Mad Movies: Alfred Hitchcock - Mad Movies

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Alfred Hitchcock (1899 - 1980)

#16 L'utilisateur est hors-ligne   kea 

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Posté 19 septembre 2009 - 20:18

CITATION
On est tous le n00b de quelqu'un d'autre un jour


J'étais bourré ! Elle a profité de mon innocence ! \o/

Mais ouais, avec Hitchkock, il y a de quoi faire. t'as toujours les plus connus (fenêtre sur cour, donc, l'un de mes préférés, les oiseaux, la mort aux trousse etc. etc. ) Par contre on oublie souvent la période anglaise du monsieur, qui recèle déjà quelques petites pépites, peut-être moins définitives ou maitrisées, mais déjà très sympas.
(quant au bouquin avec truffaut, je ne saurais dire... Il prend la poussière sur ma bibli depuis plusieurs siècles, mais je ne l'ai jamais ouvert. La honte me consume. sweat.gif )

Personne pour nous faire un laius les oiseaux / dents de la mer ?
The bitch is dead.

#17 L'utilisateur est hors-ligne   simidor 

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  Posté 19 septembre 2009 - 20:47

Pas de top 10, juste le meilleur (fenêtre sur cour est pas loin mais quand même...).



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#18 L'utilisateur est hors-ligne   Doc Personne 

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Posté 20 septembre 2009 - 10:31

Attends Stage Fright n'est pas ridicule du tout. Si je me rappelle bien il y a même une idée de génie dedans ATTENTION GROS SPOILER QUI VOUS GÂCHERAIT A VIE LA VISION DE CE FILM ): le flash-back menteur

Spellbound : il y a les délires de Salvador Dali pour les séquences oniriques qui valent quand même le détour.

Rebecca est le 1er film américain de Hitchcock.

Sinon on peut citer parmi les oubliés intéressants :

Suspicion avec Joan Fontaine et un Cary Grant très ambigüe (ah le verre de lait.... )

Lifeboat où Hitch fait tout un film sur un canot de sauvetage et se permet même d'y faire un petit coucou.

L'inconnu du nord express où 2 hommes échangent leurs meurtres dans un train (Farley Granger et l'incroyable Robert Walker)

La main au collet où Grace Kelly est à tomber et qui donne quelques scènes de monte-en l'air avec un Cary Grant encore très fringant

Sa période anglaise est très intéressante car elle contient en germes ce que deviendra son cinéma : The 39 steps (que j'adore), Secret Agent, Young and innocent, The lady vanishes (excellent), Sabotage et sa fameuse séquence du tram (quasi impensable de nos jours pour les frileux d'Hollywood).

Sinon pour moi celui que je peux revoir sans cesse est North by Northwest, les dialogues, l'humour, les situations, les acteurs : tout est excellent ! Ce film fut d'ailleurs un modèle pour les producteurs de James Bond contre Dr No.

J'ai plus de mal avec Les oiseaux, Marnie, Shadow of a doubt (que je n'ai pas pu finir), complots de famille (punaise William devane wallbash.gif ) et l'Etau

#19 L'utilisateur est hors-ligne   Elego 

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  Posté 20 septembre 2009 - 14:45

CITATION(kea @ 19 9 2009 - 20:18) <{POST_SNAPBACK}>
(quant au bouquin avec truffaut, je ne saurais dire... Il prend la poussière sur ma bibli depuis plusieurs siècles, mais je ne l'ai jamais ouvert. La honte me consume. sweat.gif )


Hitchcock/Truffaut je suis über-fan, deux génies (Truffaut, j'aime pas ses films mais j'aime bien ses réflexions) qui parlent réellement de cinéma, d'effets sur le spectateur, de public, de manière de faire des films, de caméra, de plans, de montage, de décors... C'est très très varié dans les sujets (ça va de l'anecdote rigolote à des réflexions générales sur le cinéma) donc jamais répétitif ou chiant à lire. ça reste mon bouquin de ciné n°1 wub.gif

#20 L'utilisateur est hors-ligne   Misterpursoup 

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Posté 20 septembre 2009 - 14:46

"Vertigo" étant mon préféré (mais faut-il qu'il y en ait un?), je vais quand même écrire deux trois lignes dessus.

