Mad Movies: Margin Call - J.C. Chandor (2011) - Mad Movies

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Margin Call - J.C. Chandor (2011) Grand Prix du Festival de Beaune 2012

#1 L'utilisateur est en ligne   OrsonZ 

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Posté 02 avril 2012 - 18:14

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Réalisateur : J.C. Chandor
Scénario : J.C. Chandor
Cast : Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Zachary Quinto, Penn Badgley, Simon Baker, Mary McDonnell, Demi Moore, Stanley Tucci...
Pays : USA
Sortie France : 02 Mai 2012

Citation

Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d'une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…



Comme ce film fait parler de lui et que certains madnautes l'ont vu autant lui ouvrir un sujet.

J'ai oublié de préciser qu'il a reçu le Grand Prix récemment au Festival de Beaune et 3 autres prix aux Staïtes



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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#2 L'utilisateur est en ligne   OrsonZ 

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Posté 02 avril 2012 - 18:19

2 avis de heatmann et Corvis pour l'instant (Zak et Malec présents à Beaune ne l'ont pas vu, hihihi)

Voir le messageheatmann, le 30 novembre 2011 - 11:54 , dit :

Raaaaah bon bah j'ai adorer . alors oui c'est clairement un genre un sujet dont je rafole , un pti pecher mignon , et ce margin call epouse sont sujet a l'extreme puisqu'il ne se concentre que la dessus et ne cherche et presente pas une dramaturgie traditionel de ces perso , et pis en plus au dela de l'interet porter pour l'univers de wall street , ben le film est juste rudement bien ficeller .
Commen prevue le film raconte et se deroule sur 24hr , dans les bureau d'une firm d'investisement a wall street . le scenariste detail avec minutie et professionalisme les dynamique de travaille et trading de ces gourou monetaire . on a une poigner de personnage , a plusieur etage de la hierarchie et on ne sortira quasiement jamais de leur siege social . Le film ne s'embarrasse ici absolument pas de background dramatique ou personnel , on debarque au moment ou l'un des membre se fait virer avec plein d autre , et il était sur le point de boucler sa theory .. il laisse sont travaille inacheves a sont jeune poulain qui va resoudre les dernieres equation et decouvrir , en amont de tout autre personne sur la planete , ce qui deviendras la fameuse crise financiere, le crash qui nous a ammener a une recession .

On est donc la temoin de ces balbutiment , ca fait evidement penser au tres bon Company men , c'est pratiquement un prequelle , mais contrairement a ce dernier, ici on a pas tout l'aspect drame social , ici c'est technique et vraiment concentrer , limite en temp reel et sans taboo . bien que ca dure que 1h38 , on a le feeling de voir un film dossier bien dense et complet , c'est beaucoup moin romanesque que les wall street de stone et finalement margin call en est la vrai suite officieuse .
C'est tout bonnement passionant , apres bon faut dire que moi tout ce qui est stock broking , bourse ect.. j'adore , on peut qualifier le film se thriller financier , car le suspence est constament present , une tension du debut a la fin , et tout , tout , est porter et amener simplement avec des mots car en gros le film c'est 4/5 mec en costume qui parle de chiffre et leur manipulation de l'economie mondial , dans des bureau a manhattan … le casting deluxe offre des performance puissante et font vraiment vivre leur personnage .


ils sont peut etre pas ecrit avec la profondeur d'une histoire classique , mais c est carrement pas le sujet ni l'approche ici , on a pas besoin de savoir ce qu ils font avant et apres , on plonge avec eux dans les arcanes du marches et leur role . ceci dit les personalites sont bien distincte et suffissante , ajouter a de l'acting de haute voles , et on obtient un portrait choral qui nous ferait presque sympatiser pour ces golden boy mais surtout au final qui nous explique de facon plutôt simplifier et comprehensible ce qui c'est reel passer et pourquoi c est ce genre de mec et de firm qui on detruit le marchers pour les annes qui on suivit et qui dure toujour . par de nombreux aspect margin call ressemble a un glen garry glen ross dans les haute sphere de l'economie moderne . porter par des dialogues fort , ciselles , des acteur qui arrete de cachetoner comme lors de la derniere decenie , comme si lumet avec realiser wall street 2 .
La mise en scene n'as pas lieu de faire de l'esbrouffe , le film est tres propre , sobre et elegent , ont est pas la pour se branler sur des plan sequence , ou des jeu de montage de kakou . la HD sublime NY by night , les tour de verre , les lumiers de la ville la nuit , pis ces bureau et ces ecran avec des colones de chiffres qui defilent servent a decores le cadre , un film adulte dans sont concept et mature dans sa concretisation .
La gallerie de perso couvre toute les couche et les rouage de la mise en marche de la crise , les compromis , les dileme , les corruption , etat d'ames , rien n'est oublier et meme si la plupart de perso pourrai etre calalogue de « bad guy » , il n'y a pas vraiment d'antagoniste, l'humanisation est bien gerer .


