognon, ou le traitre n'est pas forcément celui que l'on croit (Démasticage d'un jet privé à coup de mini-uzi oh oui!).

Bref tout va dans le meilleur des mondes pour notre finlandais preféré... Mais il ne le sait pas encore: L'Ile aux Pirates sera son Apocalypse Now à lui...

A SUIVRE


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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Bret Gimson 

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  Posté 10 août 2006 - 17:29

Renny Harlin, le spécialiste (avec Tony Scott) des films rigolos à voir une fois au moment de leur sortie mais qui ne supportent pas une re-vision. C'est laid, mal fichu et ça vieillit très mal. Au revoir à jamais reste son film qui me frustre le plus, le script aurait mérité un traitement moins indigent. Ford Fairlane est très rigolo - c'est surement son meilleur film - mais tient difficilement la longueur. Le reste est totalement dispensable, on peut vivre et mourir sereinement sans y jamais avoir jeté un oeil.

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#3 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 10 août 2006 - 20:28

CITATION(Bret Gimson @ 10 8 2006 - 17:29) <{POST_SNAPBACK}>
Renny Harlin, le spécialiste (avec Tony Scott) des films rigolos à voir une fois au moment de leur sortie mais qui ne supportent pas une re-vision.
Cette provocation me laisse sans voix (l'association complètement déplacée avec Tony Scott est la preuve d'une très grande maîtrise dans l'art de la perfidie).
CITATION(Bret Gimson @ 10 8 2006 - 17:29) <{POST_SNAPBACK}>
Le reste est totalement dispensable, on peut vivre et mourir sereinement sans y jamais avoir jeté un oeil.
Je me trompe ou cette phrase ne veut rien dire ?

Plus sérieusement, chapeau bas à LMD pour cette initiative majeure. J'espère juste que tu nous épargneras le couplet convenu "Au Revoir A Jamais = chef d'oeuvre because Shane Black" (une pompe éhontée de la BD XIII, j'appelle pas vraiment ça le script du siècle à la base et ce qui transcende le film, c'est l'alchimie entre le metteur en scène et son actrice principale de femme, et certainement pas quelques punchlines bien senties) et que tu sauras rendre à Lauri l'hommage qu'il mérite (si lui n'est pas un Mad cinéaste, ben je sais pas qui l'est du coup). Avec une petite pensée émue pour son chef d'oeuvre méconnu, Die Hard 2, monument qui repousse tout naturellement les frontières du too much, du n'importe quoi et de la suspension d'incrédulité sans même s'en rendre compte. Et aussi pour L'Exorciste The Beginning, film d'auteur à moitié raté mais 100% sincère (@ BigM : venir me préciser que la phrase précédente ne veut rien dire non plus serait un manque de classe indigne de toi)

@ LMD : Ford Fairlane est un must !
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 10 août 2006 - 21:33

Notre brave finlandais aurait il pris la grosse tête? Ou s'est il juste retrouvé dans une production chaotique? l'Ile aux Pirates marque la premiére collaboration entre Harlin et sa femme, Geena Davis qui interpréte ici une pirate à la recherche d'un trésor. Voulant à tout prix signer un film épique, Harlin finit par engloutir des sommes colossales dans son machin, le budget final restant assez flou mais oscillant près la barre des 100 millions, une somme assez importante à l'époque: insensible à sa rustre poésie qui l'a poussé à avoir des boulets de canon explosifs (ce qui n'existait pas...), les critiques taillent en piéces le film et le public se presse pas pour aller le voir (10 millions de recettes aux States, 172000 entrées France). A peine sorti du résultat mitigé de Showgirls, la Carolco, productrice de Rambo, Total Recall, Terminator 2 et Basic Instinct, fait faillite. A tout malheur quelque chose est bon: Harlin rentre dans le panthéon restreint des cinéastes ayant coulé leur prod, auprés de Cimino et de la porte du Paradis.

