Mad Movies: Howard Hawks - Mad Movies

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Howard Hawks L'Homme qui peut tout faire ! (1896-1977)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   babarorhum 

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Posté 22 août 2007 - 12:06

Je m'étonne encore que personne n'ait ouvert un topic dédié à un des plus grands réalisateurs américains, le grand Howard Hawks. L'homme qui sait faire du western, de la comédie, du film de guerre humaniste, du western contemplatif, du drame social, du film de gangsters, du film noir, ... Rares sont ceux à hollywood qui touchaient à tout comme lui l'a fait avec autant de brio (mis à part peut etre Raoul Walsh et Michael Curtiz). Cinéaste qui arrive à l'époque du muet mais qui n'a finalement brillé qu'à l'époque du parlant et surtout pendant l'age d'or d'Hollywood, et qui a dirigé les plus grands.
Enfin bref je ne m'étalerais pas sur sa vie mais plutot sur son oeuvre, meme si je n'ai pas tout vu encore :

On commence avec Scarface (1932)

Avec Paul Muni et Boris Karloff.

Voici le film de gangster des années 30! Hawks nous livre l'histoire d'un homme torturé par le vice et la folie dans l'Amérique de la prohibition. Le portrait d'un homme qui d'après les dires, est fortement inspiré d'Al Capone, et qui introduit au cinéma la célèbre mitraillette Thompson qui devient quasiment un personnage à part entière. Hawks trouve en Muni, l'italo-américain qu'était Al Capone et le transcende à travers une scène finale qui est désormais célèbre grace au remake de De Palma avec Pacino, du meurtre du meilleur ami et de la relation aux limites de l'inceste avec la soeur de Tony Carmonte. Un film de gangster qui est encore dans une esthétique de cinéma muet et qui utilise le parlant pour porter le genre vers d'autres horrizons, ainsi que son réalisateur qui dorénavant va s'illustrer dans les plus grands films du cinéma américain!


L'Impossible Monsieur Bébé(Bringing Up Baby) (1938)

Avec Cary Grant et Katherine Hepburn

Alors là !!! Attention chef d'oeuvre absolu!
Une des plus grandes comédies américaines de l'histoire du cinéma. Hawks utilise le duo Grant/Hepburn qui fonctionne à merveille à cette période (Sylvia Scarlett de George Cuckor par exemple) et livre une comédie loufoque, qu'on appelera la "screwball comedy".
Cette histoire ,d'un paléontologue coincé qui recherche un os de dinosaure et qui est colé par une jeune femme un peu fofolle qui ne pense qu'à son bébé léopard, est une des plus grandes réussites de son auteur. Tous les codes de la comédie selon Hawks y sont présents : ces situations incongrues et caucasses, ces quiproquos, ces dialogues à double signification, et son humour loufoque proche à certains moments des Marx Brothers. Un film qui n'épargne pas une mise en scène prodigieuse et d'un grand souci du détail. Sans parler de la photo dotée d'un des plus beaux Noir&Blanc vu au cinéma jusqu'à présent à l'époque. Mais c'est sans compter les interprétations magistrales de ses deux acteurs, avec un Cary Grant au sommet de son art(qui retrouvera Hawks dans trois autres comédies) et une Katherine Hepburn hillarante et tordante. Un duo splendide qui s'illustre à travers des scènes folle-dingue, comme ce passage du duo comique qui chante une chanson en pleine nuit au pied d'une bâtisse dans l'espoir de faire descendre Bébé, le léopard, planqué sur le toit. Ou alors ce moment cultissime d'une Katherine Hepburn à la robe déchirée au niveau du fessier qui est obligée de se coller littéralement à Cary Grant pour sortir d'un grand restaurant.


Seuls les Anges ont des Ailes(Only Angels have wings) (1939)

Avec Cary Grant, Jean Arthur, Rita Hayworth

Film un peu plus sérieux et dramatique, Seuls les Anges ont des Ailes tient à coeur au cinéaste. Un film qui traite du monde de l'aviation, cher au réalisateur. Je rappelle que Hawks était pilote de chasse bien avant d'entrer à Hollywood. Il retrouve son acteur fétiche, Cary Grant qui incarne le propriétaire d'une compagnie assurant le transport de courrier. A travers une romance, Hawks signe un film très pessimiste et assez complexe sur les rapports humains, et l'amour de l'aviation. Il situe l'action en Amérique du sud, l'occasion d'avoir des décors plus exotiques que tout ce qu'il a pu faire auparavant. L'interprétation de Grant est puissante, celle d'un homme partagé entre son amour pour une femme et son amour du métier, et surtout un des rares roles sérieux que l'acteur aura dans sa carrière. Celui-ci privilégiant le comique, la gaudriole et le travestissement. On notera aussi la présence de la toujours plus ravissante et splendide Rita Hayworth, très bien mise en valeur par la caméra de Hawks.

