Fainéasse que je suis, je me contenterai comme ouverture de topic d'une simple critique.
Si vous voulez gratter de l'analyse, de l'historique, du best-of, ne vous gênez pas.
High-kick girl.

(oui oui, ça fait mal aux yeux)
Kei Tsuchiya chasse.
Non, elle ne se bourre pas la gueule pour aller dégommer d'innocents animaux.
Elle chasse les ceintures noires.
Car son sensei, affreusement exigeant, dont la philosophie lui paraît hermétique, la freine sans arrêt au dernier stade avant la ceinture noire.
Elle veut donc prouver sa force en suivant sa voie.
Défiant dojo sur dojo, elle finit par être remarquée, et reçoit un appel téléphonique lui proposant de rejoindre un groupe de gangsters composés d'artistes martiaux.
Saisissant l'opportunité comme une occasion d'augmenter son niveau, elle accepte le test de passage.
Malheureusement, il y a un piège...
2009 voit naître cette première réalisation de Fuyuhiko Nishi.
L'homme n'est pas inconnu puisqu'il a produit précédemment le bien sympathique Black Belt/Kuro obi (et Shaolin shojo, paraît il moins réussi), mais il passe ici derrière la caméra, avec le but de donner une réponse japonaise à Ong Bak/Chocolate.
Il s'adjoint de véritables artistes martiaux (avec en tête d'affiche la "karate idol" Rina Takeda, 18 ans, mais aussi Tatsuya Naka, ancien champion national, déjà vu dans un des rôles principaux de Kuro obi) qui n'hésitent pas à porter et à encaisser réellement les coups.
Autant dire que tous les atouts étaient réunis pour donner quelque chose d'assez percutant en la matière, et faire pousser le genre au pays, qui, malgrès sa longue tradition martiale et la diversité des disciplines, ne pond finalement pas tant de films de genre mémorables, à ma connaissance.
Trop beau pour être vrai : High-kick girl est un film en demi-teinte (voire en 3/4 teinte, si on regarde la chose d'un oeil critique acerbe).
Dans l'ensemble, ça passerait pas trop mal en sachant à quoi on a à faire (pur produit de V-cinéma), mais il y a plusieurs petites choses gênantes, dont une erreur majeure, qui a elle seule a une effet bien rhédibitoire : tout content du réalisme de ses combats, Nishi décide de nous repasser, à chaque scène, plusieurs coups au ralenti.
Ce qui bien évidemment casse le rythme et l'aspect filmique pour pencher du côté de la démo martiale. (et parfois même est totalement innaproprié puisque là où certains coups sont décrits comme extrêmement rapides, il leur appose un ralenti)
Oui, c'est un seul point, mais croyez moi, c'est chiant.
Le scénario quand à lui est d'une grande simplicité (jusque dans les visuels : gentils en blanc, méchants en noir), mais fait son office sur la courte durée du film.
On peut même parfois trouver dans cette simplicité une certaine force, un côté direct qui fait défaut à d'autres représentants du genre.
Il est juste regrettable qu'il peine à tirer plus de substance que le minimum syndical.
Et il y a bien quelques petites idées (comme le fait de "changer" de perso principal à mi-chemin, mais la chute de l'héroine est assez fade), mais rien de plus.
Ce qui est dommage, car il y aurait probablement eu un peu plus que ça à donner.
Dans beaucoup de scènes, les protagonistes font très pots de fleur, et les sentiments souhaités n'éclosent jamais réellement (sauf le sourire final, j'ai bien aimé).
Bref, des réserves d'autant plus dommageables au regard de la somme d'efforts engagée.
Des critiques, d'accord...mais surtout un plaisir certain.
On vient surtout pour les combats, et là, on en a carrément pour notre argent.
Le pari est réussi, c'est vraiment impressionnant (d'ailleurs on regrette de ne pas avoir vu certains combattants plus longtemps en action).
Niveau choré y'a des idées sympa, comme le fight de bourrines qui se joue à la résistance.
En résumé : si vous pouvez vous contenter d'admirer des combats, pas de problèmes.
Les autres risquent peut-être de s'énerver assez facilement.
Et si on pouvait revoir Rina Takeda (elle ou la petite Yuka Kobayashi qui fait des galipettes de ouf) dans un autre film, je ne serai pas contre.
4,5/6 probablement parce que je suis plutôt vendu quand il s'agit de minettes en jupettes qui se tatanent, avec une telle conviction qui plus est.
Anecdote :
The director was apparently a zealot and was adamant that all the fighting be almost completely real. The director was so taken with Ong Bak [which had a large number of staged hits] that he refused to do any 'fake' takes, against the strong opinions of the stunt team. As a result, 3 stuntmen [that I know of] had to take some MRI scans due to repeated kicks to the head and little use of pads.
No too professional this one!
Oué. Moralement ça donne pas envie hein, c'est sûr.
Mais bon, après toute cette implication, ce serait dommage de gâcher.
(désolé, pas de captures d'écran, j'ai pas la vid sous la main)

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