Fraggle, le 22 février 2012 - 16:32 , dit :
Shub Lasouris, le 22 février 2012 - 16:03 , dit :
dam, le 22 février 2012 - 14:18 , dit :
C'est un peu le problème de Morrison en comparaison d'un Alan Moore par exemple qui fait en sorte que le grand public est accès à son propos (sauf sur des trucs comme Promethea), Morrison lui mâche rarement son travail, il veut amener le lecteur à être actif et se crée ainsi un style qui peut laisser en dehors pas mal de monde, si t'es pas dans son trip ça peut être dur de trouver de l’intérêt.
Tout à fait et pour lire son run sur Batman, je n'ai pas toute la culture comics nécessaire pour tout comprendre, je l'avoue. Du coup l'aspect froid, distant voire limite méprisant face au lecteur qui n'a pas toutes les clés m'a gêné. J'exagère un peu évidemment mais j'ai parfois l'impression que Morrison n'a écrit son run que pour lui-même. La grande force d'un Moore c'est qu'il est capable d'écrire des oeuvres à plein de degrés différents. C'est le kiffe de décortiquer une oeuvre d'Alan Moore surtout quand les références sont un peu pointues, ça flatte l'égo. Mais quand une histoire peut s'apprécier, en plus, au tout premier dégré, c'est vraiment la cerise sur le gateau... ce que Morrison n'a pas réussi à apporter avec son travail sur Batman.
Bah je trouve au contraire que si. Y a surement des références qui me passent au dessus, mais j'ai pas lu de comics régulièrement pendant super longtemps, donc la continuité DC, la vie de Supes, Batou, de la JLA etc... j'y connaissais que dalle avant de me plonger dans le run de Morrison sur Batman (et dans Final Crisis) et ça m'a pas empêcher de prendre mon pied. Le fait qu'il reste des zones d'ombre, du mystère, etc... ça me dérange pas, ça participe même au plaisir que j'ai pris, d'autant que Morrison aime bien remettre les choses en question, jouer avec la continuité, et renouer avec un esprit plus merveilleux. Et c'est un des rares auteurs, si ce n'est le seul, qui réussit à me donner envie d'en découvrir plus, de me plonger plus avant dans un univers pré-existant.
Je pense que pour résumer, Morrison il se contente pas d'écrire de bonnes histoires, appréciables telles quelles (enfin de mon point de vue), il stimule mon imagination.
C'est qui me plait dans son écriture référentielle (qui peut néanmoins se lire sans faire des recherches, y'a juste des récits moins accessibles que d'autres), quand je lis Final Crisis, meme si je ne suis pas totalement convaincu, j'ai envie de lire le Fouth World de Kirby, Doom Patrol, je veux découvrir la série originale, Superman, lire sa période 60-70 et de manière générale relire aussi d'autre séries de Morrisson, car il aime bien construire aussi une sorte de Morrisonverse.
(Et puis j'adore l'idée de l'historique sur des décennies dans le comic book)
Et pour Batman R.I.P., je rappelle que D.C. a eu la bonne idée de publier cette compilation qui rassemble pas mal de récits référentiel de ce Run dans Batman: The Black Casebook :
Et c'est vraiment bien, si vous n'avez pas grand chose de cette période, mais ça risque d'en choquer certains à cause du tons de certaines histoires trop Cheesy pour être imprimé aujourd’hui. (Darklinux, si tu me lis).