Mad Movies: Speed Racer - Andy et Larry Wachowski (2008) - Mad Movies

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Speed Racer - Andy et Larry Wachowski (2008) Réservé à ceux qui ont...

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Zak 

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Posté 17 juin 2008 - 20:22



Nouveau topic pour le film de juin qui va faire débat. smile.gif
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Vampyr 

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Posté 17 juin 2008 - 20:54

Heu je voulais savoir un truc, après Matrix les frêres n'on rien fait d'autre comme film ???

#3 L'utilisateur est hors-ligne   2vic 

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Posté 17 juin 2008 - 20:57

CITATION(Vampyr @ 17 6 2008 - 20:54) <{POST_SNAPBACK}>
Heu je voulais savoir un truc, après Matrix les frêres n'on rien fait d'autre comme film ???

et non, ils ont scénarisés V pour Vendetta, ainsi que des comics (dont Shaolin Cowboy), mais ils se sont remis à la réa que maintenant, pour le plus gros flop de leur carrière. Misère, s'ils se font rares et qu'on les remercie comme ça, on risque sérieusement d'attendre leur prochain film.
J'dis ça, j'dis rien.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Jesus Gris 

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  Posté 17 juin 2008 - 21:07

(Je refout mon avis de merde sur le nouveau sujet du coup).

wub.gif


Bon bin c'est un idéal de film populaire intelligent, où le formalisme, sensitif et signifiant (qui relève d'une véritable démarche intellectuelle et artistique, qui déjà, en elle-même, force le respect), le savoir-faire, l'honnêteté et l'intelligence de la narration, ainsi que le fond admirable, accouchent d'une explosion de sensations, d'idées réjouissantes, d'exaltations. Le plaisir humble de bien raconter une histoire se sent à chaque dialogue, à chaque regard, à chaque geste, l'ambition et l'exigence dans tous les domaines abordés, aussi. C'est idéaliste et amer, hilarant, tragique, épique... Et il s'en dégage un vrai pouvoir d'attraction, un appel à l'évasion comme on en a que trop rarement la proposition (il y a une magie presque Miyazakienne qui émane par moment de ce furieux morceau de pelloche tichoux) qui stimule tous les sens pour nous inviter dans un univers qu'on fait nôtre durant la projection. 2h20 qui passent trop rapidement (le retour à la réalité, surtout avec le temps de chiottes qu'il y a aujourd'hui, est brutal).

Je l'attendais depuis Ratatouille l'an dernier, le film populaire qui renouvellerait l'exploit, qui ferait renaître la magie. Et j'ai eu bien plus encore. Il y a vraiment quelque chose de grand dans Speed Racer. Et quelque chose de profondément émouvant, dans le cadre du cinéma actuel.

Une bonne partie de ce que je pouvais attendre d’Indiana Jones 4, que je n'ai pas eu... Je le retrouve ici.

J'attendrais la sortie et les autres avis pour développer, parce que y a tant de choses à dire (sur les principes formels qui explosent littéralement dans la course poursuite finale - parmi les moments de cinéma les plus hallucinants de la décénie -, sur la narration, sur l'impression d'assister à l'aboutissement de la démarche pop, fusionnelle, multi-médiatique et multi-culturelle, développée par les Wachos, Kojima, THRTW - Legend of Zu- et autres Del Toro depuis 10 ans, et sur son renouvellement, sur la philosophie humble et essentielle du film, sur l'humanisme, la naïveté, l'exaltation révolutionnaire qui émanent de l'oeuvre, et aussi sur son amertume, son ton profondément adulte, etc. etc. etc.)

Putain de sa mère... ça bute /6


wub.gif



Et je veux un spin-off avec le singe!
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   Beat Kiyoshi 

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Posté 17 juin 2008 - 22:03

Bon ben pareil...

Bon ben vu hier donc (enfin le 9 mai quoi)

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les trailers ne mentaient pas. Je pense qu'il n'y aura pas de surprise, ceux qui accrochent déjà à l'esthétique vont prendre leur pied, les autres iront vomir leur quatre-heures.