Adapté du roman "D'Entre les Morts" des français Boileau et Narcejac ("Ouah, il faisait des adapt', aucune inspiration!"), "Sueurs Froides" est devenu au fur et à mesure des années, après - il me semble - un accueil critique et public plutôt mitigé - un véritable puits à fantasme cinématographique et un des films d'Hitchock les plus célèbres, beaucoup ne se privant pas de le considérer comme son chef d'oeuvre ultime.
C'est probablement car "Vertigo" est son film qui illustre avec le plus d'évidence la face sombre et tourmentée de l'oeuvre d'Hitchcock, et semble concentrer toutes ses obsessions mordides et érotiques, tout en restant un véritable film de genre captivant, sorte de Film noir/thriller mâtiné de fantastique.
On ne s'étonne donc pas de retrouver (le génialissime, brillantissime, classissime) James Stewart, ce dernier renvoyant toujours à cet aspect de l'oeuvre du Maître (à l'inverse de Cary).

Dès le splendide générique de S.Bass, hypnotisante introduction, on est happé dans cet univers mystérieux et trouble, fait d'obsessions et de faux-semblants, souligné par la musique d'Hermann, avec ces arpèges inquiétants et ce caractère lancinant et répétitif qui semble nous met directement dans le bain.
Sexe, mort, frustration, obsession, manipulation, figure de la répétition, du double, de la boucle..."Sueurs Froides" peut apparaître comme un florilège de toutes les grandes thématiques (ouh le vilain mot) de l'oeuvre d'Hitchock.
Mais ce qui est réellement fascinant avec "Vertigo", c'est qu'on a beau s'attacher à saisir sa symbolique, les grandes obsessions qui le traversent, la mécanique Hitchcockienne, à chaque vision on se laisse prendre par le film, et il en demeure insaisissable. Tout simplement, on se laisse emporter par une intrigue passionnante, à la merci de Hitchcock qui nous ballade de piste en piste. Chaque vision de "Vertigo" devenant une expérience obsédante où l'on se retrouve manipulé à la place de Scottie.
Une expérience mise en scène par un Hitchcock au sommet de son art, qui multiplie les rimes visuelles, joue sur les couleurs (superbe photo'), utilise les décors avec un sens de la symbolique affuté, empreinte au genre du Film Noir tout en le dépassant (pas d'un point vue qualitatif évidemment), nous place constamment du point de vue de Scottie, ce qui explique un montage plutôt lent et contemplatif, chose rare dans son oeuvre, ce qu'il justifie par le fait que le personnage de Stewart est un "émotif" (cf. le Hitchbook).
Et dois-je mentionner le premier travelling compensé de l'histoire du Cinéma? Le climax renversant (dans tout les sens du terme) ? La superbe Kim Novak (moins que Grace Kelly mais plus que Tippi Hedren) en parfaite blonde Hitchcockienne?

Bref, Vertigo fait partie de ces films qui exercent une véritable attraction sur le spectateur, qui fascinent, passionnent, obsèdent.
Certains pourront stigmatiser, à justre titre, le caractère un peu poussif de son sous-texte sexuel, psychanalytique, ect...mais "Vertigo" reste un très grand moment de cinéma (et c'est loin d'être le film sur lequel c'est réellement dérangeant à mon sens.)

Sinon, les autres films du Big Al' que j'ai pu voir:

1935 - The 39 Steps : Excellent film d'espionnage avec déjà un personnage d'Innocent accusé à tort, dans une intrigue retors. Véritable préfiguration de "La Mort aux Trousses", et déjà grand film.

1937 - Young and Innocent : Variation sur le thème du faux coupable, assez originale par son caractère comique, ou tout du moins léger. Quelques passages très réussis, dans l'humour et le suspense aussi avec quelques situations très bien vues, mais ce n'est pas non plus son film le plus marquant.

1946 - Notorious : Film d'espionnage encore, et un surement un des meilleurs du Maître.