Mais Renny ne lache pas le morceau et réalise dans la foulée Au Revoir A Jamais, toujours avec sa femme en tête d'affiche. Scénarisé par Shane Black, Au Revoir... est exactement le script qu'il fallait à Harlin: Une femme forte, des exagérations bien dans sa veine, et des explosions dans tous les sens! Nous contant l'histoire d'une mére au foyer qui découvre qu'elle est en fait une super assassine d'état, The Long Kiss Goodnight constitue une des réussites majeures de son réalisateur, le script de Black étant exactement dans le bon ton: on défouraille et on fait tout peter, Geena Davis massacre des terroristes en patins à glace, péte la nuque d'un renne à mains nues ou massacre un cas avec un plat à tarte, "bien" aidé par un détéctive looser black joué par Samuel Jackson. Les bonnes répliques fusent, on a droit à un baiser Davis-Jackson (pas le premier d'Hollywood mais ca reste assez rare pour être signalé) et on ne s'ennuie pas dans ce qui reste un des meilleurs actioners US des années 90. Bien sur, on peut être frustré par le fait que le film n'exploite pas son plein potentiel mais au final le résultat est assez inespéré.
Pas de bol, deuxiéme méga-bide: Geena Davis ne jouera plus dans rien pendant trois ans (Stuart Little 1 et 2) et finit par retourner à la TV. Quand à Renny,son état de grace est terminé...

Après trois ans de pain noir, on lui colle dans les pattes Deep Blue Sea, une histoire de requins très intelligents qui vont bouffer les scientifiques qui les ont crées. Peur Bleue, c'est un peu le film de la déchéance pour Renny Harlin, avec ces requins qui selon les séquences font 20 métres ou seulement 5, comme dans n'importe quel vulgaire "Python" de Direct to Video. Enchainant les péripéties toute plus stupides que les autres avec une série de personnages/acteurs tous plus indigents les uns que les autres (Sauf LL Cool J, pas de bol, il a le perso le plus craignos, le cuistot qui se balade avec un perroquet), Deep Blue Sea n'a pour lui que de massacrer son cast -stars en premier- et des idées complétement débiles (Vous vous êtes déjà demandé comment on tuait un requin dans un four?), ce qui n'est finalement pas si mal, le film s'appréciant bien comme un gros plaisir coupable.

Les oiseaux secache pour mourir... ou faire des films ensemble. Sly, dont on avait cru qu'il remontait la pente, est à nouveau has been. Alors pourquoi pas remettreca avec le réa de Cliffhanger?
Driven c'est un peu une histoire à la Rocky dans la formule 1, qui passione Sly parait il. Mais heureusement point de naturalisme ici, Harlin se charge de rendre tout ca poétique: en cuise de portrait réaliste du sport auto, on a donc une course poursuite de F1 en ville avec jupes qui se soulévent, des CGIkipu -une constante chez le réa...-, un casting largué et des péripéties propre à péter la suspension d'incrédulité du spectateur le plus cool, comme lorsqu'un pilote fait un 180° et roule dans le sens opposé de la course pour aider son pote blessé. Et quand ce ne sont pas des scénes d'actions affreuses, le film nous assome avec un script et des persos plus clichés tu meurs (filmé comme les courses) et une "philosophie" qui ne vaut pas celle de Marcel au comptoir du Balto Harlin se vautre dans la fange et la décadence...
Comme avec les Pirates, Harlin est trop en avance: ce seront les F&F et autre Torque (qui repompe même les plans de jupe qui se souléve, vandales!) qui ramasseront la mise des grosses cylindrées et des petits cerveaux.

Malgré tout, notre homme simple continue son chemin de croix avec Mindhunters, que notre Nekkophile à bien résumé: "Le film vaut 0 mais c'est souvent hilarant de voir un bourrin s'essayer à la manipulation à partir d'un script aussi con". Invisible pendant plus d'un an, ce qui excita la curiosité de tout les fans de cinéma de genre, Profession Profiler balance donc une poignée de profilers sur une ile test pour un exercice grandeur nature dirigé par Val Kilmer. Mais accrochez vous: il y a un serial killer parmi les profilers!
Et voici donc Renny tentant de nous maintenir en haleine sur ce thriller mal écrit. Mais comme y a rien à faire péter, il se contente de super plans de derriére le cadran de l'horloge. Heureusement un serial killer catue, donc il se lache sur les scénes de meurtres, toutes invraisemblables et connes mais particuliérement jouissives -et un peu gore-. Une nouvelle fois le cast est aux abonnés absents sauf LL Cool J et le tout se finit par un gunfight sous marin. Ah Harlin, c'est comme ca qu'on t'aime.

