Il y a en effet beaucoup à dire sur cette personnalité de premier plan du cinéma hollywoodien et donc mondial. Longtemps plus ou moins « disciple » de Spielberg (qui a produit pas mal de ses premières œuvres) ; il a su progressivement voler de ses propres ailes pour réussir à développer son propre style et ses propres thèmes en restant néanmoins cohérent vis à vis de ce qu’a été sa collaboration avec Steven Spielberg (on pourrait dire « fidèle » à ses enseignements).
A son tour producteur, il a son actif de très belles réussites tout à fait remarquables et aux retentissements majeurs : il a appuyé Peter Jackson pour son Fantômes Contre Fantômes ; ce qui a eu les répercutions que l’on sait pour la carrière « mainstream » du néo-zélandais, et il est réconfortant de constater qu’il a su laisser « carte blanche » au réal’ (de toute évidence, le film est « jacksonien » en diable) tout en imprimant au film un petit quelque chose d'indéfinisable mais de bien réel. A l’image de ce qui s’est passé entre lui & Spielberg, serait-on tenté de penser.
Actuellement, il est au côté de Joel Silver le responsable de Dark Castle, structure de production de films d’horreurs qui alterne le pire et le meilleur mais qui a le mérite de concrétiser des projets intéressants (comme mettre le pied de Kassovitz à l’étrier hollywoodien avec le navet Gothika ou participer au renouveau du film fantastique avec d’excellents exemplaires du genre, comme La Maison De Cire).
Pour ses films, Zemeckis est au moins un formaliste de premier plan dont la caractéristique principale est de mettre au service de la mise en scène et de la narration des expérimentations novatrices et audacieuses en terme d’effets spéciaux, une marque de fabrique originale et dont l’importance est peut être sous estimé (dans ce domaine, il supporte sans soucis la comparaison avec un James Cameron, par exemple). Ses films, très audacieux et dont les plus réussis sont de véritables fresques sociales à la David Lean, sont peut être mal compris et critiqués sur des bases erronées : il est incroyable, par exemple, de constater que Forrest Gump est quasi-unanimement considéré comme un mélo gnagnan à la gloire des E-U alors que le film est précisément le contraire absolu de cela et la démonstration froide que la société américaine contemporaine est tellement dure et tellement violente que la seule façon d’y évoluer sans trop de dommages est d’y être un simple d’esprit et de ne pas comprendre ce qui se passe autour de soi. Enfin brèfle…
Pour finir, un petit clin d’œil rigolo :
Hé oui, Zemeckis est en plus de tout cela le lookalike de Clancy Brown !

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