
The Ward
Réalisateur : John Carpenter
Scénario : Michael Rasmussen, Shawn Rasmussen
Cast : Amber Heard, Mamie Gummer, Danielle Panabaker, Laura Leigh, Lyndsy Fonseca, Jared Harris
Pays : Etats-Unis
Citation
J'attendais beaucoup ce film, le problème étant la surabondance d'information inutile qui à un moment me dégoûtait plus du film qu'autre chose, mais bon je l'ai vue et ma fois ce n'est pas un retour morne que propose monsieur Carpenter. Beaucoup vont dire qu'il est mort artistiquement parlant depuis quelques temps et pourtant avec ce retour il nous montre qu'il sait encore tenir une caméra et proposer une histoire qui tient la route même si celle ci n'est pas original sur plusieurs points. La séquence d'ouverture nous plonge directement dans l'ambiance assez glauque du récit, on nous présente l'ambiance et le décor de façon intéressante et surtout lente si on peut dire mais dans le bon sens du terme, j'entends par la que le temps qu'il prend on ne le retrouve plus dans les films modernes, ici c'est un peu comme Halloween ou bien Vampires avec son introduction vertigineuse et à la fois très posée. Ensuite on a une introduction sympathique je dirai car terriblement rétro elle aussi dans le bon sens du terme et qui donne les thématiques du film Carpenter, thématique qui était clairement établis par la présentation du départ et surtout dans les différentes informations qu'on avait eu auparavant: la folie, la solitude, la paranoïa... Par ce début le film me fait vraiment penser à Halloween dans son style, je parle du style qui pose l'ambiance, après dans le récit en lui même c'est évidemment bien différent. L'histoire commence de façon simple, Kristen jouait par l'excellente Amber Heard à claqué un fusible et elle est interné de force dans un hôpital pour l'aider. Via cette introduction, on nous introduit d'autres personnages au fur et à mesure. C'est à ce moment qu'on peut émettre quelques doutes sur les qualités du long métrage.
Certes le casting est très bon (Amber Heard, Lyndsy Fonseca, Danielle Panabaker, Jared Harris...) mais il y a quelque chose qui fait tiquer, les actrices sont toutes belles... je ne parle pas physiquement même si elles le sont mais dans leur esthétique, je ne dis pas que ça fait froid mais nous n'avons pas l'impression qu'elles sont malades, elles seraient en cure encore ça passerait mais ce n'est pas le cas. Bon après c'est typique de nombreux films mais quand on voit d'autres oeuvres de Carpenter comme Halloween, les héroïnes sont belles mais ce ne sont pas des top models, après c'est le look de l'époque, mais la on va dire que ça ressemble au look de cette même période mais ce n'est pas totalement réel. Après ce n'est qu'un détail certes mais quand même. Outre cela les personnages sont au début peu originaux et certains passent pour l'archétype de ce qu'ils sont dans ce genre de récit comme la nurse ou bien le directeur, ou parmi les détenus, mais on va dire que les personnages évoluent assez bien tout au long du récit pour que ces archétypes disparaissent peu à peu. Bien sur tout cela passe par des moments je dirai "cliché" comme c'était le cas dans Halloween (qui n'était pas cliché à l'époque) mais bon la j'ai envie de dire, ce n'est pas de la fainéantise mais une façon de revenir aux sources, que ce soit par les moments ou on croit que l'être maléfique va s'en prendre aux autres et qui en faite ne se passe ainsi ou bien le jeux des ombres, très importants je trouve dans le récit comme le montre le début du film avec son introduction. Néanmoins comme dans In the Mouth of Madness (qui reste mon film fétiche chez Carpenter) il arrive à nous surprendre et surtout à nous faire sursauter comme avec un meurtre qui rappelle ceux des Gialli du maître Argento.
La peur dans le récit est présente, je ne dis pas qu'on sursaute toutes les 5 secondes mais il arrive comme durant l'un des meurtres assez violent et surtout glauque d'avoir le coeur qui palpite bien plus fort que de raison et de sursauter trois secondes après. Alors si on se base sur ce que je dis avant, on a l'impression que le film est assez convenue et pourtant il y a un suspense omniprésent, suspense telle que dans d'autres récits du maître pouvait nous tenir en haleine comme dans The Thing et surtout Assault on Precinct 13. Par moment certes on sait ou il veut en venir mais à de nombreuses reprises, je pense au début dans l'hôpital ou tout le final, on va de surprise en surprise et surtout de peur en peur, on sent l'adrénaline dans nos veines. Les personnages sont utiles au récits mais justement ce ne sont pas des simples figures utiles à un récit qui apparaissent toutes les 30 minutes pendant seulement quelques secondes, ils évoluent et on devenir par moment qui est qui et surtout qui détient les clés qui pourront nous permettre d'en savoir un peu plus sur la figure horrifique qui arpente les couloirs de l'hopital. Le directeur est ici une figure inquiétante et le personnage pourtant nous parait à plusieurs moments plus humains, moins aseptisé que ce qui nous entoure, comme s'il était en décalage dans le bon sens du terme avec l'hôpital, comme l'est l'être qui tourmente l'héroïne. les différentes péripéties du récits sont assez balisés et pourtant elle nous procure du stress comme jamais. Néanmoins bien que Carpenter arrive à distiller une ambiance impeccable avec plusieurs scènes clés (présentation de l'univers hospitalier, certains meurtres) il gâche tout par un final redondant si tenté qu'on ne résume pas le cinéma horrifique à ce qui fut produit au cours de la décennie précédente. Je ne dis pas que toutes les fins de ses films vont dans l'original comme le montre Ghost of the Mars ou bien Vampires qui étaient assez convenue dans le final.
Le final du récit est basique et fait presque tomber à plat tout ce qu'on avait ressentis durant le récit, alors certes cela se conclue bien (pas dans le sens bien pour les personnages) et si on réfléchit quelques minutes on se dit que c'est même logique comme conclusion mais bon il manque le pétillant des autres films du maître comme The Thing ou le final bien des années après donne encore matière à débattre alors que la sincèrement comme fin on ne va pas y passer deux heures. Néanmoins ça reste un excellent retour dans le monde du cinéma et même si ce n'est pas film n'est pas à comparer à ses plus grand chef d'oeuvre, ça reste sympathique avec un suspense tout a fait honorable, des scènes horrifiques, donc ce que je désirais et surtout une mise en scène impeccable tout au long du récit et non clipesque comme certains pouvait le penser, ici ils nous en met plein les yeux mais avec son style et sa classe habituelle et non pas en dansant comme un con avec caméra. La musique est très bonne aussi, chaleureuse je dirai bien que totalement mystérieuse et enivrante. Je recommanderai donc aux gens de voir le film au cinéma en Angleterre ou bien d'attendre une probable sortie au cinéma ou en dvd en France prochainement, en attendant je lui donne la note de 4/6. Vivement son prochain film!

NdOZ: Pour consulter le sujet Preview c'est par là

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