Les 20 premières minutes me semblent être un modèle d'exposition. Pendant que Speed est en pleine course, tous les personnages de la famille sont présentés dans des flash-backs, flash-backs qui auront leur importance dans la course même que Speed est en train de disputer. En fait, ce dernier est largement en tête, et le seul concurrent visible n'est autre que son grand frère Rex Racer, représenté comme les fantômes que l'on enregistre lorsqu'on fait un bon tour dans un jeu vidéo. Sauf qu'ici le terme "fantôme" prend tout son sens vu qu'on apprend parallèlement la mort de Rex. Speed ne se bat donc que contre son souvenir, lorsque son frère battait le record sur cette même course.
Et des idées comme ça, il y en a à la pelle dans le film.

Mais malgré ce démarrage de folie, les séquences suivantes foutent un peu les jetons. Comme si tous les défauts relevés par ceux qui trouvent le visuel atroce étaient concentrés dans ces scènes. La visite de l'usine du gros méchant est d'une laideur hallucinante (et en fait le seul moment qui m'a fait pensé à la fameuse trilogie de Rodriguez tant évoquée ici ou ailleurs), en plus de pas être hyper passionnante narrativement. Ceci dit, c'est finalement un peu comme Beowulf. On est gêné quelques minutes, pour après en prendre plein la gueule sous peine de rentrer dans le film.

Et ce moment-là est arrivé, pour moi, lorsque Speed revient voir le big boss et qu'il lui raconte la vision qu'a sa famille de la course automobile, tandis que l'autre lui détruit tout ses idéaux de jeune naïf en lui balançant que les victoires de ses coureurs préférés étaient complètement truqués. Cette séquence complètement hallucinante visuellement (faut voir les transitions entre la discussion et les flash-backs), en plus entrecoupée d'une scène complètement what-the-fuck où Spritle, le jeune frère Racer et son chimpanzé, complètement défoncés aux bonbons, sont en plein trip sur du Lynyrd Skynyrd (blink.gif), m'a complètement fait rentrer dans le film pour ne plus en décrocher après.

Puisqu'on parle de scènes complètement over-the-top, sachez qu'il y en a là aussi un bon paquet dans le film. Que ce soit les combats complètement à l'opposé de ceux de Matrix (faut voir John Goodman faire des arts martiaux dans un fight qu'on croirait tiré d'un Stephen Chow blink.gif), ou bien sûr les scènes de course qui doivent bien toutes contenir une idée à la seconde (j'avais vu que les 2 ou 3 premiers trailers donc je sais pas trop s'il avaient tout mis dans les autres, mais perso j'ai eu pas mal de surprises), le smiley blink.gif est définitivement celui qui correspond le mieux à la gueule qu'on fait pendant 2h. Sans spoiler, le visuel du film est poussé à son maximum lors du Grand Prix final, où la note d'intention des Wacho, lancée par Sarandon lors d'une simple scène de discussion avec Speed ("Ce que tu fais avec ta voiture, c'est de l'art"), prend tout son sens.

Ce qui m'a pas mal surpris avec la mise en scène ici, c'est à quel point elle peut décupler l'émotion. Je pensais vraiment pas être ému devant une histoire mille fois vue (même si ici hyper bien traitée), mais ici les deux frères m'ont cueilli à plusieurs moments, et la plupart où seul le visuel du film parle, sans avoir besoin de dialogues pour faire passer l'émotion. Sans parler du fait que lorsqu'ils veulent vous faire ressentir quelque chose, ils y vont vraiment à fond (j'envie Shagohod qui va apparemment voir le film ce soir, moi qui ait eu le vertige lors du Grand Prix dans une simple salle de ciné j'ose à peine imaginer ce qu'il va ressentir en Imax !).

Mais le parti-pris des Wacho ne fait pas toujours mouche. Si l'omniprésence des commentateurs peut être compréhensible dans un DA, permettant de masquer quelques passages où l'animation parfois rudimentaire n'est pas très lisible, ici le visuel parle définitivement de lui-même et il est dommage que les réals se basent autant sur les commentaires. On peut aussi parfois ressentir une overdose de tête défilant devant l'écran en gros plan (vous comprendrez). Mais je vous rassure, rien qui ne m'ait fait sortir du film, devant lequel j'ai vraiment pris un pied monstre. Et que j'ai déjà envie de revoir.

