Mad Movies: Le Cinéma Belche - Mad Movies

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Le Cinéma Belche On a maintenant un gouvernement mais on a toujours des idées.

#16 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 03 novembre 2011 - 18:41

Le ciné Belge c'est comme le foot Belge.

#17 L'utilisateur est hors-ligne   Fraggle 

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Posté 03 novembre 2011 - 18:55

Ca me fait penser que j'ai quelques films de Jan Bucquoy sous le coude depuis un moment et qu'il faudrait que je me décide à les mater un jour.
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#18 L'utilisateur est en ligne   Evil Seb 

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Posté 03 novembre 2011 - 18:56

Voir le messageFraggle, le 03 novembre 2011 - 18:55 , dit :

Ca me fait penser que j'ai quelques films de Jan Bucquoy sous le coude depuis un moment et qu'il faudrait que je me décide à les mater un jour.


Jan Bucquoy c'est très inégale, sa célèbre trilogie sur la vie sexuelle des Belges est intéressante. Son film sur la fermeture de l'usine Renault a Vilvoorde (troisième volet de la trilogie susnommée d'ailleurs) est bien cool aussi. En Belgique il est très connu surtout pour son musée du slip et ses BD pornos de Tintin.

Sinon dans le style y'aussi "Film Belge" des Snuls



Voir le messageScalp, le 03 novembre 2011 - 18:41 , dit :

Le ciné Belge c'est comme le foot Belge.


Ouais c'est la classe. Un cinéma de loosers magnifique. Une élégance rare dans le geste et un look atypique à l'encontre des grosses équipes surdopées pour qui seul le physique compte. C'est très bien résumé.

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#19 L'utilisateur est hors-ligne   Captain Cavern 

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Posté 03 novembre 2011 - 21:07

Voir le messageEvil Seb, le 03 novembre 2011 - 18:56 , dit :

Sinon dans le style y'aussi "Film Belge" des Snuls




Les cours de la Femis, c'est encore pire que ce que je croyais.


Sinon niveau films belges, j'en connais pas de masses. J'ai vu Panique au village et C'est arrivé près de chez vous, comme tout le monde quoi (je m'abstiendrais de tout commentaires sur les Dardennes, je risquerais d'être malpoli). Par contre j'ai le souvenir d'un polar très sympa, mais dont j'ai totalement oublié le nom. Ça parlait d'un tueur à gage ayant des problèmes de mémoire je crois.
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#20 L'utilisateur est hors-ligne   OrsonZ 

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Posté 03 novembre 2011 - 21:12

Voir le messageCaptain Cavern, le 03 novembre 2011 - 21:07 , dit :

Par contre j'ai le souvenir d'un polar très sympa, mais dont j'ai totalement oublié le nom. Ça parlait d'un tueur à gage ayant des problèmes de mémoire je crois.

:mrgreen:
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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#21 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 03 novembre 2011 - 21:20

hop:


(je l'ai en DVD quelque part, toujours pas vu)

#22 L'utilisateur est hors-ligne   Captain Cavern 

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Posté 03 novembre 2011 - 21:24

Voir le messageOrsonZ, le 03 novembre 2011 - 21:12 , dit :

Voir le messageCaptain Cavern, le 03 novembre 2011 - 21:07 , dit :

Par contre j'ai le souvenir d'un polar très sympa, mais dont j'ai totalement oublié le nom. Ça parlait d'un tueur à gage ayant des problèmes de mémoire je crois.

:mrgreen:


Oui bon :mrgreen:

(Merci Nosfé)
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#23 L'utilisateur est en ligne   Evil Seb 

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Posté 04 novembre 2011 - 09:31

En ce moment en salle, on peut voir un fier représentant du cinéma belche: LES GEANTS.



