Mad Movies: Les Patriotes - Eric Rochant (1993) - Mad Movies

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Les Patriotes - Eric Rochant (1993)

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Starsky 

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Posté 22 juillet 2005 - 14:37



Eric Rochant avait de la chance. Son premier film, le très bon Un monde sans pitié, l'avait lancé sur un véritable boulevard. Le triomphe relatif du film (plus d'un million d'entrées pour un budget ridicule) et son accueil très positif (césars, critiques, etc...) lui donnait carte blanche pour la suite. Il n'en fallait pas moins car l'homme était ambitieux. Très en phase avec Yvan Attal, acteur qu'il avait découvert, il se lance dans un deuxième film (Aux yeux du monde, malheureusement pas vu) tout en pensant déjà au suivant. Car ce troisième métrage est un sacré challenge. Rochant veut adapter John le Carré, tourner un film d'espionnage à la fois crédible et spectaculaire, pour ainsi retrouver une logique cinématographique pratiquement perdue en France (allier le populaire avec du long, lent, noir et dur). Mais considérant à raison que la guerre froide n'est plus d'actualité, il se penche sur toutes les problématiques actuelles du monde de l'ombre, bouffant littéralement tout ce qui est alors lisible sur le sujet (DGSE, CIA, etc...), pour finalement se concentrer sur la zone forcément la plus explosive et exposée (donc la plus évidente pour le spectateur), à savoir le Moyen-Orient. Dés lors le cadre du Mossad, célèbre service d'espionnage israélien auréolé de mythes, héroïques ou démoniaques, s'impose.

Pour accrocher le spectateur français, il lie son sujet à la France. Le héros a ainsi des origines françaises alors que le Mossad évite scrupuleusement d'engager à terme des hommes ayant des liens familiaux extérieurs -pressions potentielles obligent-. Mais le cinéaste ira aussi plus loin. Loin de vouloir simplement offrir une intrigue lambda, il vaut dépeindre le monde de l'ombre dans ses différentes réalités. Pour cela, il créé deux intrigues de fond, cherchant à coller au plus prés de la réalité (les deux affaires sont d'ailleurs des adaptations à peine cachées de deux affaires célèbres: la destruction d'une centrale nucléaire en Irak et la pressurisation d'une taupe de la NSA ayant fait grand bruit dans les années 80). Le réalisateur veut défantasmer le monde de l'ombre, et démythifier un service ayant déjà fait couler beaucoup d'encre. Il est vrai que l'histoire du Mossad est particulière, car contrairement aux services européens, ils ont toujours été en guerre totale depuis leur création (la surmédiatisation du conflit faisant gonfler le tout).



Pour étayer son ambition, Rochant obtient une totale confiance de ses producteurs (Lazennec au summum de sa gloire, avec surtout Alain Rocca ayant su réunir avec maestria un budget colossal pour un projet assez ardu), qui lui donnent 24 semaines de tournage. Une aberration comptable.

Il faut dire que le film compte plus de 60 rôles parlés, se déroule sur trois pays, dans plus de 120 décors différents (tous les intérieurs sont faits en studio). Du lourd. Mais Rochant ne s'arrête pas là. il veut prendre son temps, exige beaucoup de temps pour perfectionner ses scènes en répétant avec les acteurs sur le décor même (aucune star véritable -sauf des israéliens dont la notoriété ne quitte pas leur pays-, mais une tripoté de supers bons: Attal, Stevenin, Le coq, Benichou, Devos, Nancy Allen, et même une Sandrine Kiberlain encore inconnue et surtout super sexe -incroyable quand on voit la suite.... icon_mrgreen.gif), filme beaucoup (parfois tout en sachant que cela ne restera pas au final, mais simplement pour étayer les personnages), monte en parallèle... Bref, il fait un boulot de malade.