Spacey est superbe , sont meilleur role et performance depuis tres longtemp , ca fait plaisir tent on avait presque oublier a quelle point il peut bouffer l'ecran . paul bettany trouve un role qui lui vas comme un gant , enfin c'est surtou sont interpretation qui fait qu on n'y voit que du feu , un peu comme affleck dans boiler room . Irons on big boss c'est aussi bien la classe , et jamais on voit ces acteur faire un numero , non , on voit bien les persos . Quinto a toujour des sourcil si troublant , un pti role un peu classic pour l'univers decris . stanley tucci , demi moore et simon baker complete un panel d'acteur tres bien diriger qui on pris avec serieux et gravites leur implication .
Quelle dommage que le film soit passer si inapercue au states ( par contre ca m etone pas du tout pour la France , il n'y verrai que du nombrilisme ricain ) , meme si les critiques sont tres enthousiate unaniment , il a fait flop et rester dans l'anonymat , car c'est aussi explosif qu'important . intelligent , je met pas plus car je pourrait surnoter tellement je kiff ce genre de film , et pis il faut avouer que ca fait limite exercice de style , pas forcement abordable ou du moin le film demande un minimum de sont spectateur , pas juste se coller devant l'ecran … et je reconnait que l'ajout de toute la dimension social et dramatique dans un truc come the company men fait que c'est plus identifiable .
Un film pour ceux qui squate la nuit sur bloomberg et trouvais le film de stone trop gentil

4/6

Voir le messageCorvis, le 01 avril 2012 - 23:31 , dit :

Par contre j'ai pu voir Margin Call, et c'était vraiment vraiment excellent. Surtout pour un premier film, c'est à t'en dégouter du métier ^^
Un film en unité de lieu (un immeuble de Wall Street) et en unité de temps (une nuit), et constitué uniquement de "gens qui parlent en réunion ou en regardant des ordinateurs"... Et c'est passionnant... En plus d'être complètement d'actualité. Et il se paye le luxe d'avoir un casting 4 étoiles (Kevin Spacey, Stanley Tucci, Simon Baker, Jeremy Irons, Demi Moore, Zachary Quinto, Paul Bettany, excusez du peu).
Par contre ça avait strictement rien à faire à Beaune, et je suppute une participation avortée à Deauville pour cause de montage pas terminé, tant il aurait plus collé au festival du film américain.
Parce que un peu de suspens je veux bien, mais du policier ou thriller, je n'ai en vu guère...
6/6

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darklinux dit :

Rien a dire ...au contraire


#3 L'utilisateur est en ligne   Zak 

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Posté 02 avril 2012 - 19:09

Voir le messageOrsonZ, le 02 avril 2012 - 18:19 , dit :

Zak et Malec présents à Beaune ne l'ont pas vu, hihihi)

<_<
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#4 L'utilisateur est en ligne   Zak 

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Posté 08 avril 2012 - 09:46

Bon finalement je l'ai vu et ça n'avait effectivement rien à faire à Beaune (raison de plus pour donner le grand prix plutôt à Headhunters :closedeyes:). Le film m'a énervé, beaucoup même. Hormis le personnage joué par Stanley Tucci, TOUS les autres sont des connards finis. Donc j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans alors que formellement c'est assez maîtrisé (superbe photo nocturne, interprétation tip top). Ça manquait aussi terriblement de suspense. C'est la crise et personne ne semble stressé de la situation... En tout cas, le film montre bien que les mecs de la finance sont des sur-diplômés qui sont ici parce que ça rapporte plus ou alors des incompétents notoires qui en plus occupent les sièges de chef. Bienvenue au 21ème siècle ! J'ai trouvé l'introduction glaçante avec ses gens licenciés comme de la merde (j'ai eu pitié pour le perso de Tucci) et le chef joué par Spacey qui pleurniche uniquement car son chien va crever. Bref, Margin Call est assurément un film intéressant pour voir les dessous de la finance (même si on comprend rien au charabia).
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   Cigarette Burns 

