J'ai eu la chance de découvrir une bonne partie de la filmo du sieur il y'a quelques années lors du festival du cinéma méditéranéen (ou il nous avait fait honneur de sa présence en plus).J'avais été plus qu'emballé par le cinéma du bougre : paillard, polisson et souvent très drôle (même si je n'ai pas vu ses oeuvres plus "sombres" tels Caligula et Salon Kitty)
Et vous? Connaissez vous bien son oeuvre et avez vous des films de prédilections?
Transgressing.
Le film a fait 900 000 télespectateurs sur nt1 il y a deux semaines à 23h ! C'est énorme
J'aime bien ce film, il est beaucoup plus coquin et sexy que les érotiques bateau de la TNT. La fille est en chair et trés jolie
Je n'ai pour ainsi dire rien vu de Tinto Brass... à part ça:
Col cuore in Gola, ou Deadly Sweet, ou en Cinquième Vitesse.
Vu au FEFFS, et très bon souvenir.
Je m'auto-quote:
Citation
Col Cuore in Gola rapelle directement le Blow Up d'Antonioni. Thématiquement, tout d’abord, puisqu’il s’agit de l’enquête d’un quidam sur un meurtre auquel finalement rien ne l’attache. (Meurtre qui a par ailleurs comme mobile… une photo.). Narrativement, puisque le personnage de Bernard, joué par Jean-Louis Trintignant, est un acteur qui n’a de cesse de faire des citations, que se soit à l’écran ou en voix-off ; et Bernard de citer Antonioni. Et puis c’est un film italien tourné en Angleterre (à Londres, précisément).
Pour le reste, sur le papier, cela ressemble à un polar on ne peut plus classique : l’enquêteur, une affaire qui le dépasse, la femme fatale (la blonde et belle Ewa Aulin, la Candy du film de Christian Marquand), l’ami ambigu, les hommes de mains (dont un nain!), et une révélation finale pleine de surprise (bien qu'un poil prévisible, pour qui veut jouer au whodunit).
Seulement, Tinto Brass filme tout cela en jouant les Godard à l’italienne. Promenant sa caméra sur des quidams, tournant en pleine rue ou dans le métro londonien, détournant au sein d’un montage rapide des éléments du mobilier urbain (pancartes servant de « commentaire » au récit), usant en abusant de filtres de couleurs ou d’images en sépia, décorant les appartements de ses personnages à coup d’affiches de films, de photos, de dessins, et d’objets incongrus comme si il faisait un collage dadaïste, jouant avec l’accéléré, s’essayant même au split-screen, composant son écran comme une page de BD, et s’appuyant sur une bande-son pop (avec une jolie ballade de crooner en générique), Brass offre à son film une ambiance toute particulière, entre froid et chaud, grisaille extérieur et couleur des personnages qui semble, notamment Bernard, prendre cette aventure avec recul, distance, légèreté. Et après tout, il a raison, on est en plein Swinging London, l’intrigue se noue et se dénoue dans des soirées, il se défait facilement des hommes de main, la police est au abonnés absents, cette aventure n’est qu’un jeu. Et le voilà amoureux, par dessus le marché…
Evidemment, venant du réalisateur de Salon Kitty, cette chaleur des personnages et cette distance vis-à-vis des événements tient aussi dans un érotisme bon teint : il faut voir Jane, ligotée et baillonnée, en dessous sexy sur un lit, être libérée et dès la séquence suivante, guère plus choquée que ça par cette aventure, exécuté un strip-tease…
Au final, outre celle de cette tendance Pop du cinéma italien, c’est surtout d’une Nouvelle Vague dans ce qu’elle peut avoir de léger et détaché dont on sent l’influence dans ce film, même si cette légèreté ne se sépare jamais d’une certaine mélancolie. l’Idée sans doute qu’il ne s’agit là que d’une « parenthèse enchantée ».
Faudrat que je me décide un jour à sortir le DVD de Caligula de sous la poussière et à le regarder...
Y'a une déclaration de Brass dans un vieux starfix qui est amusante, où il fustige la critique qui rejette en bloc son cinéma alors qu'il explique que c'est de l'art, et qu'éclairer un sexe de brune c'est totalement différent d'éclairer un sexe de blonde !... Je fouinerai à l'occasion !
Sinon Caligula bien sûr, un monument de démence totale, un budget monstrueux pour une sorte de série Z cocaïnée, déchainée et portée par son producteur Bob Guccione. Un Malcolm Mc Dowell en roue libre, des scènes scabreuses à la pelle et des décors parmis les plus beaux jamais construits (et un casting de bites énormes impressionnant !)
Des avis sur La clef, Paprika, All ladies do it etc ?
(j'ai du voir La clef sur Arte il y a une quinzaine d'années mais à part les émouvantes fesses dodues de Sandra Sandrelli, je me souviens de rien - l'article dans le Mad HS Italie donne envie en tous cas )