On commence par une petite vanne gratuite qui me brûle les doigts: "En fait on dirait du Amblin mais en bien. Et sans extra terrestre teubés."
C'est l'histoire de trois gamins qui vont vivre des aventures extraordinaire. Non il n'y a pas de méchants scientifiques ni d'accident de train mais c'est excellemment mis en scène et les enfants joue comme des enfants, pas comme des petits adultes. On sent un vrai esprit canailles bourré d'émotions. Les trois jeunes acteurs sont bluffants de vérité et on suit leurs aventures avec un sourire collé aux lèvres mais avec toujours au fond du cœur un petit spleen toujours présent. C'est parfois extrêmement drôle (la scène de la bouffe épicée, ça faisait longtemps que j'avais pas rit d'aussi bon cœur eu cinéma), poétique et touchant à la fois. Un peu comme l'était déjà Eldorado, premier film de Bouli. C'est un film qui ressemble à son auteur: à la fois goguenard, drôle mais un peu triste sur les bord. Puis c'est un film plein de la belgitude qu'on retrouve dans énormément de film mais qu'on perçoit mais qu'on explique pas vraiment. Bouli pose un vrai regard complice sur ce groupe de potes livré à lui même le temps de vacances d'été. Une des grosse qualité du film est le traitement du groupe qui tout en restant 100% enfant tente parfois d'agir comme des adultes, ce qui les rends extrémement touchant. Les rôles secondaire adultes sont très bons eux aussi (mention spéciale à "Boeuf") et représente bien souvent "l'ennemi" comme si le monde des enfants et celui des adultes ne pouvait pas cohabiter. C'est à mi chemin entre "Les Beaux Gosses", "Stand By Me" et le dernier Dardenne. Si vous en avez l'occasion allez y c'est vraiment bien, un super film sur l'enfance mais qui ne prens pas les enfants pour des coups ni pour des petits adultes. Et c'est en scope. Et la b.o à base de folk acoustique tue.

5/6
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#24 L'utilisateur est hors-ligne   OrsonZ 

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Posté 05 novembre 2011 - 22:30

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KOEN MORTIER : PUNK OR DEAD en salles et en DVD
Le 7 décembre, ne manquez pas ce double-programme événementiel réunissant les projections de Soudain le 22 mai (22nd Of May) et Ex Drummer, deux films de Koen Mortier -le "kamikaze du cinéma flamand" (Les Inrocks)- plébiscités par les festivals internationaux les plus exigeants et les plus déviants (Rotterdam, Toronto, Fantasia, L'Etrange Festival, entre autres).
KOEN MORTIER : PUNK OR DEAD ce sont ainsi les deux faces radicales d'un cinéaste iconoclaste et sans concessions qui ose le grand écart, avec d'un côté le punk (Ex Drummer) et de l'autre le mystique (Soudain le 22 mai), et dans tous les cas un univers visuellement impressionnant et une bande-son entêtante.
Signe que Koen Mortier est un réalisateur à suivre : il est en train de travailler à l'adaptation d'un roman réputé inadaptable de Chuck Palahniuk (fight Club) : Haunted (A l'estomac)...

Soudain le 22 mai sort également, seul, en salles le 7 décembre, et Ex Drummer en DVD (accompagné du CD de la BOF) à la même date.

Plus d'infos : www.facebook.com/KoenMortierPunkOrDead

Source: Blaq Out

On apprend aussi que Koen Mortier travaille sur une adaptation de Haunted (A l'estomac) de Chuck Palahniuk.
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Glenn 3948 (Glenn, the Flying Robot) de Marc Goldstein


En DVD&BR le 24 novembre 2011. Allociné annonce le film en salles le 25 janvier 2012
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Et pour finir l'avis de Corvis qui l'a vu lors du BIFF 2010

