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C’est en 1982 qu’Albert Pyun, futur maître de la série B limite Z ayant fait ses classes chez Kurosawa, réalise son premier (et meilleur) film : L’Epée sauvage, un sous-Conan réjouissant, gore et paillard. Et voilà qu’aujourd’hui, après une carrière jonchée de perles mémorables (Cyborg avec Van Damme, Nemesis avec Olivier Gruner, Omega Doom avec Rutger Hauer, Mean Guns avec Christophe Lambert, Corrupt avec Ice-T, Ticker avec Steven Seagal…), il parvient enfin à en monter la suite, sobrement intitulée The Sword and the Sorcerer II : Tales of an Ancient Empire. On ne peut que saluer un tel revival, même si la fantasy selon Albert s’y conjugue avec un budget héroïque de sept millions de dollars. Lee Horsley ayant pris de l’âge et du bidon, il ne réenfile le pagne du prince Talon que lors d’une brève apparition. Histoire de compenser cette cruelle absence, ce n’est pas à un mais à cinq fiers guerriers que nous aurons affaire cette fois-ci, chargés par une princesse de délivrer son royaume de la malédiction d’une sorcière et de ses sbires vampires. Le casting est à la hauteur des ambitions du projet : côté mâles, Kevin Hercule Sorbo mène la danse, épaulé par Olivier Gruner en corsaire, Ralf Moeller (Conan à la téloche) en général et (peut-être) notre Totophe Lambert adoré dans un rôle restant à définir, mais où il brandira sûrement une épée en se gaussant de ses adversaires via son rire inimitable. Côté femelles, il y a du choix avec l’incroyablement belle Melissa Ordway (aperçue dans la série How I Met your Mother), Yancy Witchblade Butler (remplacée, selon certaines sources, par Jennifer Seibel-Newsom, nettement moins connue et beaucoup moins chère) et Kari Wuhrer (Sliders, Hitcher 2), qui n’avait pas touché à l’heroïc-fantasy depuis Dar l’invincible 2, seul film du producteur Sylvio Tabet. Connaîtra-t-on le bonheur de découvrir L’Epée sauvage 2 en salles ? Sans doute pas. Mais rien que l’annonce de sa production nous emplit d’une joie sans pareille !
Cédric Delelée
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