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Posté 20 mai 2012 - 01:46

Vu jeudi après midi parce que le ciné est à 3,50 donc prenons le premier truc qui capte l'attention. J'en avais entendu parler dans Le Cercle et un des chroniqueur parlait du symbolisme du chien, présent pour montrer que même les gros patrons de Wall Street ne sont pas tous des monstres. Ce qui fait probablement son effet bien que Bill ne soit pas du tout le personnage à qui il était nécessaire d'insuffler un peu d'humanité. Heureusement qu'il y a toujours un gros patron pour dire "Just speak to me in English" pour que nous, pauvre spectateur qui ne connaissons rien, puissions comprendre un peu l'ampleur de ces dépassements des limites. Mais j'ai quand même été un peu à la ramasse à plusieurs reprises. Je viens de lire que Zak aussi, ça me rassure.

Pauvre Stanley Tucci, déjà dans le diable s'habille en Prada il se faisait entuber à la fin malgré tout son bon travail, et dans Margin Call c'est dès le début. Il doit avoir la tête du fidèle employé qu'on a pas à remercier, enfin pas dans le bon sens du terme.

La première scène avec le renvoi de la moitié de l'étage est en effet assez prenante et permet de s'impliquer directement dans le film et l'avenir de ceux qui resteront, et l'avant dernière scène
Spoiler
, boucle très bien le film et fait de nouveau ressentir la tension qui l'a commencé. Quant à tout ce symbolisme autour du chien, même si c'est mignon pas de quoi fondre en larme non plus.
Je me sens quand même un peu con et pas capable de livrer une critique correct mais pour ce que j'en ai compris, le film de Chandor témoigne que les méchants traders ne sont pas tous méchants, que c'est également la loi du plus fort qui prime, que malgré sa tête de connard (je le dis pas méchamment, ça lui va vraiment bien) Paul Betta a réussi à me convaincre quand il fait son speach dans sa décapotable au p'tit nouveau, et que Zachary Quinto s'en sort bien à la fin. Ah oui ! Et aussi que Kevin est devenu gros depuis Las Vegas 21.

Donc un thriller froid qui bien que constitué que de bla bla ne m'a pas ennuyé un seul instant.

♥♥♥♥♠♠
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   seward 

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Posté 22 mai 2012 - 09:55

Très bon film, efficace. Une tension qui ne se relâche jamais. Acteurs au petit poil, surtout Spacey.
Violence des échanges en milieu boursier. Hiérarchie de l'entreprise.
4,5/6

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Electron Libre 

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Posté 01 juin 2012 - 21:18

Comme d'autres j'imagine, je ne m'attendais pas à trouver un sujet sur ce film en ces pages, mais ayant beaucoup apprécié le dit film, merci de l'initiative.
Film très plaisant, rythmé, avec des acteurs plutôt en retenue, leurs jeux servant en fait les prestations de leurs partenaires lorsqu'ils interagissent : une façon intéressante de rendre l'ambiance qui règne dans l'entreprise.

Voir le messageCigarette Burns, le 20 mai 2012 - 01:46 , dit :

J'en avais entendu parler dans Le Cercle et un des chroniqueur parlait du symbolisme du chien, présent pour montrer que même les gros patrons de Wall Street ne sont pas tous des monstres.


Exact, il y en a aussi qui sont idiots !

Voir le messageCigarette Burns, le 20 mai 2012 - 01:46 , dit :

Paul Betta a réussi à me convaincre quand il fait son speach dans sa décapotable au p'tit nouveau


Il ne manquait plus que l'argument suprême "si ils étaient à notre place ils feraient pareil" et la démonstration aurait été parfaite. Pour moi ce speech est au contraire une justification puante d'hypocrisie et non dénuée d'arrogance : il explique tout de même qui si le monde (enfin celui qu'il a sous les yeux en bagnole) va bien (mais bien sûr qu'il va bien !) c'est grâce au boulot du milieu de la finance !

Attention : pour moi ce propos n'est pas celui du film dans son ensemble, mais bien celui du personnage de Paul Bettany. Maintenant si certains spectateurs trouvent ça convaincant... A la fin du film un personnage anticipe déjà qu'il y aura du fric à se faire avec tout le bordel qu'ils ont eux-mêmes déclenché !

#8 L'utilisateur est hors-ligne   stivmacouine 

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Posté 03 juin 2012 - 23:11

Excellent, très bonne surprise.

