
Les sentiers de la gloire
Synopsis : En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée "La fourmilière". Au moment de l'attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d'avancer...
Je continue ma journée Kubrick avec cette découverte pour ma part qui s'avère être très bonne, je ne suis pas à la base fan du film de guerre mais Kubrick arrive très bien à contourner les codes du genre en structurant son film de maniéré théâtrale avec trois actes complètement différent les un des autres, avec le premier très classique mais efficace du film de guerre, le deuxième qui se rapproche plus du film de procès et le troisiéme se concentrant sur l'humain et les répercussions entre le jugement et sa sentence.
Le noir et blanc convient très bien au film et l'assaut du début est montré presque de manière fantomatique, on ne voit jamais l'ennemi et tout ce que nous montre Kubrick c'est ces hommes qui avancent bêtement d'un point A à Z sous les balles tournées de façon statistique comme un grand jeu d'échec géant joué par des bureaucrates auxquels les hommes refusent de participer.
La suite qui se tourne sous forme de procés est plus une parodie du genre qu'autre chose ou tout va dans le sens du procureur sans jamais donner une chance à ses hommes dont l'issue n'est même pas l'enjeu du film, on sait même avant de voir la fin comment tout ça va finir et tout ce à quoi on peut assister est la mécanique assez rapide de cette mascarade qui se dirigera vers une fin dark au possible ou la réalisation de Kubrick est magistrale au possible. Kirk douglas est impeccable de bout en bout sinon comme à son habitude.
Sinon ça ne m'étonne pas que le film a eu quelques petits problémes de censure et de diffusion tellement il montre un côté trés peu reluisant de la guerre et des gradés, même en 1957 je suposse qu'il était un peu trop tôt pour ca.
Kubrick signe un petit bijou donc avec ce film de guerre bien plus réussi que son full Metal Jacket qui lui me perds dans sa seconde moitié, c'est limite dommage qu'il est réalisé aussi peu de film en noir et blanc tellement il maitrisait les nuances de ces deux couleurs pour les sublimés.
6/6

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