Le film fait au final 2h20, alors même que 50 minutes sont passées à la trappe après un travail minutieux sur le montage. Tout le monde a bossé, profitant des libertés de création exceptionnelles et bravant les mille difficultés. Bref, tout le monde est content. D'autant plus content que les premières projections de presse sont tellement positives que l'on pousse les producteurs à aller à Cannes, summum de la consécration.

Fatale erreur. Car si la projection cannoise est un triomphe, l'accueil critique cannois va changer radicalement des premières impressions. Un certain Thierry Jousse, titulaire des Cahiers de la pire époque (un con, quoi) fustige le film arguant que le film ets pro-israélien et surtout ne pose pas la question palestinienne (alors même que dans les faits, le Mossad ne s'occupe plus des palestiniens depuis belle lurette, le danger étant ailleurs). Le réveil est ardu, et va être encore plus dur après la projection de Pulp Fiction du lendemain. Contre toute attente, Cannes tue le film, qui est un échec complet.

Eric Rochant ne s'en remettra pas. Ayant des projets ambitieux, rêvant de suivre le cinéma ample de Leone, le réalisateur n'a toujours pas su se relever de cet échec personnel cinglant (Anna Oz, Vive la république, c'est oubliable. Total Western est tout de même brillamment mis en scène, malgré un scénar carrément lourd. Quoiqu'il en soit, les trois films passent inaperçus). Attal lui-même ne tournera pas pendant plus de deux ans.

Mais que reste-il aujourd'hui des patriotes?

Un grand, un très grand film d'espionnage, montrant à peu prés tout ce que Schoerdeneffer fils a manqué avec son Agents secrets (bien réalisé, mais scénar faible, mais faaaaaible). C'est un véritable voyage dans l'ombre auquel nous assistons. C'est une confession d'un homme dépassé par l'impitoyable réalité d'une guerre cachée, dissimulée, mais surtout viscéralement violente. Les patriotes ne se veut pas un film politique ou engagé sur le conflit israélien (ce qui lui sera grandement reproché, car n'avoir pas d'avis sur ce sujet est forcément suspect), mais bel et bien le témoignage de la vie des hommes et femmes vivant cette réalité de l'espionnage (si on ne cherche pas l'exhaustif, on veut bien plus que l'anecdotique ou le témoignage).



La grande réussite du film vient du souffle naissant du réalisme. Le scope est beau, les mouvements de caméra extrêmement travaillés (amorces, plans séquences croisés, longues focales, du beau travail) la réalisation est au service du réel. Le film reste toujours proche d'une impression de réel (à noter que Rochant  a filmé tout son film dans les langues adéquat: en hébreu en Israél, en français en France, en anglais aux USA. Ca rappelle le Pontecorvo de la Bataille d'Alger. Il y a pire référence), rallongeant les séquences, prenant son temps pour créer et pérenniser une tension palpable, mais jamais hystérique. Car la clé est donnée dés le départ: il n'y a pas d'exaltation possible dans patriotes. Tout sentiment découvert mène à la perte, voire à la mort (tout le segment américain est une sublime évocation de cette réalité). Les agents brillent de par leur connaissance minutieuse des travers et comportements humains, tout en contrôlant totalement les leurs (Benichou, Le Coq, mais surtout le chef du Mossad, brillent de par leur calme, surtout quand la violence -verbale, symbolique- éclate. La frustration est latente, la violence d’autant plus marquant qu’elle est diffuse, décidée dans un souffle, presque la politesse : « il faudrait lui casser une jambe. Non les deux jambes »). Un jeu de rôle permanent, où Attal excelle. l'acteur tient le film sur ses épaules, sachant distiller une véritable humanité alors même que celle-ci est constamment cachée sous le masque de l'impassibilité (il parle peu avec les autres, reste constamment distant). Une vraie prouesse de comédien.

le réalisateur concrétise son ambition: faire du beau, du "populaire", avec un vrai réalisme (après les ridicules polémiques, beaucoup de spécialistes diront que le film offre un visage extrêmement réaliste du métier). Le film est long mais jamais chiant. la tension est là, l'humanité est constante (malgré la froideur de surface... On pourrait même dire d'autant plus car les explosions d'humanité en sont d'autant plus marquantes: le sacrifice de Pelmond face à sa femme  est ainsi une scène prodigieuse).