Citation

Glenn 3948 : Premier film du belge Marc Goldstein, Glenn 3948 se paie le luxe d'avoir comme héros Billy Boyd, inoubliable et pourtant un peu oublié depuis Pippin du Seigneur des Anneaux, et même de compter dans ses rangs Gerard Depardieu et Patrik Bauchau pour des caméos ultra-courts. Film simple et en apparence pas trop ambitieux, Glenn raconte l'histoire de Jack, pianiste de renom possesseur d'un robot ménager, 3948, et qui sombre dans l'alcoolisme le jour où son adversaire (artistique et sentimental) Henry lui éclate les phallanges dans le chambranle d'une porte par accident. La découverte des capacités musicale de son robot, rebaptisé Glenn en référence au pianiste Glenn Gould, va changer les données. On dirait que j'en ai raconté beaucoup, et pourtant non, tout ça tient en 15 minutes, et c'est même un des principaux problèmes du film. Pas qu'il soit mal fait, agréablement filmé (même si terriblement télévisuel), bien joué, et l'idée n'est pas bête, mais le tout semble exécuté avec le minimum de risques et de complexité. L'exposition est torchée en 5 minutes, les personnages sont à peine dessinés, et au final l'intérêt peine à décoller (surtout quand on nous colle une histoire d'amour transparente et un personnage féminin inutile au possible). L'émotion avait besoin de plus de temps pour s'installer, de plus de profondeur aussi, et on suit assez attentivement, mais sans jamais être passionné. En fait, marc Goldstein raconte son histoire comme un GPS indiquerait la route à suivre. C'est clair, on arrive au bout, mais c'est pas le truc le plus prenant au monde. D'ailleurs dans chaque interview et Q&A, on a l'impression qu'il n'a rien à dire sur le film, si ce n'est "j'espère que vous aimerez" et autre "c'est pas fait pour dénoncer" "C'est pas un film social" "C'est juste un film pour vous". Un peu comme s'il avait oublié qu'une histoire a besoin du caractère de celui qui la raconte pour être vraiment intéressante. Déjà que là le scénario en lui même est cousu de fil blanc, et que les FX, budget oblige, sont limités, il aurait fallu autre chose qu'une simple application consciencieuse. Reste quelques scènes intéressantes, notamment toute la dernière bobine, quand l'histoire bifurque vers un côté thriller pour le coup vraiment réussi, sorte de film dans le film à la morale aussi anecdotique qu'imparable (pour être à la hauteur d'un génie, il faut deux artistes doués qui travaillent ensemble^^), et le charisme fragile de Billy Boyd, qu'on aimerait voir plus souvent sur les écrans.

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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#25 L'utilisateur est en ligne   Evil Seb 

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Posté 06 novembre 2011 - 13:02

Le Gamin Au Vélo, dernier film de Frères Dardenne choppe 4 nominations aux European Films Award!

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Meilleur Film.
Meilleur Réalisateurs.
Meilleur Scénario.
Meilleur Actrice.
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#26 L'utilisateur est hors-ligne   Nosfé 

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Posté 09 novembre 2011 - 13:28

bon, j'en causais plus haut

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La Mémoire du Tueur d'Erik Van Looy

Un des plus grand succès national au box-office (pour 2003, c'est à dire la même année que des machines comme Kill Bill ou Le Monde de Nemo).
Se basant sur un roman noir mais faisant irrésistiblement écho à l'affaire Dutroux (la femme d'intro, avec ce père qui prodtitue sa gamine, est glaçante), le film prend des chemin qui pourrait être balisé en nous sortant une histoire de tueur à gage qui se trouve une conscience, et joue au chat et à la souris avec les flics. c'est heureusement autrement plus subtil que ça, notamment avec la notion de justice expéditive portée par le tueur, et cette idée - finalement peu exploitée - de son alzheimer. Ce qui fait plaisir aussi, c'est qu'au delà d'un duo de flic sympathique mais cliché (le gars intelligent et carré / le déconneur un peu beauf), on a une sacrée critique de la guerre des polices, des conflits d'intérêt et de la corruption.
Bon, le scénario traine un peu en longueur sur la fin pour boucler l'intrigue, mais c'est nécessaire, et puis il faut ça pour bien amener un semblant de happy-end.
La réalisation fait très moderne, avec un montage sec et rapide, une lumière froide qui va bien, quelques effets un peu en trop mais rien de dramatique, et pas mal de bonnes idées.
Jan Decleir, avec sa tronche à la Anthony Quinn, est parfait dans le rôle de ce tueur trop vieux pour ces conneries, et le reste du casting fait bien le boulot aussi (avec notamment un quota gonzesse pas dégueu).
Bref, c'est bien, ça ressemble parfois un peu trop à CSI esthétiquement, mais on est loin du truc Derrickien qu'on aurait pu craindre.
4,5/6

#27 L'utilisateur est en ligne   Evil Seb 

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Posté 13 novembre 2011 - 10:30

Le trailer de Soudain Le 22 Mai de Koen Mortier, qui sort le 7 décembre prochain.

