Zak, le 23 octobre 2011 - 20:16 , dit :
Pfff... On est parti pour en avoir un chaque année.
A comparaison, le deuxième volet avait fait 40 millions. Je comprends vraiment pas ce qui attirent les gens à aller voir ça comme film d'horreur.
Les gens sont triste de l'arrêt de la saga Saw alors ils vont voir ça. Mais ça c'est nul. Alors que Saw c'était bien
Ça spoile un peu mais pour ce qu'il y a a spoiler en même temps...
Bon je vais faire mon coming out en direct devant vos yeux ébahis. Oui j’avais bien aimé le premier Paranormal Activity qui m’avait même valu quelques réveils nocturnes angoissés avant de me rendre compte que c’était juste mon chat qui grattait sa caisse à caca et pas une quelconque entité malfaisante en voulant à mon intégrité physique. Satisfait de ce que me donnait le premier épisode j’étais allé voir sa suite/sequelle/remake qui offrait la même tambouille que le premier film, l’élément de surprise en moins, la piscine en plus. Cette année sort déjà le troisième épisode et, privé de Saw nouveau, il fera office de bouche trou. Même si, un méchant qui renverse des cadre ne vaudra jamais la violence graphique d’un Jigsaw. Bref Paranormal Activity III : Secrets de Famille débarque enfin et comme on dit chez moi : «
Et ben, c’est bien d’la merde. »
Déjà oubliez tous les trailers, extraits inédit balancés sur le net car on ne retrouve rien de tout ça dans le film qui emprunte une intrigue, si on peut parler d’intrigue, totalement différente vu les fameuses origines promises par le sous titre nous montre l’enfance traumatique de la jeune Katie qui, déjà toute gamine, était propice à de sacré problème de ciboulot. On greffe à tout ça une vague histoire de culte démoniaque, de sorcellerie et hop emballé c’est pesé, ça nous fait un joli contexte historique afin d’expliquer pourquoi un méchant esprit venait lui ôter ses draps la nuit. Seulement voila quand on y réfléchit un peu tout cela n’a aucune logique tant les intentions de « la chose » dans les premier et ce dernier films sont radicalement différentes. Esthétiquement non plus, le film ne tient pas la route. Voulant à tout prix jouer sur le réalisme et l’immersion, les réalisateurs se prennent une nouvelle fois les pieds dans le tapis en présentant des found footage censés se passer en 1988 filmés dans un joli 16 : 9é et avec une qualité d’image digne des meilleures camera HD d’aujourd’hui. Vous allez me dire que c’est du chipotage mais je vous répondrais que ces détails montrent parfaitement l’absence de réflexion logique entourant la mise en chantier des films de ce type. On y trouve malgré tout deux bonnes idées : de la poussière tombant du plafond tombant sur l’entité et la rendant partiellement visible et le début d’une sextape.
Outre ces détails révélateurs, le film pratiquement, que présente-t-il à l’image cette fois ? Et bien pas grand-chose de neuf puisqu’on y retrouve tous les gimmicks des deux premiers films mais cette fois tellement grotesque que l’on y croit pas un seul instant. La force du premier film était d’introduire le fantastique de façon légère et « possible » ce qui le rendait effrayant ou du moins intriguant. Le film de Peli faisait travailler l’imagination du spectateur en lui montrant ce que, peut-être il se passait la nuit dans sa chambre de manière subtile et suggérée. Ici, hormis les désormais traditionnels claquements de porte, chute de cadre et ouverture de lumière inopinée, les réalisateur poussent le bouchon plus loin transformant Paranormal Activity III en parodie involontaire puisque pêle-mêle on peut voir une jeune fille avoir une belle érection nocturne, se prends un mur invisible (ndlr : bel hommage à l’Exorciste de Renny Harlin) ou encore fantôme se balader avec un drap sur la tête. Oui oui. Le tout avec les jump scares de rigueur et le son qui augmente de 110db à chaque claquements de portes. Quand on arrivé à utiliser de telles méthodes de charlatans c’est qu’on est vraiment au bout du rouleau…
Tout ça envoie le film de plein pied dans le grotesque. La sensation de ridicule encore renforcée par un final complètement à côté de la plaque qui tente vaguement d’expliquer les origines du phénomène. Contrairement à Saw, la saga Paranormal Activity est morte née avec le premier film en ne parvenant jamais à se réinventé ou à créer une mythologie iconique ou cohérente. Dans ce genre de blague le plus dur est toujours la chute. Voila, la chute c’est ce troisième et j’espère dernier épisode.