1948 - The Rope : Exercice de style souvent déprécié, mais personnellement je trouve ça très maîtrisé et franchement brillant. Un défi technique remporté haut la main, mais qui reste un excellent film à part entière, avec un sens de la dramaturgie exceptionnel, une gestion de l'espace hallucinante, une point de départ captivant, un J.Stewart juste uber-classe et un sous-texte homosexuel plutôt osé. (A noter que le film s'inspire d'un fait divers des années 30 assez glauque, avec deux jeunes fils de bonnes familles ayant compris de travers la notion de surhomme Nietzschéen.)

1951 - Strangers on a Train : Mécanique parfaitement huilée et sens du suspense très poussé (et donc de l'invraisemblable), pour un excellent Hitchock. La construction de l'intrigue est exemplaire, la progression dramatique aussi, et le film comporte quelques moments de bravoure très marquants (dont un meurtre mis en scène par le reflet d'une paire de lunette particulièrement réussi.)

1954 - Dial M for Murder : A l'instar de the Rope, exemple en matière de huis-clos, avec, sans le même parti pris, une gestion de l'espace et de la dramaturgie encore une fois parfaitement maîtrisée. Un véritable régal.

1954 - Rear Window : On part dans les plus grands sommets de sa carrière là. Film de suspense génial, mise en abime du cinéma et de la place du spectateur, obsessions névrotiques de son réalisateur, une oeuvre aux multiples niveaux de lecture et tout simplement un chef d'oeuvre qu'on suit, avant tout (et comme le voulait Hitch') avec le plus grand plaisir.

1957 - The Wrong Man : Probablement un des films les moins cités de cette partie de sa carrière, et pourtant il vaut le détour. Une histoire de "faux coupable" qui part par moments dans le drame social poignant, à la tonalité dépressive et sombre soulignée par un noir et blanc sublime et un Henry Fonda qui semble porter tout le désespoir du monde dans ses yeux. Une oeuvre très originale et inattendue, mais qui porte quand même la marque de son auteur.

1958 - Vertigo, une bouse, cf. ci dessus.

1959 - North By Northwest : Le contrepoint parfait à "Sueurs Froides". Grand film de divertissement avant tout, qui passe du genre de l'espionnage à la comédie limite slapstick, une révolution du cinéma d'action qui l'influencera pour les décénnies à venir, des moments anthologiques, une des meilleures musiques d'Hermann, un Cary Grant survolté, un casting 5 étoiles (Mason, Landau, Marie-Saint...), un rythme qui ne faiblit jamais, un humour qui fait mouche à chaque fois...Un idéal de cinéma en fait je pense.

1960 - Psycho : Retour à un cinéma de plus petite ampleur, mais encore une fois une date dans l'histoire du cinéma, qui révolutionne et marque à jamais le genre. Mille fois imité, à peu près jamais égalé. On note qu'Hitchcock fait le tour de force de nous faire nous attacher à une voleuse en fuite, mais surtout à un tueur psychopathe (grâce aussi à Perkins.)

1963 - The Birds : Là par contre, je serai moins enthousiaste, en dépit de son statut "culte". C'est bien fait, la montée du suspense est très réussie et le film comporte quelques séquences hallucinantes comme l'attaque des Oiseaux, mais je trouve ça un peu poussif, et ça manque d'un vrai charisme masculin. (désolé Rod')

1964 - Marnie : Encore une fois, j'ai tendance à trouver ça poussif, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Le sous-texte psychanalytique est vraiment trop appuyé, trop lourdingue, trop caricatural, trop désuet, on arrive franchement à la limite. Ca reste très bien, faut pas non plus pousser Kim du clocher, Sean Connery est excellent (J'suis pas fan de Tippi Hedren je dois dire), ça a ses quelques moments excellents, notamment tout ce qui concerne les magouilles de Marnie dans la première partie, mais c'est quand même plutôt balot (ces révélations finales, franchement...)

1966 - Torn Curtain : Quasiment aucun souvenir de celui là, mais il me semble que c'est un film d'espionnage de haute volée. A revoir (parmis tous ceux que je dois voir.)

