Inglourious Basterds - Quentin Tarantino (2009) Du plomb pour les nazis
#856
Posté 02 mai 2011 - 20:43
C'est clair que ce film est super. Chris Waltz est tout simplement énorme.
On sent bien l'influence de Tarantino, il faut pas qu'il y ait de temps mort et que ses personnages parlent beaucoup. Mais j'ai l'impression que ce film est un peu plus mûr au niveau de la mise en scène (même si défois, ça reste très décontractée, voir la scène ou Brad Pitt donne ses ordres à son équipe, quand Brad Pitt et son copain se font choper à la fin et discutent dans le bureau de l'officier ss...).
Il traite de sujets sérieux et graves comme les français collabos, l'action de la gestapo, la condition des juifs forcé de vivre cachés ou sous de fausses identités....
Tarantino fait donc un film un peu plus "sérieux" que d'habitude. Mais quel film!!!
#857
Posté 03 mai 2011 - 13:49
Les grandes scènes discussion avec montées en puissance du stress basculant brutalement dans ce qu'on redoutait lentement : j'adore (l'introduction, le face à face Waltz/Laurent, le face à face de l'auberge, le face à face Waltz/Krueger, le face à face Waltz/Pitt...). Certains personnages sont tellement bien créés et charismatiques qu'on aurait envie d'en voir des heures rien que sur eux (qui ne peut apprécier Stiglitz par exemple ?).
L'humour est bien géré, ne fait jamais tâche et je suis vraiment client de ce genre : les présentations des noms italiens me plient en 2 à chaque fois, entre Pitt façon Brando et les deux autres qui joignent le geste à la parole avec une prononciation tordante ("De-coco").
#858
Posté 03 mai 2011 - 14:36
Moogly25, le 03 mai 2011 - 13:49 , dit :
Awiveudeurtchii
Concernant le blu-ray, il y a toujours ce soucis avec les truc qui allaient pas ou ils ont fait une réédition? (les intitulés de chapitre qui n'apparaissaient pas je crois et les sous-titres qui foiraient??)
#859
Posté 05 mai 2011 - 21:30
#860
Posté 02 juillet 2011 - 12:03
Un point de vue inédit et désopilant sur la Seconde Guerre Mondiale selon Hollywood (depuis Brooks et Lubitsch).
Pas inintéressant, se laisse voir sans déplaisir... (à part que l'interprétation de Mélanie Laurent gâche un peu l'ensemble).
#861
Posté 02 juillet 2011 - 12:13
#862
Posté 02 juillet 2011 - 17:10
#863
Posté 05 juillet 2011 - 03:34
Je pense que cette faiblesse des acteurs français vient principalement du fait que Tarantino n'avait aucun assistant français à ses côtés. Pour les dialogues allemands, il avait Tom Tykwer pour les adapter et sans doute lui donner un petit coup de pouce pour la direction d'acteurs, ce qui fait que Daniel Brühl s'en sort largement - en plus de son talent habituel. Tarantino aurait dû engager Jean-Hughes Anglade, lui qui avait fait un si bon boulot sur Killing Zoé...
#864
Posté 05 juillet 2011 - 10:03
Mais ça veut aussi dire que Tarantino a peut être du mal à diriger des acteurs. Ces derniers qui nous frappent par leurs rôles sont peut être laissé en roue libre.
#865
Posté 05 juillet 2011 - 22:04
#866
Posté 09 juillet 2011 - 21:12
#867
Posté 24 juin 2012 - 13:53
Heureusement, d'autres scènes sauvent largement le film : celle où les bâtards sont en action et rendent bien hommage à leur surnom. C'est vrai notamment au début avec les soldats allemands prisonniers, le "golem" et le final d'Aldo sur le prisonnier qu'il laisse partir. En miroir, la fin est aussi particulièrement géniale entre l'incendie du cinéma et le massacre qui s'y tient (bizarre quand même que les bâtards ne semblent s'être posés aucune question sur les événements :
Et, bien sûr, la scène finale qui est particulièrement jouissive avec un Aldo en grande forme ; dommage qu'il n'y ait pas eu davantage de scènes dans ce genre.
4,5/6
laissant sur les vagues indolentes flotter quelques pétales en souvenir...
pour un jour, éclore à nouveau. Impérissable est le travelo way.
Mr 2 Bon Clay
#868
Posté 24 juin 2012 - 15:05
Saga, le 24 juin 2012 - 13:53 , dit :
Et puis, au points où ils en sont, Omar et Donny sont focalisés sur leur mission et se soucient peu du reste.
Sinon, pour ce qui est des scenes de dialogue, c'est vrai un peu longues, faut les apprehender en prenant en compte que la parole est une arme ici, plus dangereuse encore que les autres parce qu'elle peut se retourner contre toi.
On le voit lors de la discution entre Landa et LaPadites au debut (inversion du rapport de force lors du passage du français à l'anglais), lors du passage à l'auberge (où un accent "bizarre" fait tout basculer), dans le hall du cinema (où quand le subterfuge eclate en plein vol parce que Landa parle aussi italien courrament).
A coté de ça, il y a des scenes où tout passe par l'image et/où la musique, comme l'entrée en scene de Donny face au sergent Rachtman ou la scene de la chaussure avec Landa et Von Hammersmark (dans ces deux scenes tout passe dans le regard des acteurs et l'accompagnement sonore)
#869
Posté 24 juin 2012 - 15:11
laissant sur les vagues indolentes flotter quelques pétales en souvenir...
pour un jour, éclore à nouveau. Impérissable est le travelo way.
Mr 2 Bon Clay
#870
Posté 24 juin 2012 - 15:37
Par contre c'est étrange qu'ils gardent les bombent à leurs pieds et ne les déposent pas sous leurs sièges.

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