PS : le "Putain de ta mère il a un flingue !!" balancé par le commentateur français m'a bien fait marrer (même si évidemment j'étais le seul dans la salle). Une nouvelle façon de détourner la censure ? Bravo les Wacho ! icon_mrgreen.gif

#6 L'utilisateur est hors-ligne   nextsniper 

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Posté 17 juin 2008 - 22:32

Vu en avp ce soir (on était 20 dans la salle), et c'est peu de dire que j'ai A-D-O-R-E !!!

Alors oui, il y a des défauts (1/4 d'heure de trop, un p'tit coup de mou entre Fuji et Casa Cristo - des intermèdes humoristiques avec le gamin et le singe un peu too much), mais sinon, c'est un idéal de film popcorn intelligent.

Bluffant de par la caractérisation des persos qui sont tous crédibles (mention spéciale à tout le cast qui se donne à fond) autant que par la narration visuelle absolument bluffante (autant dans les courses que dans les combats à mains nues, et même dans les scènes de dialogue), avec une idée dans chaque plan, et c'est tellement rare que ça en est jubilatoire !

Pdt plus de deux heures, je souriais comme un gamin, et au sortir de la salle, le retour au réel était étrange ...

J'ai assisté à un spectacle intelligent, drôle, qui ne prend pas le spectateur pour un con et lui propose de vivre la grande aventure sans lui servir la soupe ...

Et rien que pour ça, merci les Wacho !!!

J'y retourne le plus vite possible, avant qu'il ne sorte de l'affiche !!!

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Blunt 

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Posté 17 juin 2008 - 22:56

Hop, c/c time aussi:

Bon, pas de surprise, j'étais parti avec la ferme intention de prendre ma claque, et je l'ai prise, mais pas forcément où je l'attendais. Evidemment le premier truc à discuter c'est le visuel mais là, y'aura pas vraiment de surprise, ceux qui ont accroché aux BA vont surkiffer le film, ceux qui ont rendu leur quatre heures peuvent très bien s'épargner la vision du film parce que le concept d'ensemble est poussé à son paroxysme, les Wachowskis ne relachent pas la bride une seule seconde, à un point que je trouve carrément admirable (pour vous donner une idée, sorti de sènes de dialogues classiques, y'a quasiment aucune transition qui ne se fait pas en volet naturel avec un élément du décor ou, souvent, un personnage).

En revanche, ça me paraitra difficile de nier le dynamisme de l'ensemble. C'est bien simple, les courses m'ont fait penser aux scènes de poursuite d'Happy Feet mais en live et avec des bagnoles. Dans les deux films on retrouve cette propension aux mouvement d'appareil élaborés au sein duquel le real vient inscrire en sus des chassés croisés mouvementés de personnage, avec ici en prime une couche de complexité supplémentaire via les tracés des circuits. On se retrouve donc avec de véritables ballets automotobiles, d'un dynamisme et d'une fluidité dans la mise en scène incroyable, surtout que les Wachowskis viennent toujours trouver une idée ou un plan qui relance la machine pour que l'intérêt et l'intensité ne faiblisse jamais (voir par exemple l'utilisation des reflets de la lumière des phares sur une paroi de glace qui ajoute une couche de mouvement supplémentaire à l'action). Pour le coup, l'expression de jamais vu se justifie pleinement. Les scènes de baston à mains nues sont ptet un cran en-dessous, surtout parce qu'elles cherche avant tout à faire cartoon, mais là encore les frangins expérimentent comme des malades pour un résultat inédit. La scène de stonb dans la neige est particulièrement hallucinante, avec son utilisation des lignes de force combinée à des effets de particule et un principe de mise en scène qui voit des actions séparées géographiquement être mises en relation en permanence par les mouvements des protagonistes pour un rendu là encore jamais vu.