Après avoir été propulsé par une de ces décisions magiques des studios Hollywoodiens à la tête du reshoot/remontage de l'Exorciste 4 de Schrader, Renny prépare donc The Covenant (voir Previews), qui lui aussi s'annonce bien gratiné: En gros la bande annonce nous promet un cocktail David De Coteau (des jeunes males imberbes dans un jacuzzis dotés de pouvoir magiques) + CGI foireux + kolossale finesse (une jupe soulevé par les puissances magiques) + Boum boum je fais tout exploser Harlin style. Bref un Z avec du fric, car c'est bien dans ce ciné là que l'homme qui venait du froid peut le mieux exprimer son mot d'ordre: Plus c'est con, plus c'est bon!
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   profondo rosso 

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Posté 10 août 2006 - 21:54

un des tres bon actionner des 90's qui nous a servis plusieurs petites bombe d'efficacité à l'époque Die Hard 2, Cliffhanger l'un des meilleurs Stallone et cette petite bombe qu'est Au revoir à jamais. j'ai pas revu L'ile au Pirate depuis tres longtmeps mais j'en gardais un tres bon souvenir.
Après c'est moins glorieux mais suffisament fun et débile pour etre apprecié comme un plaisir coupable "Driven" vu en salle reste un grand moment de rigolade avec tout le public plié en quatre devant tant de péripéties "autre". Pas vu l'exorciste au commencement mais ça avait l'air gratiné aussi.

#6 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 11 août 2006 - 10:07

Si ses meilleurs films sont à chercher du côté de Au Revoir A Jamais & de L'Ile Aux Pirates, qu'il a fait avec et pour sa femme Geena Davis (quelle belle et noble motivation !) et où il fait la preuve de talents réels pour la mise en scène (surtout pour le premier, parce que je me souviens avoir apprécié le second comme un bon démarquage picaresque, léger et rigolo sur le thème des Monkey Island mais je serais moins catégorique sur la "virtuosité" de l'ensemble parce que mes souvenirs à ce sujet sont moins fiables), curieusement, son film le plus emblématique (et celui qui se prête parfaitement à des revisionnages en boucle, n'en déplaise au gros monstre), je crois que c'est Peur Bleue. Il ne me viendrait pas une seconde à l'esprit de bouder mon plaisir sous le prétexte que la taille des requins en images de synthèse varie d'un plan à l'autre (ce genre de pinaillage de second ordre a t-il le moindre intérêt, d'ailleurs ninja.gif ?). Par contre, effectivement, on peut admettre que Driven a un petit côté embarrassant ; même si des fulgurances géniales (mais malheureusement trop élitistes pour être appréciées à leur juste valeur, je pense bien sûr à la scène de la pièce de monnaie ou aux expérimentation à base de gouttes d'eau numériques) rattrapent de toute facon l'entreprise (comme toujours chez Renny Harlin). L'Exorciste Au Commencement, quant à lui, mérite débat contradictoire car cette oeuvre, complexe, a les défauts de ses qualités ( icon_mrgreen.gif ).

Je regrette de ne toujours pas avoir vu Mindhunters (mais pour ce cas précis, peut être que je me berce d'illusions...)
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 11 août 2006 - 10:24

Ah non tu vas bien rigoler à Mindhunters, c'est très bête don assez drôle, et quand le serial killer se met au boulot, c'est un festival d'idées-conno-jouissivo-bourrines... Pour Deep Blue Sea c'est pas du pinaillage dans le sens ou ca tue quand même un peu le film, puisqu'un coup on a l'impression que les requins font 20 à 30 métres, et puis après tu les vois naviguer sans probléme dans un couloir de deux métres de large. Ca m'évoque Python et son serpent qui au gré des besoins du réalisateur fait 40 métres de long OU peut se cacher derriére une rangée de cartons dans un garage tout ce qu'il y a de plus banal icon_mrgreen.gif je kiffe.