Putain ça à l'air super chiadé encore une fois.
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#28 L'utilisateur est hors-ligne   jason13thh 

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Posté 13 novembre 2011 - 16:34

Il y deux cinéma belge: un cinéma plus intimiste , centrée sur les individus , quasi documentaire et un cinéma à l'américaine (essentiellement flamand ) avec de gros moyens (pour le cinéma belge du moins) avec une photo léchée , montage rapide, plus pro , avec des mouvements de caméra, des bouboum , des rebondissements, des intrigues complexes, etc...
Je vous recommande à tous The Loft, vraiment bon et le film n'a rien à envier aux prod américaines je trouve , c'est tellement léché et pro...



#29 L'utilisateur est en ligne   Evil Seb 

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Posté 06 décembre 2011 - 21:21

EX DRUMMER de Koen Mortier.



Depuis quelques années la Belgique devient une très intéressante terre de cinéma grâce à l’éclosion de jeunes réalisateurs pleins de talents repoussant sans cesse les limites des genres et dynamitant une cinéma local coincé, le cul entre les deux chaises nommées Frères Dardenne et Benoit Poelvoorde. Ces jeunes sauvageons de la caméra développent un cinéma brut et racé mais toujours plein de cette sacro-sainte belgitude qu’on explique pas. Un film belge, on le voit, on sait, sans trop savoir pourquoi mais on le sait, qu’il vient de Belgique. C’est encore une fois le cas avec EX DRUMMER qui nous intéresse. EX DRUMMER n’est pas un film comme les autres, c’est un film ouvertement punk rock et transgressif que je pourrais résumer brièvement à un mix entre Trainspotting, Spinal Tap et La Merditude des Choses. Avant d’être un film, EX DRUMMER est un roman d’Herman Brusselmans, auteur inconnu en dehors de Belgique il me semble mais qui, au pays, fait figure de prolifique poil à gratter de la scène littéraire. Ses romans, boules de haine et d’ennui, sont jugés inadaptables et très appréciés par la jeunesse locale qui en font une espèce de Michel Houellebecq rock’n’roll et chevelu. Mais comme impossible n’est pas belge, Koen Mortier s’est mis en tête d’adapter le bestiaux pour en tirer un film sur le vif et tranchant comme un coup de caisse claire. L’histoire du film est très simple : trois musiciens handicapés décident monter un groupe afin de remporter un tremplin rock local. Le leader, guitariste/chanteur zozotte et est hyperviolent, le bassiste a un bras paralysé et le guitariste est sourd. Ensemble ils décident de recruter à la batterie un écrivain réputé qui leur affirme ne pas savoir jouer de batterie. Celui-ci intègre le groupe par opportunisme afin d’inspirer son nouveau livre et va l’embarquer dans une spirale autodestructrice. Le groupe s’appellera « The Feminists », car "quatre handicapés valent toujours mieux qu’une femme", et reprendra le titre « Mongoloids » de Devo.

Ce qui frappe d’entrée de jeu, dans le film, c’est son indéniable sens plastique et sa mise en scène multipliant les idées géniales et les coups de forces techniques comme la scène d’introduction entièrement montée en marche arrière ou encore les scènes dans l’appartement du chanteur dans lesquelles celui-ci marche littéralement au plafond donnant un cachet particulier et forge l’identité du film tout en étant parfaitement justifiée par l’histoire. On n'est donc pas dans l’esbroufe, loin de là. L’image est volontairement granuleuse et naturaliste, presque sale de façon à mettre en avant l’état de décrépitude avancée de la plupart des décors et du ciel belge si gris qu’un canal s’est pendu. Le rythme est soutenu et la mise en scène vive et alerte mais parfois entrecoupée de passages plus contemplatifs venant rompre le rythme du film. Esthétiquement le film frôle le sans faute et Mortier fait des miracles d’un budget rikiki et d’une équipe réduite mais dévouée comme le montre un making of à la limite du surréalisme. Sur le fond maintenant c’est autre chose car le film joue ouvertement la carte de la transgression et tend son majeur bien haut et bien droit. A sa sortie en salle en 2007 le film fut attaqué de toute part et marqué des sceaux de l’homophobie, de la misogynie, du fascisme, du racisme, de l’ultraviolence, de la pornographie, de l’incitation à la débauche entre autres joyeusetés.