La Dame du Vendredi(His girl Friday) (1940)

Avec Cary Grant & Rosalind Russel

Hawks, cette fois ci, adapte une pièce de théatre et produit cinématographiquement une comédie de moeurs, qui à certains moments tend vers la screwball comedy. On y retrouve une nouvelle fois Cary Grant qui incarne un directeur de grand quotidien pret à tout pour récupérer sa femme. Une pièce de théatre qui aura droit à deux autres adaptations dont une de Billy Wilder(intitulée The Front Page avec Walter Mattau et Jack Lemmon). Comédie de moeurs sur le monde journalistique et la presse à sensation, et ses dérives. Hawks livre une critique de la société américaine et de la puissance des médias dans un esprit digne des comédies du grand Capra. Mais la patte du cinéaste est toujours là, et ce à travers ses personnages et son acteur fétiche qui se livre une nouvelle fois à de la pantalonade(mais beaucoup moins que dans L'impossible Monsieur Bébé quand meme!). A travers un homme qui ne recherche que son amour perdu, Hawks joue sur les codes du genre pour mieux se les aproprier et réalise un film drole et intélligent.

Sergent York(Segeant York) (1941)

Avec Gary Cooper, Walter Brennan, Joan Leslie, George Tobias, Margaret Wycherly, Ward Bond

Hummm. Que dire de ce film qui me tient à coeur! Par où commencer?
Hawks cette fois bouscule ses précédentes oeuvres en réalisant un projet on ne peut plus ambitieux... l'adaptation cinématographique du Journal intime d'Alvin York, héros décoré de la guerre 14-18, qui s'est illustré dans la campagne française en tuant à lui seul une vingtaine de soldats allemands et en capturant une compagnie de plus d'une centaine d'hommes. Evidemment, Hawks réalise ce film en 1941 alors que la seconde guerre mondiale vient d'éclater, et utilise cette histoire comme une justification interventioniste. Un film de propagande pour l'Amérique, qui en plus remporte un immense succès à sa sortie, et qui verra par la suite l'entrée en guerre des Etats Unis en décembre 1941 suite à l'attaque de Pearl Harbor. Gary Cooper sera d'ailleurs oscarisé pour sa préstation.
Dit comme ça... on s'imagine avoir à faire à un énième film de guerre et de propagande comme on en faisait tellement pendant cette période noire de l'histoire. Et on s'attend à quelque chose de moindre qualité. Meme si, nombreux films de guerre des années 40 sont de très très grande qualité, la plupart tombent dans la médiocrité, voire le grand foutage de gueule et ça venant de la part de grands metteurs en scène!
Et pourtant, Hawks, meme s'il justifie un haut fait d'arme, meme s'il glorifie un homme qui s'est illustré en abattant d'autres hommes, pense son histoire et sa mise en scène avant tout, et paradoxalement réalise un film particulièrement humaniste, voire pacifique. D'ailleurs il a été beaucoup critiqué pour ça. Puisque la majeure partie du film montre un Alvin York, magistralement interprété par Gary Cooper, qui ne sait pas trop où il va.
Jeune "déliquant", Alvin York décide au plus grand bonheur de sa mère(la grande Margaret Wycherly, actrice de théatre qui incarne la mère de famille dans les Raisins de la Colère de John Ford) de se tourner vers la religion et le ranching. Mais d'un autre coté, Alvin est un tireur exceptionnel, meme si la religion le conditionne à ne pas aimer les armes. C'est d'ailleurs la religion qui sera problématique, lorsqu'il sera appelé pour aller se battre en France. La religion lui interdit de tuer son prochain, précepte qu'Alvin suit à la lettre, donc il ne peut pas se battre.
Mais lorsque sa vie sera en jeu, ainsi que celles de ses frères d'arme, Alvin passera outre.
Un film d'une richesse aussi bien en terme de mise en scène et d'interprétation que dans le message qu'il véhicule. Une réflexion sur la condition humaine, alors que la plus terrible des guerres vient d'être déclarée.
Hawks ne tombe jamais dans le manichéisme primaire et écervelé, et justement construit un film transcendé par mise en image joussive au possible. Je parle, en effet, de l'attaque des tranchées, qui est un grand moment de bravoure filmé à échelle humaine, en collant à son personnage. Un procédé qui sera repris par Kubrick dans Les sentiers de la Gloire. Sans parler de l'interprétation ... l'oscar de Cooper amplement mérité, mais aussi des seconds roles comme Walter Brennan en pasteur, ou encore le grand Ward Bond.
Film émouvant, héroique, intelligent, drole et extraoridinaire visuellement. Une somme cinématographique du genre! Un chef d'oeuvre absolu!