Bon j'aime bien mater Driven, Deep Blue Sea ou Mindhunters mais ca vole pas super haut malgré tout, je trouve que ca ressemble à du Z pété de thunes, et c'est en ça que je trouve le Harlin attachant, à défaut d'être doué. Je trouve aussi que son cinéma à un petit coté "rustique" pas désagréable: il filme pas génialement mais c'est moins crispant que tous les rejetons de Bay genre Sena, West, Fuqua... et il livre toujours son quota d'action (hors sujet!) ce qui évite par exemple à Mindhunters d'etre un nouveau D-Tox (sur un sujet similaire).

Pour The Long Kiss... difficile de nier que le scénar de Shane Black à du quand même pas mal relever la sauce, sur ce qui concerne les répliques et les personnages. Après bien sur, ca marche bien parce que ca colle au style de Harlin qui en profite pour tout faire péter (Le final est un modéle du genre avec le "méchant qui veut pas crever").
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#8 KRISSS*

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Posté 11 août 2006 - 10:52

ben moi quand j'ai vu mindhunter, j'ai surtout vu un meutre génial et bien crade, puis ça va en decrescendo de meurtes en meurtres et le final est bourrin mais complètement minable, en fait le truc à sauver dans ce film c'est de voir le top du casting se faire tuer quand on s'y attend pas un peu comme jakson dans Peu bleue, y a que pour ça que j'aime Harlin ( et pour die hard 2 et au revoir à jamais, mais la il a été bien aidé).

#9 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 11 août 2006 - 11:09

Au sujet des connexions Harlin-Black, peut être serait il judicieux d'étudier la possibilités de passerelles dans l'autre sens, c'est à dire de chercher si Shane Black's Kiss Kiss Bang Bang ne recyclerait pas quelques concepts de fond de Ford Fairlane ; en particulier l'approche ultra classique dans le cadre du film d'enquête de "détective" et qui consiste à faire de la mise en perspective référentielle autour des aventures picaresques (et plus ou moins imbitables blink.gif ) d'un anti-héros. Il y a quand même dans ce cas de figure bien précis un fond commun assez caractérisé qui résonne dans ces 02 oeuvres. En tout cas, la question me semble intéressante, non ?

Mais bon, si j'écris ça, c'est probablement parce que ca m'agace à titre personnel de toujours lire (au moins de manière sous entendue) que le mérite de la réussite de Au Revoir A Jamais revient en grande partie à Shane Black. Oki, si ca veut pas dire "et pas à Renny Harlin", parce que dans ce cas, ca serait tout simplement faux (et pas très gentil vis à vis du finlandais, en plus). Et puis franchement, je vois pas en quoi le script de ce film est si génial que ça, pas plus que je me souviens d'une des punchlines de ce film, soit disant anthologiques chez S. Black. Et c'est pas lui qui a fait de Samuel L. Jackson ou de Geena Davis les bons acteurs qu'ils sont, hein...

Sinon, qu'en est-il de son Grand Projet de film sur les Vickings, au fait ?
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 11 août 2006 - 11:28

Alley Agent: Good evening, pretty lady. How 'bout some company?
Charlie: No thanks. I'm saving myself 'til I get raped.

Nathan: Alice, please. Your dog, Alice. It and my appetite are mutually exclusive.
Alice: Well, what's wrong with the dog?
Nathan: Simple. He's been licking his asshole for the last three straight hours. I submit to you that there is nothing there worth more than an hour's attention. I should think that whatever he is attempting to dislodge is either gone for good, or there to stay. Wouldn't you agree?

Charlie: Easy, sport. Got myself out of Beirut once, I think I can get out of New Jersey.
Mitch Henessey: Yeah, well don't be so sure. Others have tried and failed. The entire population, in fact.