Si on le regarde au premier degré, en effet EX DRUMMER peut aisément passer pour un film ignoble, immonde et bien plus encore. Il l’est sous certains aspects mais raement gratuitement car, sous ses atours de film musical suivant une formation rock’n’roll de seconde zone, l’auteur livre un portrait au vitriol et sans concessions de la société et du quart monde belge, une étude sociologique sans doute héritée de l’émission Strip Tease qui cultivait les mêmes terres. Tous les personnages du film sans exception sont totalement dérangés et infréquentables, leur handicap physique ne symbolise rien d’autre que ça : des personnages brisés par la vie et ses turpitudes. Ils sont tous pathétiques et monstrueux, formant une faune sauvage et disparate mais, le réalisateur ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine tendresse pour certains d’entre eux alors qu’inversement celui qui semble le plus normal et le plus fréquentable en apparence: Dries l’écrivain ex batteur, se révèlera être la pire ordure de la bande, agissant en entité omnisciente sur cette bande de dégénérés. Le film oscille entre des scènes décrivant la vie des protagonistes de façon cruelle et malsaine mais toujours très drôle et des scènes de musique dont les répétitions du groupe et le fameux concert les opposants entre autres au groupe « vedette » de la région, Harry Mulisch, mené par l’infâme Dikke Lul et sa verge de 50cm au repos. Verge qui sera d’ailleurs au centre de plusieurs des scènes les plus « fortes » du film mais je ne vous en dis pas plus.

Le film pèche un peu à la finition lors d’un final éblouissant et d’une grande violence mais dont on ne comprend pas bien les tenants et aboutissants. Pour la première fois, dans le dernier quart d’heure on a l’impression que le réalisateur force gratuitement et y va franco dans le glauque sans raisons évidentes ni apparentes. On perd de vue les raisons animant les personnages et on subit plus qu’on ne vit le déferlement de violence final. C’est le seul petit bémol d’un film bourré de la gueule. Coup de poing à la fois violent, brutal et frontal mais surtout réjouissant, EX DRUMMER marque durablement les esprits par sa liberté de ton, sa frondeur et son esprit ouvertement punk rock. Pour habiller musicalement un film pareil il fallait du lourd et c’est le cas car la bande son, qui est offerte à l’achat du DVD et réunit des poids lourds de la scène rock local comme Arno, Ghinzu, Millionaire, Funeral Dress ou Filip Kowlier. Ce dernier interprétant le rôle de Dikke Lul (« grosse bite » dans la langue de Vondel). Outre ces spécialistes locaux, l’OST regroupe aussi des groupes comme Isis, Mogwai, Ligthning Bolt . Une bande son rock, punk et post rock qui offre au film l’écrin parfait. A la fois sale, rageuse et contemplative la musique accompagne magnifiquement les images qu’elles soient fortes et rythmées comme pour les scènes de concerts ou plus contemplatives comme cette formidable scène « post viol ». Ce passage, illustré musicalement par Isis est rempli d’une poésie étrange et typiquement belge. Après Calvaire, Eldorado, La Merditude Des Choses ou encore Bullhead, EX DRUMMER prouve qu’il se passe quelque chose au niveau du cinéma belge.

5/6
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#30 L'utilisateur est hors-ligne   JeetoziX 

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Posté 07 décembre 2011 - 00:12

le couple qui a réalisé Amer est belge nan? :ninja:

nan parce que hormis c'est arrivé près de chez vous, Calvaire (jsais pas pkoi je pensais que Du Welz était Luxembourgeois) et dikkenek j'en ai pas vu des masses... peut être le vague souvenir d'un bouzin avec l'entarteur
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