.... La suite très bientot !

#2 L'utilisateur est hors-ligne   John Keats 

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Posté 22 août 2007 - 12:43

je m'en étonne aussi! surtout que le gars a réussi dans tellement de genre différents : comédie screw ball, western, drame, polar noir etc etc.
his girl friday j'adore, plus les bogarts et les western comme red river et the big sky, la méga classe.

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Elego 

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Posté 22 août 2007 - 19:19

De Hawks j'ai vu :

Scarface, qui m'a moyennement convaincu (je suis pas fan du remake non plus). Manque d'efficacité et de puissance (aïe, non pas taper).

L'impossible monsieur Bébé : l'un des mes films préféré, c'est drôle et énergique du début à la fin, le couple Cary Grant/Katherine Hepburn est l'un des plus grands du cinéma, on s'ennuie jamais...enfin bref du grand cinéma quoi !

Rio Bravo : énorme évidemment, l'histoire est prenante du début à la fin, Wayne (dont je suis pas fan) est très convainquant, le personnage de l'alcoolo est assez mémorable, et puis cette fin quoi...

La rivière rouge : peu de souvenir à part ses sous-entendus homos ("fais voir ton flingue", "ah le mien il est plus gros"), mais je me rappelle quand même avoir bien aimé.

La captive aux yeux clairs : un vrai grand film, efficace sans en avoir l'air (en moins de 20 minutes les personnages, l'histoire, les enjeux et les méchants sont posés) passionant à suivre et à la fin très jolie.

Chérie je me sens rajeunir : une comédie très agréable à regarder, Cary Grant est juste énormissime, Monroe est à croquer (comme d'hab'), on se marre bien (le passage avec les gamins jouant aux cow-boys qui ligotent un gars que Grant peut pas saquer icon_mrgreen.gif ), du très bon quoi.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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Posté 22 août 2007 - 19:27

Howard Hawks, rhaaaa... par quoi commencer?

(ah bah ça tombe bien, babarorhum l'a fait pour nous !)

Plus sérieusement, bonne idée de topic. J'espère qu'il va rapidement prendre son envol car Howard le mérite bien.

#5 L'utilisateur est hors-ligne   babarorhum 

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Posté 23 août 2007 - 12:38

Le Port de L'Angoisse(To Have and Have not) (1944)

Avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Walter Brennan

Bon bah que dire? Un des plus grands classiques de l'histoire du cinéma. Adaptation du roman d'Hemingway. Révélation de Lauren Bacall. Hawks entouré de prestigieux scénaristes, dont l'écrivain William Faulkner(ami intime du cinéaste et fidèle collaborateur qui participe à l'écriture d'autres scénarii de Hawks). Un film immense qui traite de la résistance et qui est un échos à un autre grand classique, le Casablanca de Curtiz avec Bogart de nouveau produit 2 ans auparavant (d'ailleurs je confonds tout les temps les deux). Bogart interprète un personnage intéréssé par l'argent et qui accepte de conduire un résistant et son épouse dans son Yacht uniquement pour ce motif. Mais le personnage d'Harry Morgan saura trouver sa voie surtout grace à la présence de Slim(Bacall) dont il tombera amoureux. Une mise en scène toujours aussi éclatante, qui à certains moments emprunte au film noir(pas étonnant) au niveau de la photo et des éclairages. Une direction d'acteurs parfaite. Le couple Bogart/Bacall devient à partir de ce film cultissime un des plus glamour d'Hollywood. Bacall et son regard ... Bogart au sommet de son art! Sans oublier ce bon vieux Walter Brennan qui désormais sera un fidèle de Hawks. Un très grand film !