Ça m'a rappelé GLENGARRY dans les meilleurs moments de tension (peut être à cause de Kevin Spacey qui était déjà dedans), sauf qu'ici ce sont des types de l'intérieur de la firme qui se battent non seulement pour garder leur job mais surtout pour limiter les dégâts collatéraux qu'ils pourraient infliger à l'extérieur.
Mais, heureusement, le metteur en scène met bien en avant le cynisme et le jusqu'au-boutisme ambiant des traders face au reste du monde (cf le discours de Bettany dans la voiture / la réplique de Irons sur les bénéfices potentiels de la catastrophe) et au final dresse un portrait désabusé du système à broyer les individus dans lequel nous vivons.
Le personnage le plus humain de l'histoire reste celui de Kevin Spacey : la scène finale (géniale) où il revient chez lui pour enterrer son chien sous l'oeil froid et insensible de son ex-femme en dit long sur lui.

Dialogues au cordeau, casting 3 étoiles.
Ça bavarde beaucoup mais c'est passionnant comme un thriller

5/6

#9 L'utilisateur est hors-ligne   thedeparted 

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Posté 04 juin 2012 - 00:19

Un de mes amis a rédigé un article ici

Comme beaucoup il a trouvé ça excellent.

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Cigarette Burns 

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Posté 04 juin 2012 - 01:07

Voir le messageElectron Libre, le 01 juin 2012 - 21:18 , dit :

Comme d'autres j'imagine, je ne m'attendais pas à trouver un sujet sur ce film en ces pages, mais ayant beaucoup apprécié le dit film, merci de l'initiative.
Film très plaisant, rythmé, avec des acteurs plutôt en retenue, leurs jeux servant en fait les prestations de leurs partenaires lorsqu'ils interagissent : une façon intéressante de rendre l'ambiance qui règne dans l'entreprise.

Voir le messageCigarette Burns, le 20 mai 2012 - 01:46 , dit :

J'en avais entendu parler dans Le Cercle et un des chroniqueur parlait du symbolisme du chien, présent pour montrer que même les gros patrons de Wall Street ne sont pas tous des monstres.


Exact, il y en a aussi qui sont idiots !


Oui mais comme je le disais, cette idiotie est montrée à la fois pour qu'on puisse accéder à leur vocabulaire et également pour prouver que ce n'est pas celui qui est en haut de la pyramide qui est le plus à même pour comprendre le fonctionnement de ce qu'il dirige. Dans la réalité est-ce que c'est comme ça ? Oui, certainement, mais peut être pas au même point que dans le film. Le cursus nécessaire pour devenir un gros patron de la bourse j'en sais absolument rien mais ces gars n'en sont pas là où ils en sont si c'était de parfaits abrutis. Au sens intellectuel pas comportemental (:

Voir le messageElectron Libre, le 01 juin 2012 - 21:18 , dit :

Voir le messageCigarette Burns, le 20 mai 2012 - 01:46 , dit :

Paul Bettany a réussi à me convaincre quand il fait son speach dans sa décapotable au p'tit nouveau


Il ne manquait plus que l'argument suprême "si ils étaient à notre place ils feraient pareil" et la démonstration aurait été parfaite. Pour moi ce speech est au contraire une justification puante d'hypocrisie et non dénuée d'arrogance : il explique tout de même qui si le monde (enfin celui qu'il a sous les yeux en bagnole) va bien (mais bien sûr qu'il va bien !) c'est grâce au boulot du milieu de la finance !


"Si ils étaient à notre place ils feraient pareil". Pourquoi tu dis "aurait été", il la dit bel et bien cette phrase pendant son speach. Evidemment que c'est puant de vanité son discours, le tout balancé depuis sa bagnole dans l'aurore du jour où tout va péter. Sans être un sermon sur l'apocalypse, quoi que, Will Emerson se sent pas loin d'un rang divin puisqu'il dit que d'un simple relâchement de la main, lui et ses confrères peuvent remettre tout le monde à sa place et que chacun ne puisse vivre que selon leur réels revenus. Euh, oui c'est un truc du genre qu'il dit hein. Je serai pas le meilleurs des défenseurs à ce sujet c'est certain. Donc c'est une vision cynique que celle de Will, mais néanmoins réelle.

Voir le messageElectron Libre, le 01 juin 2012 - 21:18 , dit :

Attention : pour moi ce propos n'est pas celui du film dans son ensemble, mais bien celui du personnage de Paul Bettany. Maintenant si certains spectateurs trouvent ça convaincant... A la fin du film un personnage anticipe déjà qu'il y aura du fric à se faire avec tout le bordel qu'ils ont eux-mêmes déclenché !


