Allez, c'est parti :
The Naked Gun / Y-a-t-il un flic pour sauver la reine : Le tout premier de la saga. Même si c'est un chef-d'oeuvre, ça "tatonnait" encore un peu.
En témoigne cette séquence de générique avec le gyrophare de police, sobre.
Calqué sur le pitch d'un film que j'ai jamais vu,
Telefon avec Charles Bronson, ça nous raconte donc qu'un salopard du nom de Vincent Ludwig, incarné par Ricardo Montalban (le Khan de Star Trek, eh ouais!!!), possède un dispositif permettant de contrôler les gens à distance à partir de leur montre, tout ça pour tuer la Reine.
Ca commence quand même très fort avec plein de clones de leaders d'Orient tels Khadaffi ou Gorbatchev complotent, et Franck Drebin (DIEU... Euh pardon, Leslie Nielsen) vient foutre le gros souk tout en se prenant des portes dans la gueule...
Ca continue sur le même rythme avec O.J. Simpson traquant des bandits sur un bateau, qui les menace avec un flingue, ils lâchent tous leur arme (au moins 20!), et O.J. se fait finalement tirer dessus, se mange des portes, des pièges à loups, et finit par tomber dans la flotte

L'ensemble du film est ensuite articulé autour de l'enquête de Franck Drebin, ce qui est énorme avec ce type, en fait avec la plupart des personnages de Nielsen, c'est que :
1) tout ce qu'on lui dit, il le prend au premier degré.
2) on lui sort des atrocités, il en sort des encore plus grosses sur un ton flegmatique.
3) Il est très souvent décalé par rapport aux situations, mais fait un job de flic dans l'ensemble correct.
C'est ça quand même qui fait à mon avis une grande part du succès de cette saga, c'est que Drebin est un flic gaffeur, fort en gueule, souvent décalé par rapport aux situations, mais qui finit toujours par réussir à la mission. Il reste donc très crédible tout du long.
Pas mal de scènes marquantes, au fil du film :
- Drebin qui va voir O.J. à l'hosto et le massacre encore plus sur son lit d'hopital en gaffant.
-un mec qui veut tuer O.J., et après une course poursuite de grand malade, explose sur une citerne, puis se crashe sur un camion militaire, rempli d'obus, avant de finalement exploser sur une station-service!!!
Il y avait un côté Over Ze Top qui n'était pas déplaisant dans ses films, et c'était assez génial, également. Soit ils avaient des gros budgets, soit ils faisaient bien du bon boulot avec le système D, mais dans l'ensemble on avait l'impression de voir du vrai grand spectacle.
-Drebin qui laisse son micro allumé à une conférence officielle alors qu'il va pisser.
-Drebin qui pète un câble en croyant la reine agressé et qui l'explose sur une table de repas.
-Une scène dans une entreprise de bouffe et de cuves toxiques, où Drebin sort "quoi, j'entends rien, s'il vous plait, ne tirez pas en parlant!"

-La séquence d'infiltration chez Vincent Ludwig : Drebin tout en restant sérieux, converse avec Ludwig, en tuant ses poissons carnivores hors de prix par erreur, avec un stylo modèle unique, Drebin la nuit qui fout le feu à l'appart' et s'agrippe à des verges de statue sur la corniche...
-Le Grand Finale : une partie de base-ball où Drebin se paye une séquence d'ANTHOLOGIE en usurpant l'identité d'un tenor, Enrico Palazzo, et prenant une honte interplanétaire en massacrant The Star-Spangled Banner.
Puis toute la séquence sur le terrain, où Drebin joue un arbitre totalement siphonné, tout en cherchant à faire son job (palper les joueurs pour trouver une arme), une stomb' géante...
-Le clou du spectacle, c'est quand même la mort du méchant... On aurait pu penser qu'il allait se faire arrêter comme dans une bête comédie... Ou alors se faire abattre et sortir une petite punch-line...
Mais nan, Vincent Ludwig tombe d'un building (encore à cause d'une gaffe!), se faisant écraser par un bus, un tank, et une fanfare (!!!), et le pire, c'est que c'était justifié! les pas des majorettes écrasant le système de contrôle de Ludwig, transformant Priscilla Presley en "zombie tueur", lançant donc le finale romantique propre à chaque épisode...

), et avec une dernière réplique de George Kennedy : "c'est affreux, Frank, mon père est mort comme ça"

)
Je pourrai aussi évoquer Priscilla Presley et les 2 millions de répliques sous-entendues (le "jolie fourrure" vaut son pesant de cahuètes!) mais bon, voilà
Chef d'oeuvre, stou!!