Le film d'Eric Rochant a su au final humaniser un mythe moderne, tout en gardant son aura fascinant, grâce à un ambition de mise en scène (vive les mégalos, merde), un scénario brillantissime, et surtout une volonté réelle de rendre le réel cinématographique, et non l'inverse. Certes, quelqes fautes sont présentes (la fin est un peu abrupte et peut choquer aprés 2h20 de noirceur presque absolue. Mais l'intention de relativiser la vision du personnage d'Ariel est intéressante)

Les patriotes, ou ne tentative de plus de changement du cinéma de genre passée à côté du public français, dont on peut douter de la survivance de son bon goût jadis reconnu.

PS: Le DVD est sortie il y a peu. Il est absolument exceptionnel. la copie est belle, le son excellent mais ce sont surtout les bonus qui forcent le respect. le making of est excellent car sincère (trés auto-critique), les scènes coupées permettent au réalisateur et à sa monteuse de revenir longuement sur toute la construction du film, leurs erreurs, leurs regets, avec une absence totale de langue de bois qui fait plaisir à voir. Très loin de la promotion débile, où un vrai recul est pris sur l'oeuvre. Je surconseille.

Rock'n'roll.
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Mechagodzilla 

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Posté 22 juillet 2005 - 14:53

voila un texte comme je les aime, sur un film que j'adore.

comme quoi le (bon) cinéma de genre français ne passe pas obligatoirement par Gans, Kasso ou Besson.


Chapeau bas

#3 L'archiviste*

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Posté 22 juillet 2005 - 14:59

Hé les gars ! Avc des textes comme ça, faut créer des webzines, pas les balancer sur un forum où ils vivront deux jours avant d'être supplantés par un topic sur les femmes à poil.
:wink:

Sinon, tu as oublié la mention du gros clin d'oeil depalmesque que s'est offert Rochant en engageant Nancy Allen.
Même si le film m'avait franchement déçu à sa sortie par ses accents trop fréquents de "qualité française" (l'épisode Kimberlin, mon dieu sad.gif ), il n'en restait pas moins une tentative bien réelle de rehausser le niveau. Rochant était parvenu à me faire payer mon billet pour aller voir un film français en salles; à cette époque ça relevait de l'exploit. laugh.gif

PS : je fais partie de ceux qui défendent Total Western en grande partie pour le travail de son scénariste Laurent Chalumeau. Je ne vois pas ce que tu lui reproches. 8O

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Starsky 

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Posté 22 juillet 2005 - 15:14

merci pour les compliments, c'est trés sympa.


C'est vrai qu'engager Nancy Allen était osé (enfin, faut dire que la pauvre n'avait plus le statut qu'elle avait dans les années 80). Le rôle qui lui est confié est d'ailleurs trés beau (en partie coupé d'ailleurs).


Moi, j'avoue, je trouve Kiberlain trés bien dans le film. Ca en devient étonnant à mesure de son souci de tuer tout sex appeal par la suite... icon_mrgreen.gif


CITATION(L'archiviste)
PS : je fais partie de ceux qui défendent Total Western en grande partie pour le travail de son scénariste Laurent Chalumeau. Je ne vois pas ce que tu lui reproches. 8O


Bon, je suis peut-être un peu méchant, car la montée de tension est bien distillée dans ce film. Disons que c'est le truc un peu lourd sur la banlieue se reveillant face aux méchants (surtout que ces jeunots sont assez stéréotypes. Pas forcément un prob à la  base, mais hélas, ils suivent des parcours tout aussi clichés), les voisins forcément fachos et tout aussi forcément ridicules au combat, bref, des clichés trés lourds qui auraient pu être évités (je préfère ceux de Nid de Guèpes, plus finement utilisés). En même temps, il y a des situations excellentes (, la cruauté du silence lors du viol, le travail d'équipe pour éliminer le garde), de superbes acteurs (Le Bihan, Stevenin, mais surtout Kalfon qui est génial) et surtout une trés belle réalisation, sèche dans l'action, ample dans sa vision.