Le Grand Sommeil(The Big Sleep) (1946)

Avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall

Deux ans plus tard, Hawks retrouve le couple Bogart/Bacall, cette fois ci en adaptant un roman de Raymond Chandler. Film Noir en surpuissance, Le Grand Sommeil s'illustre de part sa mise en scène et de son histoire à tiroirs et extremement complexe. Faut le dire, meme Chandler ne peut pas répondre à certaines questions! Alors, c'est dès le générique, qu'on se dit qu'on va assister à un très grand film! Je veux parler de ces deux silhouettes immédiatement reconnaissables de Boogey et de Bacall qui s'allument mutuellement une cigarette, avec l'apparation de leur nom à l'écran. Dès le début, le ton du film est donné. Bogey avec son célèbre imper en fameux détective Philipp Marlowe. Sans parler de Bacall et son regard toujours envoutant !
Esthétique du Film Noir par excellence, de part sa photo, et sa sombreur qui donne l'impression d'encercler ses personnages. Une mise en scène toujours aussi éfficace, au service d'un scénario particulièrement prennant et riche en rebondissements. Du chantage, des meutres, des privés, des cadavres qui s'accumulent, Hawks utilise tous les codes et livre un des plus grands chefs d'oeuvre du genre et s'en sert pour décrire des personnages torturés psychologiquement. Et surtout sans défense dans un monde où la mort peut arriver n'importe quand et frapper n'importe qui. D'où cette menace omniprésente traduite par une photo inquiétante, et un jeu de lumières qui donne l'impression d'agresser littéralement ses personnages, surtout son personnage principal. En clair un très grand film, et une des plus grandes réussites du cinéaste.


La Rivière Rouge(Red River) (1948)

Avec John Wayne, Montgomery Clift, Walter Brennan

C'est dès le générique du film sur la magnifique musique de Dimitri Tiomkin, que la Rivière Rouge prend aux trippes! Bon je ne m'attarderai pas trop sur ce film vu qu'il y a déjà un topic qui lui est dédié. Juste, je dirais : un grand western qui traite d'un épisode de l'Histoire des Etats Unis, la formation des cattle town. Ces villes construites autour de l'élavage massif de bétail. La présence d'un John Wayne qui livre une de ses plus grandes performances d'acteur, et qui contrairement au statut du cowboy sans peur et sans reproche que lui a donné John Ford son pote de toujours, interprète un homme qui est pret à tout pour récupérer ce qui lui a été dérobé. Meme si on peut reprocher un final trop happy ending, qui est est pourtant un dicton propre aux films hollywoodiens, ce film s'articule autour de ses personnages et de leur épopée de traversée du grand ouest. C'est sans parler de la photo, et de ce Noir&Blanc à tomber! Cette musique divine omniprésente et la réalisation de Hawks toujours aussi maitrisée. Un grand "Faux" Western.


Allez Coucher Ailleurs(I Was a Male War Bride) (1949)

Avec Cary Grant, Ann Sheridan

Après s'être essayé au film de guerre, au film noir et au western, Hawks revient à un genre qu'il adore, la screwball comedy. Il y retrouve son pote Cary Grant et réalise une petite comédie bien sympathique. L'occasion pour Grant de se travestir et se faisant passer pour une femme afin de rejoindre sa femme en Amérique après la guerre. Grant y interprète un officier français qui tombe amoureux d'une jeune gradée américaine. Le style de Hawks se retrouve dans ce film, à travers ces dialogues à double entrée et qui produit des situations de malentendus et de quiproquos quasi théatrales. Hawks trouve en Cary Grant l'acteur idéal pour imposer son style comique. Le duo Grant/Sheridan fonctionne à merveille et est vraiment drole. Le film multiplie les scènes comiques avec cette scène d'un Cary Grant qui doit remplir des papiers administratifs stipulant qu'il est une femme devant un officier. Et pis c'est sans parler de Grant déguisé en femme! 10 avant Certains l'Aiment Chaud...
Une petite comédie douce et légère à consommer sans modération.