Mais là où le film m'a vraiment cueilli, c'est sur le traitement de l'histoire et des thématiques. Certes, comme le disent Beat Kiyoshi et Shagohod, on reste dans un schéma gentil/méchant, et un thème central autour de la famille archi-rebattu, mais le traitement des W est franchement réussi, et s'avère véritablement touchant par instants. Beat a évoqué Ratatouille, je vais rester dans le Pixar et dire qu'au niveau de la thématique ça m'a carrément fait penser aux Indestructibles. Le film n'est jamais gnan-gnan ou moralisateur mais possède le coeur et la chaleur humaine qui fait tellement défaut à la grande majorité des films pour mômes. Les Wachos ont su trouver le ton juste: conscient de la nature de leur matériau de base, ils s'en amusent tout en le traitant avec respect, et c'est ce savant mélange de distance et de déférence couplé à une totale absence de cynisme qui fait la différence avec les trucs genre Dreamworks (totalement au hasard^^). Pour un film pour enfants, c'est aussi relativement complexe dans son traitement narratif, avec des enjeux qui peuvent passer complètement au-dessus de la têtes des mioches et surtout un foisonnement de personnages et d'arcs narratifs, là encore illustrés avec un brio impressionant (cf les 15 premières minutes qui voit la première course de Speed entrecoupée d'une multitude de flashbacks introductifs sans que jamais le rythme de la scène au présent n'en souffre mais se voit au contraire renforcé).

Je pourrais aussi vous dire que une fois de plus les W réussissent un mélange des genres impeccables, que leur utilisation des mécanismes du jeu vidéo et d'une intelligence et d'une pertinence pour la narration qui force le respect et renvoie tous les autres cinéastes qui se sont frottés à ça à leurs études (la scène où Speed court contre le "ghost" de son frère est remarquable), que le gamin et le singe sont super drôles (et ouaip, le trip acidulé sur Freebird est hallucinant icon_mrgreen.gif ) mais ce post est déjà trop long ^^ Pour conclure, je dirais donc que, en sus d'être un expérience visuelle totalement inédite, Speed Racer est à mon sens, un idéal de film familial pas con en particulier et de divertissement populaire en général. L'échec du film est vraiment pas un truc dont il faut se réjouir, et si je devais faire un parallèle supplémentaire, ça serait avec Iron Giant, là aussi un sommet de divertissement intelligent qui connut un échec totalement injuste. Tout le mal que je souhaite aux frangins maintenant c'est de connaitre le même sort que le film de Bird en devenant culte en video. Perso, je sais déjà que le blu-ray va squatter ma platine pendant un bail. Merci les frangins, maintenant attendez pas 5 ans avant de vous y remettre, bordel!

"hubba, hubba"/6
Si tous les metaleux du monde se donnaient la main, qui tiendraient les bières?

#8 Flying Totoro*

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  Posté 17 juin 2008 - 23:16

Pour prévenir la disparition de l'autre topic, je c/c quelques trucs concernant la conception, le montage et les VFX du film

CITATION
Moi j'ai quelque extraits choisis d'un article sur le montage du film, initialement paru dans le Magazine de la Guilde des Monteurs (je vous ait viré les parties qui cause workflow, logistique et autres détails pas spécialement folichons pour quelqu'un qui n'a pas au moins un pied dans le monde merveilleux de la post production)

CITATION
“What Speed Racer attempts to do is deal with a re-made reality and there’s a childlike quality to the images and the filmmaking,” says Staenberg who edited the film with Roger Barton (Star Wars: Episode III––Revenge of the Sith). “It’s not childlike in an unsophisticated way, but it takes us back to our adolescence when we first saw Speed Racer and our excitement over the anime style.”

Staenberg points out that the original Speed Racer did not follow normal rules of narrative or visual flow, which in retrospect made the series “pre-punk and post-modern” at the same time. “Whereas The Matrix took steps to make the video game world real, Speed Racer takes it to the next level with perceptual choices that create its own world,” he explains.

From the beginning, the editors knew that the project would be complex. Staenberg, who has edited all of the Wachowskis’ films, had a meeting with them early on and learned that their approach would mean a huge amount of editing. “They were interested in using compositing in a way that it hasn’t been used before,” he says. Specifically, they regarded every element in the shot as a potential focus. Since each element is filmed separately (with a shot in mind), the scene can be recomposed in the editing suite in a myriad number of ways. Either or both characters can be in focus; if everyone is in focus, the Wachowski brothers call it an “infinite focus” shot.

Tweaking is normal in the editing process, but when every element is up for grabs, the number of possible combinations for each shot is immense. “Larry and Andy pointed out that since there would be very few finished shots upon the completion of principal photography, the amount of editing couldn’t be defined––but would be two, three––even five times as much as with a classically shot film,” Staenberg reveals.