1972 - On sent que la carrière d'Hitchcock touche à sa fin. Ce dernier se lâche vraiment dans la représentation de tout ce qui l'obsède, avec des meurtres assez craspec, l'humour général fonctionne plutôt bien que ce soit bon enfant (le running gag sur la bouffe) ou morbide (dans le camion à pommes de terre) et le côté autoparodie assumée fonctionne complètement. Mais c'est pas non plus du grand Hitchcock, c'est assez "vulgaire" (j'saurai pas expliquer) et les acteurs manquent vraiment de classe, en particulier Bob Rusk.

'Oilà, c'est tout en ce qui me concerne pour le moment.
(Maté aussi le début de 'A Lady Vanishes, sympa' mais chiant, mais j'ai quand même envie d'en savoir plus, et le climax de "The Man Who Knew Too Much" version '56, sacré moment de bravoure)


#21 L'utilisateur est hors-ligne   PHANTOM 

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Posté 21 septembre 2009 - 02:14

Psychose et Les Oiseaux en tête pour moi !
J'ai ensuite beaucoup aimé L'Homme Qui En Savait Trop...


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#22 L'utilisateur est hors-ligne   Graindesable 

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Posté 30 décembre 2009 - 00:56

Soirée spéciale Hitchcock sur Arte. Le documentaire de Ted Haimes contenant les réactions, juste au niveau des réalisateurs, de Wes Craven, Brian de Palma (évidemment), Peter Bogdanovich, Bryan Singer, Curtis Hanson, Johnatan Demme, Robert Altman, etc...
C'était intéressant les explications sur le MacGuffin, le plaisir de revoir Ingrid Bergman, la modestie du personnage dans la vie réelle et showman pour vendre ses films, la capacité à rassembler les critiques et le grand public, des gros films commerciaux qui sont aussi des films personnels, cette facilité a faire accepté un genre (le suspense) à la profession et au public, ma surprise de découvrir que Vertigo a été un bide (ça devrait faire réfléchir ceux qui se servent des chiffres au box office pour vanter un film), la fait qu'il n'ait eu aucun Oscar (Même remarque concernant les prix que pour le box office), la découverte qu'à "la fin de sa carrière" il voulait aller plus loin...

Une perle en passant : "J'ai beaucoup aimé son cinéma [...] mais son cinéma a commencé a décliner dans les années 60..." Brian de Palma icon_mrgreen.gif
Tu peux parler...

Seul et horrible regret : Ils spoilent tous. Plus aucune surprise.

"Un album de new jack emballé dans la pire pochette de l'histoire de la musique enregistrée."
Un journaliste des Inrockuptibles (n 709)

#23 L'utilisateur est en ligne   profondo rosso 

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Posté 29 mars 2010 - 01:39



Les 39 Marches (1935)



Sorte de mètre étalon du thriller Hitchcockien que le maître revisitera tout au long de sa carrière soit pour l'égaler (Jeune et Innocent), en donner des relecture moins brillantes mais efficace (La Cinquièmme colonne) ou carrément le transcender (La Mort au trousses évidemment). Donc ici on trouve pour la première fois la figure de l'accusé à tort avec Un Robert Donat fuyant à travers les autorités l'Ecosse et L'Angleterre suite au meurtre d'une jeune femme l'impliquant dans une étrange affaire d'espionnage. Le Mcguffin si cher à Hitchcock serait des informations secrètes destiné à être transmises à l'étranger dont on ne connaîtra jamais les tenants et les aboutissants, si ce n'est les ennemis à la mine patibulaire traquant le héros. On n'y prêtera d'ailleurs guère attention si ce n'est dans la toute dernière partie tant on se trouve emporté par la course effrénée de Donat. Sacrifiant tout au rythme et au péripéties, Hitchcock nous entraîne dans un tourbillons de rebondissements improbable où tout réalisme est sacrifié au profit d'une efficacité narrative maximale. Les idées visuelles géniales pleuvent (tel le cri de la femme de ménage découvrant le cadavre se confondant dans le montage avec le bruit de la locomotive sortant du tunnel lors de la séquence suivante) et le scénario (adapté d'un roman de John Buchan dont Hitch n'a gardé que les temps forts) multiplie les temps forts improbables et variés sans baisse de régime. La rencontre avec une jeune femme mariée à un fermier bourru et grenouille de bénitier offre un aparté poignant et palpitant, Donat qui s'enhardit lors d'un discours politique afin d'échapper à ses poursuivants et surtout les irrésistible moment de screwball comedy entre lui et la revêche et charmante Madeleine Caroll ça ne s'arrête jamais. Conclusion en apothéose dans une salle de spectacle (une figure à être répétée aussi dans L'homme qui en savait trop entre autre) où Hitch ose une résolution aussi grotesque dans l'idée que géniale dans l'exécution sacré tour de force. Robert Donat en héros traqué mais flegmatique et décontracté est génial et forme avec Madeleine Caroll un des couples les plus emblématiques de la filmographie de Hitchcock. Le canon Hitchcockien dans toute sa splendeur à l'influence considérable pour tout les futurs thriller de l'histoire du cinéma. Tout ça en 80 minutes. 6/6