Une compil
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   Bret Gimson 

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  Posté 11 août 2006 - 12:17

CITATION(francesco @ 11 8 2006 - 11:09) <{POST_SNAPBACK}>
Au sujet des connexions Harlin-Black, peut être serait il judicieux d'étudier la possibilités de passerelles dans l'autre sens, c'est à dire de chercher si Shane Black's Kiss Kiss Bang Bang ne recyclerait pas quelques concepts de fond de Ford Fairlane ; en particulier l'approche ultra classique dans le cadre du film d'enquête de "détective" et qui consiste à faire de la mise en perspective référentielle autour des aventures picaresques (et plus ou moins imbitables blink.gif ) d'un anti-héros. Il y a quand même dans ce cas de figure bien précis un fond commun assez caractérisé qui résonne dans ces 02 oeuvres. En tout cas, la question me semble intéressante, non ?


Certes, mais je doute qu'il ne soit judicieux de chercher les origines du pastiche chandlerien dans le film de Renny Harlin. Le recyclage picaresque du roman noir - idée dérivée je crois de la sensation de bordel total des intrigues foutoir à tiroirs de Chandler - est un exercice pratiqué en littérature bien avant les années '80 hein. Mais comme chacun sait le cinéma a 100 ans de retard sur tous les autres arts narratifs et je dois bien admettre que même le film de Black me semble largement en sous-régime, si je le compare mentalement à ce que j'ai pu lire ça et là en terme de polar post-moderne.
En outre, Francesco, si tu veux pousser plus avant l'analyse post-conceptuelle, je te rétorquerai que la narration blackienne a depuis longtemps intégré la dimension picaro-nawak du post modernisme policier : remate L'arme Fatale si tu veux t'en convaincre - et j'enfonce le clou tiens : les films de Harlin ne sont t-ils pas des sous Lethal Weapon ? Des dérives fades du film de Donner, des tentatives vaines et wannabee d'imiter son côté non-stop-action ? Dans la guerre du "c'est moi que j'l'ai dit en premier", je crois que c'est bel et bien Shane Black qui l'emporte

J'admets que les films de Harlin se laissent pour la plupart regarder, voir même suivre avec une excitation certaine. J'ai par contre beaucoup de mal avec son manque de sens du détail (voilà une chose qui ne pardonne pas à la revoyure : le bâclage) et j'ai beaucoup - mais alors vraiment beaucoup - de mal à comprendre le sens de l'équation "débile+con =fun"; cela me parait être la porte ouverte à toutes les fenêtres!

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#12 L'utilisateur est hors-ligne   francesco 

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Posté 11 août 2006 - 13:36

CITATION(Bret Gimson @ 11 8 2006 - 12:17) <{POST_SNAPBACK}>
Certes, mais je doute qu'il ne soit judicieux de chercher les origines du pastiche chandlerien dans le film de Renny Harlin. Le recyclage picaresque du roman noir - idée dérivée je crois de la sensation de bordel total des intrigues foutoir à tiroirs de Chandler - est un exercice pratiqué en littérature bien avant les années '80 hein. Mais comme chacun sait le cinéma a 100 ans de retard sur tous les autres arts narratifs

Oula. Tu commences à globaliser (mais pourquoi pas, hein) là où je ne voyais qu'un "cas de figure bien précis" et un parallèle ponctuel entre 02 films étant données les "connexions" plus ou moins réelles entre les 02 intervenants de ces films (sans réelles conclusions, faut pas exagérer non plus hein quoique c'est pas non plus complètement improbable même si on saura jamais de toute facon sweat.gif). Pour cette histoire du recyclage de Chandler au ciné (je te fais confiance sur le fait que "le film d'enquête de detective loser avec narration par le perso principal" puisse être qualifié de "Chandlerien", étant donné que je n'ai pas souvenir d'avoir lu un de ses romans icon_mrgreen.gif ), je suis clairement d'accord avec toi (sauf sur le coup du cinéma en tant qu'art narratif à la traîne des autres, mais je suppose avec un soupcon d'incertitude lié à ma naiveté maladive qu'il s'agit encore d'un trait d'esprit ironique dont tu as le secret) puisque comme je l'écrivais, il s'agit (déjà) au ciné (malgré son retard en tant que support narratif, faut croire) d'une "approche ultra-classique" (je voulais même écrire que ca participait de la tarte à la crème, mais je me suis retenu). Donc ni Harlin ni Black n'ont inventé quoique ce soit dans ce domaine, ca se saurait sinon (et pour la petite polémique, je me demande combien de fois Shane Black s'est visionné After Hours en boucle avant de se lancer dans la création de son dernier film, même si je suis sûr qu'on peut remonter encore plus loin comme ça de quelques dizaines d'années dans le jeu des références...). Mais de toute facon, je ne visais pas du tout les généralités dans lesquelles tu t'es lancé suite à mon post...