(...)

Both editors emphasize the spirit of experimentation that came from the top down and permeated the making of the film. “The brothers urged the art, visual effects and editorial departments to experiment and think outside cinematic conventions,” explains Barton. “John Gaeta, one of our visual effects supervisors, labeled what we do as ‘editography,’ because the style of this film has necessitated blurring the lines between the two crafts [editing and cinematography]. That’s why this movie has been such a blast to make, because we try to leave all the rules we’ve grown up with at the door.”

For Staenberg, the most exciting thing about Speed Racer is that once again, the Wachowski brothers are expanding the language of perception. “In this film, they are rejecting the rules of Renaissance perspective, and creating a world of baroque space with potentially different focal distances for each character,” he says. “This, in turn, creates a challenge for both camera and editing––the kind of challenge that is cinema: To redefine perspective, which is what you’re doing with the camera, and to redefine time, which is what editing is. Particularly on a movie like Speed Racer, the editor has to allow the viewer to feel the differences without being thrown out of the movie by them.”

Staenberg notes that the Matrix trilogy produced a quality of time not encountered in movies before. “Sometimes it’s smooth and flowing; sometimes it’s choppy and elliptical with a flow of tempo and color connecting the two,” he says. “Speed Racer continues that and expands it. The racing world is very choppy and made normalized by the flow of tempo and color and carefully detailed action. It’s further normalized by the flow of the dialogue scenes.

“It’s the job of editing to make the audience transition between the parts,” he concludes. “And, in this film, it becomes like music.”

Lien Numéro 1

Lien Numéro 2

#9 Reda*

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Posté 17 juin 2008 - 23:41

Putain, après Iron Man, Phénomènes etc je dois encore me taper une VF ! VTF la VF ! mad.gif
Distribution de merde. Combien de salles finalement ?

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Jesus Gris 

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  Posté 18 juin 2008 - 00:10

Rien que pour le jeu de mot ultimement naze sur le ninja, la VF vaux le coup laugh.gif
(j'ai failli me pisser dessus de rire, littéralement... et Sanjuro et Skytyler qui explosent de rire au même moment que moi, après quelques secondes de réflexion intense ("non!? j'ai bien entendu? NON mais NON, c'est pas possible... ah bin si!" icon_mrgreen.gif), au milieu d'une salle, soudain toute silencieuse, ébahie, qui ne comprenait pas encore ce qui venait de lui arriver... c'était mémorable).


Sinon, j'ai pas eu l'occasion de le dire encore, mais à très peu de choses près, entièrement d'accord avec les excellentes critiques de Blunt et Beat Kiyoshi.
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   vaughan 

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Posté 18 juin 2008 - 00:35

D'accord avec la majorité des gens içi: speed racer c'est tout simplement un superbe divertissement, cohérent drole, intelligent, bref un produit comme Hollywood en fait malheureusement de moins en moins. D'accord, comme Matrix en son époque ça peut paraitre bien vide (tellement c'est rempli) mais à partir du moment ou on rentre dans le concept, il faut dire que ça déménage. Tellement d'audace dans un film, ça se retrouve si peu (il faut voir notamment comment les frères (frère-soeur?) Wachowski dirigent la pourtant trés fameuse et reconnue susan sarandon pour voir à quel point leur esthétique est détonante) et surtout mélangé avec autant d'expérimentations visuelles.
Plus que jamais, le grand écart entre les genres construit le style des deux frères, mais c'est aussi en renforcant l'influence de leur culture classique de Hawks (surtout) à Walsh, que ces derniers réalisent leur film le plus jubilatoire, et surtout le plus efficace. Car en abandonnant les digressions philosophiques de la trilogie Matrix, les frères ont gagné en âme (d'enfant) et en assurance. Ils assument maintenant tout à fait ce qu'on pouvait leur reprocher sur Reloaded (le manque de structure narrative) et arrivent à compenser cela de manière admirable.
Bref une super bonne surprise qui ne méritait absolument pas l'échec commercial cuisant au box office américain
En tous cas, quitte à évoquer le cinéma "d'auteur" américain apparu lors des années 2000, ce film çi est bien plus audacieux que le dernier shyamalan, qui, à force de se poser la question du figuré et du figurable, ne fait que de la (parfois très belle) mise en scène là où les Wachowki font de l'action, de la mise en scène et peut être (c'est une impression indicible) leur film le plus théorique et intelligent. (sous couvert, ce qui est d'autant plus jubilatoire, d'une franche bétise).
allez je note un film pour la première fois
4,5/6
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   LeFab 

