MOVIESCORE MEDIA
MOVIESCORE MEDIA
Jamais l’édition de musique de film n’aura connu période aussi faste. Alors que Varèse Sarabande, Intrada, Film Score Monthly et La-La Land font preuve d’un rythme de production assez inouï, on doutait qu’un nouveau label arrive à les concurrencer. C’est pourtant devenu le cas avec MovieScore Media, qui, après n’avoir proposé ses titres qu’en téléchargement (dont les scores de The Dark, American Haunting et Half Light), est passé au CD sous la forme de digipacks tirés à 500 exemplaires. Leur catalogue, uniquement consacrés à des compositeurs inconnus mais prometteurs et déjà impressionnant, ne cesse de s’agrandir et propose en majorité des B.O. de films très Mad. Aperçu des récents titres d’un label qui a vite su se rendre indispensable et dont on recausera pour The Legend of Butch and Sundance (l’ultime score du grand Basil Poledouris), Abandonnée et D’Artagnan et les Trois Mousquetaires.

ATOM NINE ADVENTURES (Robert Gulya)
Fans de John Williams et de James Horner, jetez-vous sur ce score qui rend hommage avec une énergie digne de John Debney au meilleur de sa forme au swashbuckler et au space opera ! De quoi faire rougir la plupart des compositeurs de blockbusters actuels. Dommage que Iron Man n’ait pas été confié à Gulya plutôt qu’à Djawadi : son style semble taillé pour faire décoller les super-héros.

GEORGE AND THE DRAGON (Gast Waltzing)
Ceux qui ont adoré Prince Valiant de David Bergeaud risquent de craquer sur ce score épique médiéval aux mélodies enchanteresses et aux scherzos agités, écrit pour une très attachante parodie des films de fantasy intitulée chez nous Dragon Sword et que fréquentaient James Purefoy, Patrick Swayze, Val Kilmer et… Jean-Pierre Castaldi ! Typiquement le genre de B.O. sans prétention mais super-bien troussée appelée à devenir culte. La preuve : le CD est épuisé, mais toujours disponible en téléchargement.

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(1) Commentaire
Réaction de Lurdo le 01/05/2008 à 19h10
Chouette papier promo, Wyatt. wink.gif

Plus sérieusement, j'aime bien ce petit label, même si l'intérêt des compos est très variable.

En ce qui me concerne, Atom Nine, c'est limite inécoutable de part son côté tout synthétique (ce qui n'enlève rien aux qualités indiscutables de la compo, hein) qui me donne des envies de meurtres; George et le Dragon, c'est très sympa, faut juste arriver à dépasser la première moitié de la béo, soporifique au possible; Skinwalkers ne m'a pas laissé de souvenir impérissable, mais ce n'est pas mauvais pour autant; et Treasured Island... ben le thème est catchy, mais les morceaux tous droits sortis de James Bond pour un film de pirates, j'ai vraiment beaucoup de mal.

J'ai pas encore écouté Hack ou Shadow In The Trees, mais ça ne saurait tarder.

(par contre, le lien il donne sur la page 3 de l'article, ça serait pitetre mieux en donnant sur la page 1, non ?)


EDIT: bon, je viens de m'écouter Hack!, et effectivement, c'est très dérivatif. Bon, c'est bien fait, et à partir du moment où le côté dérivatif est assumé, ça me dérange pas (sauf The Clown, qui est un peu toute naze, comme piste), mais bon, ça reste au final quand même agréable à l'écoute, sans plus. Chuis pas sûr de jamais le réécouter, par contre.