#24 L'utilisateur est hors-ligne   Ludovix 

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Posté 01 avril 2010 - 20:11

Notorious le film qui a fait comprendre à ceux qui ne le savaient pas encore que Ingrid Bergman était à cette époque la plus belle femme du monde wub.gif

A part ça, j'aime beaucoup The Lady Vanishes et ses décors improbables (la station de vacances perdue au milieu de nulle part, le train) et ses persos secondaires tout aussi improbables (les deux fans de cricket prêts à tout pour rentrer voir un match....) un vrai régal. A voir aussi Young and Innocent en double programme avec The 39 Steps pour comprendre que c'est quand même bien pratique d'être un brin charmeur pour trouver de l'aide quand on est accusé à tort icon_mrgreen.gif

Mais il y en a tellement d'autres....

#25 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 18 mai 2010 - 17:45

Frenzy Alfred Hitchcock - 1972



Avant dernier film du maitre, bein c'est du film de fin de carrière et ça se voit bien.
A l'époque le script était peut être original mais aujourd'hui c'est très convenu et sans surprise, bon c'est bien écrit ainsi chaque détail compte ( le lonnnnnnng passage dans le camion de patate se justifie alors que sur le coup je voyais pas trop l'utilité de cette séquence ), quoiqu'il y a un petit problème dans l'écriture ainsi le copain qui héberge le héros pourrait le disculper mais on le revoit plus par la suite donc c'est du perso qui sert a rien, le gros problème du film c'est son rythme très inégal ça tire bien en longueur ( ça dure presque 2 heures ), y a des scènes comme les repas dégueux du flic censé être drôle qui servent finalement à rien a part allonger le film, y a pas mal de bavardages inutile.
Le début est plutôt réussi avec des indices qui sont là pour nous faire croire à la culpabilité du héros ( bon bien entendu on y croit pas parce que c'est trop évident ) puis après 30 minutes Hitchcock nous balance l'identité du coupable, du coup on s'oriente sur l'enquête des flics qui veulent a coincer le faux coupable.
Pour la première fois Hitchcock film donc des femmes à poil, dommage qu'il ai pas pris des actrices mieux gaulé quand même.
Bon alors après oui c'est bien réalisé, mais à part les 2 meurtres ( carrément maitrisé, j'adore le travelling arrière avec la caméra qui sort lentement de l'immeuble silencieux pour se retrouver dans la rue bruillante pendant que le tueur accomplit son meurtre et j'aime bien aussi l'enchainement de plan ou le tueur se rappelle ou est passé sa broche, par contre la scène de viol a très mal vieillit ), le premier plan séquence ou on découvre le corps, c'est tout pépère limite léthargique par moment, sur le papier le combo : serial killer - Londres - Hitchcock faisait sacrément envie à l'arrivée c'est quand même une petite déception et pis j'aime pas trop la fin.
Le casting est pas trop mal, bon ça manque de charisme ( on est loin de ces cast ricain de la grande époque ) mais ça joue bien, pour le bad guy Hitchcock voulait Michael Caine mais celui-ci refusa (ironie du sort, il tiendra un rôle similaire dans Pulsions de De Palma, Pulsions, film-hommage au Maître ).
Loin des grandes réussite du réal, bon c'est pas mauvais mais pour du Hitchcock ça reste décevant.