Les explications de Rochant sur sa conception de la mise en scène sont passionnantes sur le DVD des patriotes. Son gourou est Leone. Il explique ainsi brillament la clarté ressortant du style du genie absolu transalpin et la reprise de technique qu'il a essayé de mettre en place (sur la profondeur de champ, mais aussi le dynamisation du silence, de l'attente). Un vrai discours artistique supporté par un langage technique clair. Brillant.
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   Ced 

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Posté 22 août 2005 - 01:29

je l'avais acheté à sa sortie et il trainait depuis dnas ma pile de dvd en retard... devant ce soir passer une nuit blanche pour cuase de boulot méga matinale je me suis dit... hop soyons fou ! c'est parti pour un film de 2h20...

eh ben putain je le regrette pas... j'ai l'impression d'avoir passé seulement 1h devant ma télé... un vrai vrai vrai bonheur. un film noir, lent, opressant par moments... pardonnez moi la vulgarité mais voila un putain de film comme il en faudrait plus nom de dieu !!!

attal y est bouleversant de sincérité, la mise en scène possède une sacrée paire de baloche mais ne sert pas à faire de l'esbrouffe, le film est idéalement découpé, le casting est des plus judicieux (kiberlain malgré ses effort ne fait pas tellement call girl je trouve mais elle est cependant suffisament crédible)

je suis surpris par tant de virtuosité... c'est le troisième film de rochant et il tape dans le film de haut vol celui dont on se souviendra dans encore longtemps. il y a un réel travail de mise en scène, de direction d'acteur de composition du cadren une colorimétrie qui est au plus juste pour ne pas faire film justement. comme il le dit si bien dans les bonus, rochant ne voulait pas faire dans le film fantasme. eh bien il a sacrément bien réussit son coup. tout le travail effectué pendant les 24 semaines de tournage et les 12 mois d epréparation sont là à l'écran... pas d'esbrouffe, pas de tralala, pas de saut en aprachute à la agents secrets... tout est dans la véracité.

une putain de sacrée claque...

5/6 et puis même 6/6 tiens !!!


"He's fat, he's scouse, he'll rob your fucking house, it's Wayne Rooney, Wayne Rooney."

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Kurtz 

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Posté 22 août 2005 - 12:18

très beau topic.

En ce qui me concerne, le parti-pris du réalisme à tout-crin m'a assez ennuyé à cause de la dédramatisation que ça entraîne.
il faut souvent une part de mythologie pour m'intéresser au cinéma...
Et j'ai du mal à saisir le lien avec Sergio Leone, mon cinéaste préféré et un des metteurs en scène les plus exaltés que je connaisse.

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Ced 

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Posté 22 août 2005 - 13:13

dans les bonus rochant explique les liens avec léone. notamment au niveau de l'amorce de ses plans et du cadrage.

en amorce de pas mal de plans tu peux voir un objet au premier plan en relation avec le personnage qui se trouve au second et sur qui est centré le plan (je sais pas trop si je suis clair...). par exemple quand ariel se fait traiter de trou du cul par son coéquipier dans la première mission au premier plan on voit le bras d'yvan attal, immobile, malgré les insultes... voila ça c'est l'inspiration léonienne

et au niveau du cadrage rochant reprend la scène de la tasse à café dans il était une fois en amérique pour l'expliquer. il raconte que léone à fait deux plans quasi similaires pour nous montrer de niro boire son café. deux plans cadrés sous la tasse et au dessus de la tête de de niro. rochant explique cette fois si que si léone a fait ces plans c'est pour focaliser sur l'action et qu'au moment ou le personnae lève sa tasse il a refait un plan quasi identique mais plus serré afin d'avoir le même plan qu'avant la levée de la tasse, pour que tout ce qui est dans le cadre soit important. donc voila dans les patriotes il a voulu faire la même chose.

j'espère avoir été clair :?