Et justement : Le vrai propos du film dans son ensemble c'est quoi ? Non mais vraiment, une explication des réels éléments défendus ou attaqués en quelque phrase ça donne quoi ?
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   Cigarette Burns 

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Posté 04 juin 2012 - 01:11

Voir le messagethedeparted, le 04 juin 2012 - 00:19 , dit :

Un de mes amis a rédigé un article ici

Comme beaucoup il a trouvé ça excellent.


Merci à ton ami pour le décryptage de mes pensées. Pour de vrai.
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   Electron Libre 

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Posté 04 juin 2012 - 21:54

Voir le messageCigarette Burns, le 04 juin 2012 - 01:07 , dit :

"Si ils étaient à notre place ils feraient pareil". Pourquoi tu dis "aurait été", il la dit bel et bien cette phrase pendant son speach. Evidemment que c'est puant de vanité son discours, le tout balancé depuis sa bagnole dans l'aurore du jour où tout va péter. Sans être un sermon sur l'apocalypse, quoi que, Will Emerson se sent pas loin d'un rang divin puisqu'il dit que d'un simple relâchement de la main, lui et ses confrères peuvent remettre tout le monde à sa place et que chacun ne puisse vivre que selon leur réels revenus. Euh, oui c'est un truc du genre qu'il dit hein. Je serai pas le meilleurs des défenseurs à ce sujet c'est certain. Donc c'est une vision cynique que celle de Will, mais néanmoins réelle.


Je ne souvenais pas qu'il dise cela, mais je te crois. Cela renforce donc encore plus son hypocrisie : évacuer sa responsabilité en rejetant ça sur tout un chacun, ce qui est tout de même un comble. C'est comme cela que se donnent bonne conscience ceux qui larguent des bombes : "De toute façon moi ou un autre c'est pareil, allant autant que ce soit moi qui empoche le salaire qui va avec."

Sinon par "convaincu", j'ai pris ta phrase au 1er degré : comme si après le speech en question tu avais dit "Il a raison". (Je ne pensais pas au jeu de l'acteur.)

Voir le messageCigarette Burns, le 04 juin 2012 - 01:07 , dit :

Oui mais comme je le disais, cette idiotie est montrée à la fois pour qu'on puisse accéder à leur vocabulaire et également pour prouver que ce n'est pas celui qui est en haut de la pyramide qui est le plus à même pour comprendre le fonctionnement de ce qu'il dirige. Dans la réalité est-ce que c'est comme ça ? Oui, certainement, mais peut être pas au même point que dans le film. Le cursus nécessaire pour devenir un gros patron de la bourse j'en sais absolument rien mais ces gars n'en sont pas là où ils en sont si c'était de parfaits abrutis. Au sens intellectuel pas comportemental (:
bien !) c'est grâce au boulot du milieu de la finance !


Pour la notion d'idiotie, je ne pensais pas tant à l'incompétence technique des responsables qui ne sont même pas capables de déchiffrer les infos données par les ordinateurs, mais plus à ceux qui sont réellement convaincus que leur rôle est non seulement inoffensif mais même utile. Comment peut-on décemment y croire lorsque l'on flirte avec des sujets comme la spéculation boursière, les taux d'intérêt d'états (supposés) souverains ou l'endettement des ménages ?

Quant au propos du film, je pense qu'il relève tout simplement du constat : licenciements en masse, excès irresponsables invisibles et impunis, faillite du système, et à la conduite de ces évènements une minorité de plus en plus minoritaire qui n'en souffre jamais et s'en enrichit de plus en plus. Je pense que trouver cela soit désespérant soit formidable est une question de point de vue pour chaque spectateur, selon sa conception du bon sens. (Je ne parle même pas de morale.)

