LE PALMARÈS DE LA RÉDACTION
LE PALMARÈS DE LA RÉDACTION

Le public et le jury ont parlé : [Rec] et L’Orphelinat sont donc les grands vainqueurs de cette quinzième édition du festival de Gérardmer, prouvant une fois encore l’incroyable pouvoir fédérateur du cinéma ibérique. Loin de se limiter à ces deux titres phares, la programmation de l’édition 2008 aura dépassé nos attentes pour notre plus grand plaisir et c’est après moult arrachages de cheveux (pour ceux à qui il en reste !) que chacun des membres de la rédaction a réussi à livrer son top 3. Le calcul est simple : c’est 3 points pour le premier, 2 pour le second et 1 pour le dernier. Alors, affûtez vos couteaux et faites-vous entendre en postant votre classement !






LE CLASSEMENT DE LA MAD TEAM



1 – [REC]



2 – Diary of the Dead



3 - Rogue






Alexandre Poncet



1 – [REC]
« Si Balaguero et Plaza éludent tout discours subversif sur les médias (un comble, vu le sujet), leur film reste un condensé de terreur brute et culmine en un dernier quart d’heure carrément insoutenable. Une claque ! »

2 – Diary of the Dead
« Une mise en scène hallucinante (le nombre de caméras grandit au fil de l’intrigue, et pervertit peu à peu la réalité en œuvre de fiction), un discours rentre-dedans sur le capharnaüm médiatique actuel et des effets gore inédits par dizaines. Romero lives ! »

3 - Cloverfield
« Sans être la révolution annoncée, Cloverfield a de quoi faire frissonner le fan de Godzilla. Et puis New York pulvérisée, on ne voit pas ça tous les jours… »




Cédric Delelée



1 - Rogue
« La confirmation de l’énorme talent de Greg McLean et le plus beau croco jamais vu au cinoche. Bref, la série B d’aventure dans toute sa splendeur. »

2 – [REC]
« Une mise en scène qui arrache (et pas qui fout la gerbe comme dans Cloverfield), une actrice du tonnerre, des sursauts de flippe tétanisants et un final réellement terrifiant. »

3 - Teeth
« De la bite coupée, du cul un poil déviant, un humour subversif bien gratiné et John Hensley génial en fan de métal obsédé par la sodomie dans un petit bijou hyper-attachant, quelque part entre Nip/Tuck et Stuart Gordon. »




Laurent Duroche



1 – [REC]
« Un concentré de terreur qui n'oublie pas d'être intelligent. Que demander de plus ? »

2 – Diary of the Dead
« Tout l'inverse de Mother of Tears, et là, tout est dit ! »

3 – L’Orphelinat
« Classique, certes, mais ça fait peur, ça fait chialer, et ça fait jamais chier ! »




Gilles Esposito



1 - Diary of the Dead
« La preuve qu’on peut élaborer une structure très riche et complexe, tout en y intégrant des scènes d’action toujours renouvelées. George, you’re the best ! »

2 - Clovefield
« Dans le genre « fin du monde », cette séance d’ouverture était quand même plus convaincante que le film de clôture. Désolé, Dario… »

3 - L’Orphelinat
« Un Grand Prix consensuel, peut-être, mais loin d’être immérité. Et puis, on ne peut que saluer un réal qui s’agenouille devant l’immense Jess Franco ! »




Alexis Dupont-Larvet



1 - [REC]
« D’une maitrise technique proprement ahurissante, [REC] parvient à impliquer le spectateur dans son histoire d’une façon inédite. Dans 10 ans, on parlera encore de ce rollercoaster dantesque. »

2 – Rogue
« Une série B de luxe avec des paysages sensationnels et un croco plus vrai que nature. Et même si l’on sent que McLean aurait souhaité nous en donner encore plus, un très bel hommage au Dents de la mer et le meilleur film de reptile jamais réalisé. »

3 - Teeth
« Avec un tel sujet, on pourrait s’attendre à du Troma. Pourtant, Teeth a un immense respect pour ses personnages, une facture de film indépendant très bien troussé et est tout bonnement à mourir de rire. »




Fausto Fasulo



1 – Diary of the Dead
« Romero s’interroge sur le fond en se réinventant dans la forme. Brillant. »

2 – All the Boys Love Mandy Lane (HORS COMPETITION)
« Des émotions à fleur de peau pour un slasher nostalgique et bouleversant. »

3 – [REC]
« Balaguero et Plaza ont inventé le train fantôme le plus terrifiant du monde. Chapeau ! »




Jean-Baptiste Herment



1 – All the Boys Love Mandy Lane (HORS COMPETITION)
« La rencontre improbable de Vendredi 13, Marcel Proust et Massacre à la tronçonneuse. Une date dans l’univers du film pour ados. »

2 – [REC]
« Un grand-huit angoissant et malin dont on ressort exténué. Le pied ! »

3 – Diary of the Dead
« Aussi réflexif et ample que [REC] était intuitif et claustro, Diary of the Dead offre une seconde jeunesse aux zombies de Romero. Le pied aussi ! »




Rurik Sallé



1 – Rogue
« Maîtrisé d'un bout à l'autre, sans aucun temps mort, avec en tête d'affiche l'un des crocodiles les plus crédibles – et flippants – de toute l'histoire des sfx ! »

2 – All the Boys Love Mandy Lane (HORS COMPETITION)
« Un slasher hommage aux 70's, tout en étant très moderne. Intelligent, cruel, une sacrée surprise pour un premier film. »

3 – Cloverfield
« L'interprétation cheap et une caméra subjective épileptique flinguent les scènes avec des humains, mais celles du monstre sont ha-llu-ci-nantes ! »




Pas de surprise, [REC] est logiquement le grand vainqueur de notre top, suivi de près par Diary of the Dead et Rogue. Basés tous deux sur le principe de la caméra subjective (même si leurs traitements sont diamétralement opposés), [REC] et Diary ont donc su se montrer à la hauteur de leurs auteurs (sic) et ont mis (presque) tout le monde d'accord. Rogue, quant à lui, a confirmé tout le bien que l’on pensait de Greg McLean (Wolf Creek) et on attend de pied ferme sa sortie en salles chez nous. Parmi les autres films de la sélection, Cloverfield, Teeth ou encore All the Boys Love Mandy Lane se détachent du lot sans pour autant fédérer l’ensemble de la rédaction, chaque long-métrage possédant ses partisans mais aussi ses détracteurs. Du côté des grosses déceptions, difficile de se remettre du catastrophique Mother of Tears avec lequel Dario Argento semble se prendre pour Mario Landi (oui, oui, le réal de Patrick Still Lives !), clôturant de bien triste manière sa trilogie des trois mères et un festival par ailleurs de haute volée. Que ce soit lors de longues soirées arrosées (comme celle où l'auteur de ces lignes a vainement tenté de convaincre des confrères dubitatifs que, non, Une Journée en enfer, ce n'est pas un vrai Die Hard) ou au cours de projections animées mais jamais dissipées, la bonne humeur a été de mise pendant toute la durée du Festival.

Pour conclure, longue vie à Gérardmer, bravo aux membres du jury (sauf un !), félicitations aux programmateurs et surtout un énorme « big up » aux bénévoles, dont la gentillesse et la disponibilité ont largement contribué à rendre cette édition 2008 mémorable. Autant vous dire qu'on sera de retour l’année prochaine pour s'en repayer une tranche. Promizoulin !



Jean-Baptiste Herment
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