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#8 L'utilisateur est hors-ligne   patkorat 

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Posté 22 août 2005 - 14:16

Tres belle critique Starsky.  :D

Je vais donc de ce pas essayer de me procurer le DVD.

Sinon j'avais juste vu un monde sans pitié que j'avais bien apprecié, mais je suis degouté de voir que l'echec de ce film a en plus apparement etrillé la créativite de Rochant. Mais vu l'ambition dont il semble faire preuve pour ce metrage, je dis Haut les choeurs mon gars !

PS : Si il lit cette critique, en tout cas, cela lui fera plaisir  :wink:

#9 L'utilisateur est hors-ligne   demosthene 

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Posté 22 août 2005 - 17:09

Un film qui m'avait accroché grâce à sa BA rythmée par une version orchestrale d'un célèbre morceau d'Albéniz. Je me souviens que cette BA promettait un film grave et effrayant et que je n'avais pas été déçu par la vision du film lui-même. C'était  y a dix ans et je m'en souviens très mal, aujourd'hui, si ce n'est que le scope m'avait semblé très beau. Maintenant qu'on en parle, je le reverrais avec plaisir.

Par contre j'aimerais bien savoir à quoi tu penses quand tu dis :
"Les patriotes, ou une tentative de plus de changement du cinéma de genre passée à côté du public français..."
tu fais référence à d'autres films français (lesquels ?) ou tu relèves simplement le manque de goût du public en général ?

Indépendamment de mon avis (flou) sur le film, je trouve l'analyse intelligente, limpide, et excellemment rédigée, c'est pas dans tous les forums qu'on lit des truc pareils (ni dans tous les journaux, d'ailleurs).

Cela dit, je rejoins l'archiviste, les topics de forum, c'est un peu volatile comme support. Je trouve que ce serait beaucoup plus pratique si les interventions de cette qualité étaient abritées sur le site lui-même. Ce serait dommage que ça se perde.

Ainsi s'achève mon quart d'heure bisous.
Je deviens gluant, moi, faut vraiment que j'arrête le flanby.


#10 Flying Totoro*

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Posté 22 août 2005 - 18:52

CITATION(demosthene)
Par contre j'aimerais bien savoir à quoi tu penses quand tu dis :
"Les patriotes, ou une tentative de plus de changement du cinéma de genre passée à côté du public français..."
tu fais référence à d'autres films français (lesquels ?) ou tu relèves simplement le manque de goût du public en général ?


C'est pas à moi que ça s'adresse en fait mais je pense qu'il fait référence au gros bide qu'a fait le film de Rochant à sa sortie surtout :wink:

#11 L'utilisateur est hors-ligne   demosthene 

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Posté 22 août 2005 - 21:23

CITATION(Flying Totoro)
CITATION(demosthene)
Par contre j'aimerais bien savoir à quoi tu penses quand tu dis :
"Les patriotes, ou une tentative de plus de changement du cinéma de genre passée à côté du public français..."
tu fais référence à d'autres films français (lesquels ?) ou tu relèves simplement le manque de goût du public en général ?


C'est pas à moi que ça s'adresse en fait mais je pense qu'il fait référence au gros bide qu'a fait le film de Rochant à sa sortie surtout :wink:

bé oui, mais le "de plus" dans la phrase de starsky laisse entendre que y en a des autres, des "tentatives de changement" qu'ont pas marché. Tu me diras des bons fillms qu'ont pas marché je peux me sortir les doigts du machin et en trouver tout seul. Mais je me demandais si Starsky avait en tête des exemples précis, et surtout des exemples français. Et dans ce dernier cas je serais curieux de savoir à quoi il pense.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   darklinux 

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Posté 23 août 2005 - 10:26

ll ' un des rares films " a la Francaise" a bien traité le sujet comme ce film de schaundorrfer avec La Belluccci , qui est très bien aussi ( si on ne compare pas a Spy Game sa va de soit

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Starsky 

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Posté 04 septembre 2005 - 15:38

CITATION(demosthene)
CITATION(Flying Totoro)
CITATION(demosthene)
Par contre j'aimerais bien savoir à quoi tu penses quand tu dis :
"Les patriotes, ou une tentative de plus de changement du cinéma de genre passée à côté du public français..."
tu fais référence à d'autres films français (lesquels ?) ou tu relèves simplement le manque de goût du public en général ?