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Ced 

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Posté 23 août 2007 - 13:59

keep up the good work comme on dit !

belle initiative pour un des plus grands réalisateurs du cinéma classique US. un grand grand réalisateur ce monsieur hawks pouvant passer du western à la comédie ou au film noir sans aucun problème et avec toujours autant de talent. respect éternel.


"He's fat, he's scouse, he'll rob your fucking house, it's Wayne Rooney, Wayne Rooney."

#7 L'utilisateur est hors-ligne   John Keats 

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Posté 23 août 2007 - 19:38

bizaremment ça fait pas trop recette ce genre de sujet, pourtant un gars comme carpenter, plus mad tu meurs, ne tarie pas d'éloges sur Hawks, et le cite comme son influence première. va comprendre!

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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  Posté 23 août 2007 - 21:26

A mon avis, le compteur va s'affoler une fois que babarorhum aura évoqué ce film...


#9 L'utilisateur est hors-ligne   Elego 

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Posté 23 août 2007 - 22:12

Moui, mais c'est plus un topic qui va prendre de l'ampleur petit à petit. Peu de messages pour le moment, mais les madnautes vont venir ici poster les films qu'ils ont vu, il va naître un débat, etc.

Et ça vaut mieux que 40 messages/heure quand ils sont tous assez inutiles tongue.gif

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Tigelz 

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Posté 23 août 2007 - 22:46

CITATION(Waco @ 23 8 2007 - 21:26) <{POST_SNAPBACK}>
A mon avis, le compteur va s'affoler une fois que babarorhum aura évoqué ce film...



Je ne veux pas doubler babarorhum en donnant un avis trop chargé sur ce film, alors je signale simplement que je le trouve extrêmement flippant, et que le dernier papier que j'ai lu dessus (écrit par JPP) était totalement à côté de la plaque (revoir son article dans ses Craignos monsters). En plus c'est une prod RKO, donc ça peut difficilement être mauvais.

#11 L'utilisateur est hors-ligne   John Keats 

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Posté 24 août 2007 - 11:33

officiellement Hawks n'est que producteur du film, mais c'est un peu comme pour le Troisième Homme de Carol Reed et Orson Welles, la légende veut que le maitre aurait pas mal mis sa contribution aussi derrière la caméra.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Prosopopus 

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Posté 24 août 2007 - 13:54

CITATION(John Keats @ 24 8 2007 - 11:33) <{POST_SNAPBACK}>
officiellement Hawks n'est que producteur du film, mais c'est un peu comme pour le Troisième Homme de Carol Reed et Orson Welles, la légende veut que le maitre aurait pas mal mis sa contribution aussi derrière la caméra.


Oui mais ce qui est probablement vrai pour le hawks ne l'est pas pour le troisième homme, il suffit de voir un autre film de Carol Reed (notamment Huit heures de Sursis) pour ce rendre compte que Reed a la maîtrise suffisante pour pondre ce superbe film qu'est Le Troisième Homme. Pour The Thing je ne sais pas, le fait que Hawks est bossé à toute la prépoduction doit expliquer sa volonté de superviser la réalisation.
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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Posté 25 août 2007 - 12:52

CITATION(babarorhum @ 22 8 2007 - 12:06) <{POST_SNAPBACK}>
(...)

L'Impossible Monsieur Bébé(Bringing Up Baby) (1938)

Avec Cary Grant et Katherine Hepburn

Alors là !!! Attention chef d'oeuvre absolu!
Une des plus grandes comédies américaines de l'histoire du cinéma. Hawks utilise le duo Grant/Hepburn qui fonctionne à merveille à cette période (Sylvia Scarlett de George Cuckor par exemple) et livre une comédie loufoque, qu'on appelera la "screwball comedy".
Cette histoire ,d'un paléontologue coincé qui recherche un os de dinosaure et qui est colé par une jeune femme un peu fofolle qui ne pense qu'à son bébé léopard, est une des plus grandes réussites de son auteur. Tous les codes de la comédie selon Hawks y sont présents : ces situations incongrues et caucasses, ces quiproquos, ces dialogues à double signification, et son humour loufoque proche à certains moments des Marx Brothers. Un film qui n'épargne pas une mise en scène prodigieuse et d'un grand souci du détail. Sans parler de la photo dotée d'un des plus beaux Noir&Blanc vu au cinéma jusqu'à présent à l'époque. Mais c'est sans compter les interprétations magistrales de ses deux acteurs, avec un Cary Grant au sommet de son art(qui retrouvera Hawks dans trois autres comédies) et une Katherine Hepburn hillarante et tordante. Un duo splendide qui s'illustre à travers des scènes folle-dingue, comme ce passage du duo comique qui chante une chanson en pleine nuit au pied d'une bâtisse dans l'espoir de faire descendre Bébé, le léopard, planqué sur le toit. Ou alors ce moment cultissime d'une Katherine Hepburn à la robe déchirée au niveau du fessier qui est obligée de se coller littéralement à Cary Grant pour sortir d'un grand restaurant.
(...)

