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S'il existe des réalisateurs opportunistes sautant dans le train du film de genre sans conviction, Gens n'est pas de ceux-là. Incontestablement passionné, le réalisateur vit en ce moment une période bénie : alors que son Hitman attire autant de spectateurs qu'un Saw en grande forme, Frontière(s), qui vient de sortir, assoit le ciné trash en France d'un bon coup de pioche et continue, après A L'intérieur et avant Lady Blood, de tracer un fragile sillon dans un paysage cinématographique hexagonal qui en a plus que besoin. Nous avons coincé l'homme au premier étage d'un café parisien pour qu'il nous vende la mèche, notamment, sur son prochain projet fou...
Explique-nous un peu les raisons du choix de cette curieuse affiche pour Frontière(s) ?
En fait, la phrase qui est dessus nous a été imposée par le comité de censure. Personnellement, je préférais l'affiche précédente, vue à Cannes, et sur laquelle on voyait Karina en train de crier, mais on n'a plus le droit de la diffuser, à cause des exploitants et de la censure... Elle a été jugée trop trash. Néanmoins, l'affiche actuelle correspond finalement assez au créneau dans lequel le film essaie de s'inscrire, malgré le fait qu'elle soit quand même un peu racoleuse. Ce qui est marrant, c'est que les exploitants eux-mêmes trouvent le film trop trash, alors que pour moi, il l'est beaucoup moins qu'A L'intérieur, par exemple. Je suis assez étonné par leur réaction...
Raconte-nous un peu ton parcours, avant Frontière(s)...
J'ai commencé par faire de la BD quand j'étais plus petit, vers 5 ou 6 ans. Dès que je voyais un film comme Conan ou les Dents de la Mer, j'en faisais une BD juste après. Une sorte de story-board en fait, sauf que je ne le savais pas ! Et puis au bout d'un moment j'en ai eu un peu marre d'être tout seul dans mon bureau à colorier mes trucs, alors j'ai loué des caméras et emprunté la super-8 de mes parents, et j’ai commencé à faire des films. Des slashers qui duraient entre 10 et 15 minutes, je suis passé aux films de zombies, aux survivals qui duraient entre 1h30 et 2h... Les mecs se battaient à coup de langues de boeuf, c'était super Z mais bon, ça existe... Je ne savais pas du tout comment mettre en scène. Quand il fallait du feu à l'écran, ma mère tenant une station service, j'allais prendre un bidon de super et on y mettait le feu. On mettait même le feu aux acteurs quant il le fallait ! C'était complètement inconscient. Un jour, je me suis pris une balle en liège tirée par un fusil de chasse dans la jambe, j'en ai encore la cicatrice. C'était barbare. N'importe quoi ! (rires) Jusqu'au jour où j'ai pu rencontrer des gens aux studios de la Victorine à Nice qui m'ont permis de travailler sur des films comme Double Team de Tsui Hark, Risque Maximum de Ringo Lam, Le Bossu de Philippe de Broca, Ronin de Frankenheimer... Dans ces cas-là, si tu es attentif plutôt que d'aller fumer des clopes autour de la machine à café, tu as l'occasion de regarder ces mecs bosser, d’être attentif au placement de caméra… Tu essaies de comprendre leur découpage technique, et si t’es cool, tu discutes avec eux et tu te rends compte que ce sont des mecs adorables qui n'ont qu'une envie : partager leurs idées. Et de fil en aiguille, j'ai fait de la régie, de l'assistanat mise en scène, puis j'ai enfin produit mon court-métrage, Born To Kast, qui m'a permis de faire nombre de clips et de publicités. J’ai gagné un peu d'argent et j’ai pu toucher le matos technique mis à ma disposition.
Tu as fait un clip pour les L5 aussi, non ?