3,5/6 ( note ptet un peu sévère )

#26 L'utilisateur est hors-ligne   Evil Touch 

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  Posté 18 mai 2010 - 18:06

CITATION(Scalp @ 18 5 2010 - 17:45) <{POST_SNAPBACK}>
Frenzy Alfred Hitchcock - 1972







3,5/6 ( note ptet un peu sévère )


Oui un peu tout de meme, ici C'est Hitch vieux, fatigué(santé, la mort de sa femme son pilier, usé par deux echecs commerciaux consecutifs( pas habitué le bougre) qui retourne en Angleterre tourner en exterieur pour defier tout ceux qui le disait cuit.

Challenge d'autant plus costaud que le bougre decide changer ses habitudes, tournages exterieurs uniquement(pas de recours au studio) et methode de travail comme a la télé.
L'ennui c'est qu'il n' a pas pû beneficier de ses habituels collaborateurs tel que Robert Burks (chef op) par exemple....

Je trouve qu'il s'en sort pas mal au final, quant a la scène de l'inspecteur de police et sa femme entrain de bouffer, c'est le genre de gag que tu retrouves souvent dans ses films....Hitch et la bouffe ca meriterait un livre...
Le film a été un succès critique et public....
Image IPB and you...........who da fuck you are ?

#27 L'utilisateur est hors-ligne   Ludovix 

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Posté 25 août 2010 - 00:03

Lu dans le Libération d'hier :
CITATION
Les muets d’Hitchcock numérisés.
Le BFI (Institut du film britannique) a décidé de restaurer et numériser les premiers films, muets, d’Alfred Hitchcock (1899-1980). L’institut fait venir toutes les copies disponibles dans le monde pour les nettoyer de la manière la plus fidèle. «C’est la Rolls-Royce en matière de restauration de film. On aura l’impression que ça a été filmé la veille», dit-on au BFI. The Mountain Eagle, de 1927, est d’autant plus recherché qu’il est le seul film actuellement manquant. Le projet, au budget d’un million de livres (1,2 million d’euros), est financé par des dons venus de toute la planète. 200 000 bobines du Maître du suspense sont entreposées dans les archives du BFI.

J'ai hâte de voir le résultat ninja.gif

#28 L'utilisateur est en ligne   john mclane 

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Posté 25 août 2010 - 02:34

CITATION(Evil Touch @ 18 5 2010 - 18:06) <{POST_SNAPBACK}>
.Hitch et la bouffe ca meriterait un livre...



Voir le messageOrsonZ, le 21 février 2013 - 08:03 , dit :

Mark his words

#29 L'utilisateur est hors-ligne   Scalp 

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Posté 27 août 2010 - 19:49

Fenêtre sur cour Alfred Hitchcock - 1954

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Bon petit film mais on est loin du très grand film à cause de certains petits trucs qui gênent.
Pour un maitre du suspens je trouve que le film en manque clairement à part les 25 dernières minutes c'est trop pantouflard et en plus l'intrigue est quand même hyper balisé ( alors peut être qu'à l'époque le script était surprenant mais aujourd'hui difficile d'être surpris ) alors oui c'est bien écrit ça frôle le sans faute bon faut oublié que pas un seul voisin ne remarque a un seul instant James Stewart entrain de les mater alors qui le fait quasiment sans jamais se planquer enfin c'est compensé par le fait que les voisins sont bien "écrit", chacun représentant une facette de l'amour : passion, solitude, jalousie et envie de meurtre :mrgreen:

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Mais je trouve qu'il y a un gros problème de rythme, ça dure bien 15 minutes de trop ( je suis pas spécialement fan du début un peu trop comédie romantique, même si c'est très bien dialogué et superbement interprété ça m'emmerde par contre j'aime bien l'humour noire via le perso de l'infirmière ), l'intrigue met un peu trop de temps à arriver et pendant plus d'une heure c'est loin d'être palpitant ( l'ennui pointe son nez ) mais heureusement après 1 heure le film prend son envol et sa devient vraiment captivant et jubilatoire, le trio fonctionne à merveille et la dernière demi heure est carrément épique.
Le parti pris de Hitchcock de ne pas faire quitté sa caméra de l'appartement est un sacré gros challenge et ça fonctionne vraiment à merveille, il est maitre des lieux, sa gestion de l'espace est tout bonnement parfaite et on devient voyeur ( un des thème favori du maitre, mais on sent qu'il est bien bridé par la censure et lui ce qu'il aimerais c'est montré du nibard, il pourra le faire dans un de ces dernier film : Frenzy ) avec James Stewart et son montage est une sacré réussite, toute les scènes "importante" du film sont pratiquement muette et ça fonctionne à merveille, par contre bémol sur le climax final a base d'ampoule alors que le gars se fasse niqué 2 fois je veux bien mais 4 fois c'est un peu trop gros mais c'est compensé par le début de la scène avec Stewart dans l'ombre qui donne lieu à un plan ultime, y a l'utilisation d'accéléré que j'aime pas aussi.
Grace Kelly est tout simplement divine, elle illumine le film à chaque apparition, elle est belle ( très belle en fait ) et joue à merveille et j'aime bien sa première arrivé avec son ombre qu'on perçoit comme une menace pour Stewart et puis c'est qui sera le personnage actif du film et elle s'affirmera finalement comme la femme qu'il faut à Stewart, James Stewart quand à lui est parfait de bout en bout dès les premières minutes on s'identifie facilement à son personnage, un peu macho, un peu bourru et devenu complétement accro au voyeurisme.
Et une fois encore je préfère le remake déguisé de De Palma Body Double :mrgreen: et je lui préfère aussi largement Psychose ( critique à venir et j'ai vraiment adoré ), enfin ça reste du film hautement recommandable.
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Quel gros vicelard ce Alfred

4,5/6

#30 L'utilisateur est hors-ligne   angel.heart 

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Posté 30 janvier 2011 - 14:35

The lodger: 3/6
À l'est de Shangai: 2,5/6 chiant
Quatre de l'espionnage: 4/6 si je dis pas de conneries, dans "inglourious basterds" l'explication sur la pellicule inflammable empreinte des images de ce film
Jeune et innocent: 3/6 chiant
Une femme disparait: 4/6
La taverne de la Jamaique: 3,5/6
Rebecca: 4,5/6 là ça devient beaucoup mieux
Correspondant 17: 4/6
Soupçons: 4/6 la scène ou Gary Grant apporte un verre de lait à Joan Fontaine est géniale
Cinquième colonne: 4/5
L'ombre d'un doute: 4/5
Lifeboat: 3/6 Le discours craint ( à moins que ce ne soit que mon interprétation du truc )
La maison du dr Edwardes: 4/6
Les enchaînés: 6/6 son meilleur
Le procés Paradine: 4,5/6
La corde: 4,5/6
Les amants du Capricorne: 4/6
Le grand alibi: 4/6 le debut est mortel, le reste moins
L'inconnu du Nord-Express: 3,5/6
La loi du silence: 4/6
Le crime était presque parfait: 5/6
Fenêtre sur cours: 4,5/6
La main au collet: 4,5/6 assez classe
Mais qui à tué Harry? 4,5/6
L'homme qui en savait trop: 4,5/6
Le faux coupable: 5/6 Fonda assure
Vertigo: 5/6 préfère ses petits enfants comme "body double" ou "basic instict"
La mort aux trousses: 5/5
Psychose: 5/6 très bon mais dommage que la révélation finale n'en soit pas vraiment une
Les oiseaux: 5,5/6 vive le 1:33 tout pourri du dvd
Pas de printemps pour Marnie: 4,5/6
Le rideau déchiré: 4/6
L'étau: 4/5
Frenzy: 5,5/6 une tuerie
Complot de famille: 3,5/6

Vu une bonne dizaine d'autres mais pas beaucoup de souvenirs ( pas très passionné pas ses premiers films de toutes façons )
Sinon mon top:
Les enchaînés
Frenzy
Les oiseaux
Psychose
Le crime était presque parfait

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