[au hasard, je prend celui-là]

Bon, effectivement, cette comédie est une tuerie co(s)mique absolue. L'humour y atteint des sommets stratosphériques avec des dialogues d'une finesse chirurgicale, bien servis, il faut le dire, par des acteurs qui marchent sur l'eau (Grant et Hepburn bien sûr mais aussi tout ces seconds rôles savoureux comme un parfait au chocolat; je pense notamment au major Applegate et à son imitation du cri de leopard...). C'est rythmé comme pas possible avec une montée en puissance qui bouleverse tout (y'a aucune fusillade, aucune course-poursuite sur l'auto-route, aucune baston à 1 contre 100 mais franchement, ça n'empêche pas de finir sur les rotules tellement les rafales de bon mots sont lourdes) et une réal toujours aussi précise. Bref, une oeuvre dont la grâce vous touchera 24 fois par secondes pendant toute sa durée (prévoir svp, un caisson à oxygène histoire de pas tomber dans les pommes avant la fin).

[ok, j'ai fais que paraphraser l'avis limpide de babarorhum mais comme on dit, plus on est de fous, plus on ri]

#14 L'utilisateur est hors-ligne   stan corben 

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Posté 26 août 2007 - 13:36

Sympa ce topic...
Je connais Hawks par L'immense Rio Bravo, et le mémorable Le grand Sommeil...
j'ai vu il y'a pas longtemps le port de l'angoisse et j'ai accroché Grave...
par contre Scarface jamais vu, un jour peut etre...


Tres grand Réalisateur.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Waco 

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  Posté 26 août 2007 - 15:19

Dans la section screwball comedy, je me permets d'en ajouter un autre, Monkey Business (j'espère que babarorhum ne m'en voudra pas).


(j'ai pas trouvé l'affiche US sad.gif )

Réalisé en 1952. Avec Cary Grant, Ginger Rogers, Marilyn Monroe

Cette fois-ci, on prend un singe à la place du léopard, on secoue très fort, on attend quelques secondes puis on admire le résultat (brillant, comme il se doit).
Ca fait un petit bout de temps que je l'ai pas revu mais je me rappelle quand même bien (malgré ma mémoire défaillante du haute de mes 78 ans) d'une autre de ces comédies pleine de rythme, d'inventivité et de vitamines, avec notamment un démarrage foudroyant puisque le générique de début est interrompue par la voix de Hawks lui-même (enfin, je pense que c'est lui) qui interpelle Grant en lui signifiant qu'il entre trop tôt en scène... Et c'est parti ensuite pour 1h30 de délires en tout genre avec ce chimiste qui aurait réussit à mettre au point une formule censée redonner aux vioques (les plus de 30 ans...) leur 20 ans (voir beaucoup beaucoup beaucoup moins...). Les situations sont un peu moins "hystériques" qu'avec Bringing Up Baby (qui reste la meilleure comédie du maestro à mon avis) mais c'est tout de même très très très super méga génial et que plus de 50 ans après, ça continue à mutiler tranquillement 99,99% des comédies sorties après les années 70...
On y retrouve avec plaisir Cary Grant, encore et toujours over the top dans ce genre de situation (le type totalement déphasé qui court de catastrophe en catastrophe), une Ginger Rogers étonnante, notamment sur la deuxième partie du film où elle se lâche grave et une Marilyn Monroe dans la peau d'une secrétaire incompétente, douce et sexy.


Bref, Monkey Business est un trip "régressif", comique et intelligent que je recommande chaudement à toutes celles et à tous ceux qui ont paumé leur âme d'enfant.

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