CITATION(Bret Gimson @ 11 8 2006 - 12:17) <{POST_SNAPBACK}>
les films de Harlin ne sont t-ils pas des sous Lethal Weapon ? Des dérives fades du film de Donner, des tentatives vaines et wannabee d'imiter son côté non-stop-action ?

Non (WTF ?). De toute facon, si je te suis bien, cet argument s'appliquerait surtout au film scénarisé par Black, et on aurait alors un problème de redite au niveau du script et de la manière de caractériser les persos, non ? Je comprend pas bien ce que tu veux dire, en réalité (désolé mellow.gif).

CITATION(Bret Gimson @ 11 8 2006 - 12:17) <{POST_SNAPBACK}>
lj'ai beaucoup - mais alors vraiment beaucoup - de mal à comprendre le sens de l'équation "débile+con =fun"

Disons qu'Harlin est un cas particulier d'application de cette équation et que le résultat vaut le coup (je suis pas sûr d'être extrêmement convainquant là icon_mrgreen.gif )
"Toutes les femmes de ta vie / En moi réunies / Ton âme soeur, ton égérie / Parfois ta meilleure ennemie.
Toutes les femmes de ta vie / Glamour ou sexy / L'héroïne de tes envies / Je suis toutes les femmes, tu vois, toutes les femmes de ta vie." (L5)

#13 L'utilisateur est hors-ligne   LMD 

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Posté 11 août 2006 - 15:32

CITATION(Bret Gimson @ 11 8 2006 - 12:17) <{POST_SNAPBACK}>
J'admets que les films de Harlin se laissent pour la plupart regarder, voir même suivre avec une excitation certaine. J'ai par contre beaucoup de mal avec son manque de sens du détail (voilà une chose qui ne pardonne pas à la revoyure : le bâclage) et j'ai beaucoup - mais alors vraiment beaucoup - de mal à comprendre le sens de l'équation "débile+con =fun"; cela me parait être la porte ouverte à toutes les fenêtres!


Bah pour faire simple c'est la limousine du Z! Bon ca veut dire qu'on aime le Z aussi, je concois que ce ne soit pas le cas... C'est pas du cinéma qui rentrera dans l'histoire (la grande ou même la petite), on est d'accord je pense.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   Dr Rabbitfoot 

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Posté 11 août 2006 - 17:48

J'aime bien en général les films de Harlin, mais je ne sais pas trop quoi penser du réalisateur lui-même ...

Je pense que le film que je préfère est Peur bleue, c'est serré, direct, brutal et rigolo, même les persos clichés sont bien torchés, le genre de films qui donne la patate.
Après cela, Die Hard 2, Au Revoir à Jamais ou Cliffhanger ça vaut un bon 4/6, du bon actionner bourrin qui vaut son ticket de cinoche (ou son DVD). Mais la question est : qu'est-ce qui est du au talent de Harlin là-dedans ? Sur Au Revoir à Jamais il y a de vrais choix de mise en scène, mais les deux autres auraient-ils été très différents avec un autre "faiseur" à la place de Harlin ? Pas si sur ...

Un bon film de Harlin me semble necéssiter un bon script, serré et linéaire, sinon le bonhomme se perd et ne sait plus quoi filmer, et ça tourne au gros nawak ... (L'Exorciste ... hum).

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Sans Nom 

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Posté 12 août 2006 - 02:03

J'ai adoré Die Hard 2, Cliffhanger et Au Revoir à Jamais.

Le reste est plus discutable même si l'Ile aux Pirates, j'en ai un souvenir de film sympa. Par certains aspects, j'aime bien revoir Driven à l'occasion. Peut-être pour la musique, je sais pas.

Petite erreur dans la post initial : Renny Harlin a réalisé Freddy 2 La Revanche de Freddy. Pas terrible d'ailleurs.

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