C'est pas à moi que ça s'adresse en fait mais je pense qu'il fait référence au gros bide qu'a fait le film de Rochant à sa sortie surtout :wink:

bé oui, mais le "de plus" dans la phrase de starsky laisse entendre que y en a des autres, des "tentatives de changement" qu'ont pas marché. Tu me diras des bons fillms qu'ont pas marché je peux me sortir les doigts du machin et en trouver tout seul. Mais je me demandais si Starsky avait en tête des exemples précis, et surtout des exemples français. Et dans ce dernier cas je serais curieux de savoir à quoi il pense.


des bons films de genre français n'ayant pas marché (pas comme ils auraient voulu ou du...): nid de guêpes, Bon voyage (l'un des meilleurs scénarios français de ces dernières années) le convoyeur, Total western sont les meilleurs qui me viennent en tête. Six-pack, aussi.

Nan, je déconne.

Sinon, Agents Secrets, c'est pour moi une preuve des effets pervers de la rêgle d'auteur en France: un beau style visuel (avec des défauts mais maitrisé) autour d'un vrai sujet mais gaché par un travail d'écriture clairement non satisfaisant. Il manque clairement la marque d'un vrai scénariste. C'est bien fichu, mais vain. Une grosse décéption. Par contre, ce genre d'échec est clairement plus intéressant que nombre de films...J'attends donc le prochain Schoerdoeneffer fils.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   Hutch 

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Posté 04 septembre 2005 - 19:55

CITATION(Starsky)
Sinon, Agents Secrets, c'est pour moi une preuve des effets pervers de la rêgle d'auteur en France: un beau style visuel (avec des défauts mais maitrisé) autour d'un vrai sujet mais gaché par un travail d'écriture clairement non satisfaisant. Il manque clairement la marque d'un vrai scénariste. C'est bien fichu, mais vain. Une grosse décéption. Par contre, ce genre d'échec est clairement plus intéressant que nombre de films...J'attends donc le prochain Schoerdoeneffer fils.


Pas faux.

Ai vu récemment 36 d'Olivier Marchal : c'est un peu le cas contraire; un très bon script (petit bémol sur le coup de bluff de la fin à base de "hahaha en fait c'est pas lui c'est l'autre") plombé les trois quarts du métrage par une mise en scène un chouia pompeuse (et une musique omniprésente  : belle mais gonflante, mais bon on m'avait prévenu) quand elle sombre pas dans le n'imp (c'est con : le quart restant est très bien ohmy.gifn sent qu'il visualise certaines scènes mieux que d'autres).
De plus, accepter Daniel Auteuil en super flic dépasse ma piètre imagination.

Donc la prochaine fois : un script de Marchal réalisé par Schoerdoeneffer et le tour est joué.
post entièrement réalisé en 4/5

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Starsky 

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Posté 04 septembre 2005 - 20:20

Bingo Bongo.

C'est vrai que le script de 36 avait un sacré mérite: un genre (avec ses codes, son univers) et une ambition (purement cinématographique et non intellectuelle) assumées.

Assez d'accord sur les défauts du film. Auteuil, ça peut paraître chaud (j'aurais bien vu Giraudeau) mais il se débrouille pas si mal. Depardieu est énorme par contre.

Sinon, pour revenir à Rochant, j'ai revu son Monde sans pitié qui, s'il reste un film "de génération", vieillit plutôt bien. Une belle chronique douce-amère, mais assumant son optimisme éclairé. Les acteurs sont tous excellents (Attal explose).
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