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Nilban 

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Posté 04 juin 2012 - 22:52

J'en reviens (finalement j'ai échappé au prometheus^^).
C'est un bon film sur la finance qui a la mérite de ne pas être manichéen et féroce envers le capitalisme mais de montrer ce qui est avec sincérité.
On nous montre comment se déploie les forces à l'oeuvre quasi invisibles de l'interieur, et qui, a défaut de nous êtres explicitées dans les détails, nous donne quelques éléments de compréhension pour un diagnostic de la situation globale au travers des hommes et des femmes présents comme témoins et surtout de "comment ça marche" à Wall Street et comment ça se passe lorsque tout fout le camps.
Bien sûr il y a une dénonciation de la cruauté, du cynisme ambiant et de la perte des valeurs mais le réalisateur nous invite justement à dépasser cela (ces mêmes valeurs) en essayant de nous inviter à nous mettre en position neutre d'enquêteur reporter pour révéler quelques scoops à publier de toute urgence au petit matin.
J'ai beaucoup aimé le fait que la narration soit "en temps réel" aussi; ça rajoutait au sentiment d'urgence, que le temps échappe et que la vie passe pendant que ces personnes se battent au quotidien pour faire survivre ce système là, entre nonchalance et confort qu'offre ce genre de vie et urgence angoissante qu'elle procure du même coup.
Eric, le licencié, qui explique comment il a fait gagner des années de vie hors de la voiture par la construction d'un pont peut-être pour sauver un autre aspect de l'existence que la bourse...
Ajouter à cela le côté névrosé quasi tragique qui se dégage des personnages (spoiler : la courte mais magnifique scène de la rambarde en haut du building et l'émotion du mec).
Et accessoirement Kevin Spacey est toujours aussi bon.
Plutôt intéressant même si étant donné que le dernier film que j'ai vu était Cosmopolis (que j'ai d'ailleurs préféré quand même) ça fait beaucoup de film sur la finance et de reflexion sur le capitalisme en moins d'une semaine. :)
"Nous ne sommes pas ici parce que nous avons une heure à combler." Heidegger

#14 L'utilisateur est hors-ligne   thedeparted 

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Posté 04 juin 2012 - 23:48

Voir le messageCigarette Burns, le 04 juin 2012 - 01:11 , dit :

Voir le messagethedeparted, le 04 juin 2012 - 00:19 , dit :

Un de mes amis a rédigé un article ici

Comme beaucoup il a trouvé ça excellent.


Merci à ton ami pour le décryptage de mes pensées. Pour de vrai.


Faudrait t'inscrire et le lui dire directement ! Mais je ferai passer le mot ! ;)

Je vois le film bientôt normalement.

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Cigarette Burns 

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Posté 06 juin 2012 - 23:14

Voir le messageElectron Libre, le 04 juin 2012 - 21:54 , dit :


Je ne souvenais pas qu'il dise cela, mais je te crois. Cela renforce donc encore plus son hypocrisie : évacuer sa responsabilité en rejetant ça sur tout un chacun, ce qui est tout de même un comble. C'est comme cela que se donnent bonne conscience ceux qui larguent des bombes : "De toute façon moi ou un autre c'est pareil, allant autant que ce soit moi qui empoche le salaire qui va avec."

Sinon par "convaincu", j'ai pris ta phrase au 1er degré : comme si après le speech en question tu avais dit "Il a raison". (Je ne pensais pas au jeu de l'acteur.)

Pour la notion d'idiotie, je ne pensais pas tant à l'incompétence technique des responsables qui ne sont même pas capables de déchiffrer les infos données par les ordinateurs, mais plus à ceux qui sont réellement convaincus que leur rôle est non seulement inoffensif mais même utile. Comment peut-on décemment y croire lorsque l'on flirte avec des sujets comme la spéculation boursière, les taux d'intérêt d'états (supposés) souverains ou l'endettement des ménages ?

Quant au propos du film, je pense qu'il relève tout simplement du constat : licenciements en masse, excès irresponsables invisibles et impunis, faillite du système, et à la conduite de ces évènements une minorité de plus en plus minoritaire qui n'en souffre jamais et s'en enrichit de plus en plus. Je pense que trouver cela soit désespérant soit formidable est une question de point de vue pour chaque spectateur, selon sa conception du bon sens. (Je ne parle même pas de morale.)


Seul Gras : Ooooh c'est la première fois de ma vie qu'on me dit ça. Merci.

Dit comme ça c'est nettement plus compréhensible. Même si évident après avoir vu le film. Pourtant parait que j'ai étudié les taux d'intérêts, d'amortissements... Mais comme je suis nul en maths... Bref, pour ce qui est du propos du film, c'est tout à fait ça que je voulais formuler dans mon avis sans en avoir les capacités. Merci (: Vraiment. C'est cadeau tu peux prendre cette déclaration au premier degré.

@ thedeparted : Oui mais comme tu partages j'en profites. Ça te fera même de la bonne pub auprès de ton ami : Le fait que tu lui fasses de la pub. N'oublie pas de le lui faire remarquer (: Je suis inscrit que sur Mad. Après tous les autres blogs, sites, forum, je fais de la consultation fantôme. C'est un principe très strict mwouais.
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