UN HOMME PRESSÉ
UN HOMME PRESSÉ

À l'occasion de la sortie en DVD et Blu-ray de Mirrors, Kiefer Sutherland répond avec calme et lucidité sur le film, sa carrière, et ses appréhensions de tous les jours. Noble homme.



Quand avez-vous tourné ce film ?
Entre les saisons 6 et 7 de 24 heures chrono. Quand j’ai repris le tournage de la série, nous avons continué à tourner pendant les week-ends.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet ?
Je voulais vraiment travailler avec Alexandre Aja et faire un film de ce genre-là. En tant qu’acteur, je cherche à provoquer une réponse de la part du spectateur, et il n’y a pas de meilleur genre que le cinéma d’horreur pour provoquer la réaction du public. Généralement, je suis très pris par les films que je regarde. Je parviens à suspendre mon incrédulité à tel point qu’il est très difficile de regarder un film d’horreur de la sorte. Cela me rend très vulnérable, à tel point qu’il m’a été plus facile de tourner ce film que de le regarder.

Quelle est la scène qui vous a le plus terrifiée quand vous avez vu le film ?
De toute évidence, c’est celle où mon personnage regarde le miroir pour la première fois. Je connaissais le déroulement de la séquence et cela m’a quand même fait sursauter. Je suis quelqu’un de très facile à effrayer au cinéma et ce genre de films est fait pour moi. J’ai même peur quand on ne voit rien à l’écran et qu’il ne s’est encore rien passé, c’est vous dire !




Parlez-nous du décor principal, l’entrepôt Mayflower. Où avez-vous tourné ces séquences ?
Une bonne partie du film a été tournée à Bucarest en Roumanie. L’ancien dictateur communiste Nicolae Ceau?escu a construit ce bâtiment, qui devait être une académie des sciences mais qui n’a jamais été terminée avant sa mort en 1989. Ce bâtiment a été construit à la gloire de son ego, et n’a donc jamais été utilisé par les gouvernements qui ont suivi, ce qui lui confère un sentiment d’abandon très prégnant. J’ai vraiment ressenti qu’il s’agissait d’un bâtiment de la guerre froide, et de plus, c’était très agréable de tourner dans un lieu existant et non dans un décor de cinéma, car on pouvait tourner à 360 degrés.

Quelle a été la scène la plus exigeante à tourner pour vous ?
De toute évidence, c’est celle où mon personnage craque devant le miroir, car il est très facile d’être conscient de son jeu dans ces moments-là, et le fait que je suive mon reflet a rendu l’expérience très bizarre.

Est-ce que l’expérience de votre père Donald dans le cinéma de genre vous a donné envie de faire des films similaires ?
Mon père a fait l’un des plus grands films d’horreur de l’histoire du cinéma avec Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg. C’est certainement l’un des films les plus flippants que j’ai pu voir, et je pense que je l’ai découvert trop jeune, à l’âge de 16 ou 17 ans. Mais mon père a fait beaucoup d’autres grands films. Je pense notamment au remake de L’Invasion des profanateurs de sépulture, qui était également excellent. Personnellement, ce qui m’attire dans ce genre de films, c’est d’abord la qualité d’écriture des personnages, puis celle des éléments horrifiques. Alexandre a parfaitement réussi à maintenir cet équilibre avec le scénario de Mirrors, et c’est pourquoi je me suis intéressé au projet.

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(3) Commentaires
Réaction de olav' le 21/03/2009 à 11h11
Ce type est vraiment un bon acteur...
On sent juste un peu trop les 7 ans de 24, il a tendance à trop faire ressortir son côté Jack Bauwer quand il est dans une autre production je trouve!
Mais cet interview, bien qu'un peu court à mon goût, reste assez intéressant...
Réaction de mX_ le 22/03/2009 à 22h52
en tout cas, il est très convainquant dans Mirrors...
Réaction de Arod le 23/03/2009 à 09h57
Très bon acteur ce Kiefer et respect, ce n'est pas si souvent que ça qu'un acteur cite ce génialissime film "Ne vous retournez pas", bon c'est vrai que son père joue dedans mais respect quand même. Tiens ça me fait penser qu'il faut que je regarde mirrors!