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Posté 18 juin 2008 - 09:30

Et hop, suite du mouvement copier/coller:

Je l'ai vu hier et je dois dire que les Wachos ont fait fort, très fort!
Pendant plus de 2 heures, j'ai été tout simplement estomaqué devant ce déluge de folie visuelle : les couleurs flashy auxquelles on s'habitue vite, cette excellente idée d'intégrer des lignes d'action pendant les courses et les combats à mains nues donnant un aspect très BD/manga à l'ensemble, et les courses. Putain, LES COURSES! Les Wachos ont réussi à rendre chaque course plus palpitante et plus dingue que la précédente!
Côté scénar, même si ce dernier n'est pas des plus innovants, le film tient très bien la route ( ), s'avère fort passionnant et réserve quelques moments d'humour bon enfant (les ninjas icon_mrgreen.gif ) (histoire de pas perdre les enfants en cours de route par rapport à l'intrigue principale?). Au niveau des personnages, on s'attache très vite au héros Speed Racer ainsi qu'à sa famille, le reste des persos étant très caricaturaux (Royalton) bien que Matthew Fox soit mieux servi que les autres.
Bref un pur moment de divertissement que je vous conseille vivement (que vous y alliez avec ou sans votre âme d'enfant)!
5/6

JE VEUX UNE SUITE!
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   Beat Kiyoshi 

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Posté 18 juin 2008 - 10:22

CITATION(Jesus Gris @ 17 6 2008 - 20:07) <{POST_SNAPBACK}>
(le retour à la réalité, surtout avec le temps de chiottes qu'il y a aujourd'hui, est brutal)

Tiens je sais pas pourquoi j'ai pas rebondi la-dessus quand j'ai lu ta critique la première fois mais ça m'a fait exactement le même effet. Après le déluge visuel du dernier quart d'heure, le retour a un Edimbourg gris et pluvieux était une sensation bizarre.

Christophe Gans avait dit dans une interview (me semble que c'était dans Mad lors d'une preview du Pacte des Loups) qu'on avait une perception des mouvements et des couleurs très différente après avoir passé une nuit a Soul Calibur, et qu'il voulait que la vision de son film donne la même impression. Autant dire que ce qu'il a raté (même si j'aime bien son Pax des Fruits Loops) a été parfaitement accompli par les Wacho.


EDIT :
CITATION
Combien de salles finalement ?

248 apparemment (et de la VO seulement sur Paris, comme pour Forgetting Sarah Marshall... Font chier... dry.gif).

#14 Flying Totoro*

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  Posté 18 juin 2008 - 11:38

CITATION(Beat Kiyoshi @ 18 6 2008 - 10:22) <{POST_SNAPBACK}>
CITATION
Combien de salles finalement ?

248 apparemment (et de la VO seulement sur Paris



THIS IS MADNESS !!

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Jesus Gris 

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  Posté 18 juin 2008 - 11:48

blink.gif












...












laugh.gif laugh.gif laugh.gif



CITATION(Beat Kiyoshi @ 18 6 2008 - 09:22) <{POST_SNAPBACK}>
Christophe Gans avait dit dans une interview (me semble que c'était dans Mad lors d'une preview du Pacte des Loups) qu'on avait une perception des mouvements et des couleurs très différente après avoir passé une nuit a Soul Calibur, et qu'il voulait que la vision de son film donne la même impression. Autant dire que ce qu'il a raté (même si j'aime bien son Pax des Fruits Loops) a été parfaitement accompli par les Wacho.


Toutafé. Et y a vraiment la sensation de revenir d'un autre monde, de s'être évadé de la réalité pendant 2h20. C'est plutôt rare (pour moi en tout cas)... et putain de sa mère, c'est grand.


Carrément le meilleur film de l'année pour le moment/6
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