(rires) Oui, tout à fait... Et à côté de tout ça, j'avais très envie de me trouver une identité en fiction parce que c'est ce qui m'intéressait le plus. On me disait qu'il fallait faire un film d'auteur parce que le genre était plutôt mal vu en France... J'ai donc tout arrêté et j'ai fait Au Petit Matin, un court basé sur un fait-divers qui était réellement arrivé à ma mère. On m'a ensuite proposé de faire un épisode de Sable Noir. A ce moment là, j'avais déjà écrit le scénario de Frontière(s). J'avais besoin de faire mon film d'ado avec toutes mes références, tout ce qui m'a nourri... C'était un vrai besoin. Puis, une fois que j'ai fait Frontière(s), j'ai eu la chance d’enchaîner avec Hitman. Je l'ai pris comme un exercice d'apprentissage et me suis dit que ça valait vraiment le coup de passer par un film de commande pour parfaire un peu la technique, la direction d'acteurs... Et si le film marchait, ça m'aurait donné un peu plus de poids pour le prochain, plus personnel, Vanikoro.
Les Américains ont vu Frontière(s) avant de te proposer Hitman ?
Ils avaient vu le promo reel de 5 minutes uniquement. C'est Besson qui avait vu le film en entier et qui m'a proposé de travailler dessus.
C'était le bordel sur le film avant que tu n'arrives...
Oui, j'ai été dépêché en vitesse. Vin Diesel devait le faire puis il s'est barré sur le film de Kassovitz. Ils avaient déjà Timothy Olyphant, mais ils étaient très pressés parce qu'ils avaient déjà une date de sortie. J'ai donc accepté.
Tu as eu raison, tu l'aurais regretté sinon...
Oui, et même si le résultat n'est pas exactement ce que j'avais en tête, vu les résultats du film en salles, on va me laisser carte blanche sur le prochain. Donc ça valait la peine...
Le prochain est une production américaine ?
C’est Thomas Langmann qui produit. C’est un gros budget tourné en anglais. C'est assez incroyable, je dis : « Je veux une attaque de mille cannibales ! » et on me l’accorde !
Un film personnel avec 1000 cannibales !
(rires) On a une scène avec trois personnages coincés sur un python rocheux. Et, ils sont effectivement entourés d'un bon millier de cannibales affamés !
Comment vont-ils donc s'en tirer ?
Vont-ils seulement s'en tirer… (rires)
On reste donc dans un film de genre.
Je dirais que c'est un film historique avec des moments bien inscrits dans le genre. J'ai envie d'y inclure beaucoup de morceaux de bravoure : il y aura des scènes d'attaque façon Le 13ème guerrier, une scène de dépeçage à la Cannibal Holocaust... Et puis, il y a une dimension un peu similaire au Nouveau Monde de Malick ou du Mission de Joffé, avec en prime des poursuites à la Apocalypto... C'est un film qui raconte l'histoire de La Pérouse et de ses hommes en 1788 quand ils ont échoué sur Vanikoro. Mon script donne une hypothèse quant à la manière dont ils s'en sont sortis. Visuellement, on est très proche des films précités, mais le tout reste très personnel avec un côté très sombre. C'est un film qui se veut dépressif et qui traite de la manière avec laquelle l'homme moderne transforme le monde à son image puis le détruit de l'intérieur.
Et le casting ?
On a des idées... On envisage Viggo Mortensen et Philip Seymour Hoffman pour les deux rôles principaux. Ça peut être jouable, je ne suis pas sûr qu'on leur propose beaucoup ce type de film...
Hoffman va se demander pourquoi tu lui proposes ce rôle...
C'est justement ça qui est intéressant, le voir dans un film d'époque, trash, dans lequel il joue un peu un enculé... Un personnage assez proche de celui qu'il interprète dans 7h58 ce matin-là de Lumet. Bouffé de l'intérieur et effrayé par la situation dans laquelle il est, mais qui doit en même temps faire garder espoir à son équipage, qui croit en lui. Il y a une dualité intéressante à développer dans ce personnage. Maintenant, pas sûr qu'il accepte...
Rurik Sallé
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(13) Commentaires |
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Réaction de
herman bio
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le 04/02/2008 à 16h54
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Les référence pour son prochain film sont ambitieuses, sinon prétentieuses. Hitman comme film de studio et Frontières comme film d'"ados" n'ont ni les qualités, ni le potentiel d'autres films de "studio" comme Apocalypto ou d'"ados" comme "Bad Taste" ou "Braindead". Sans comparer attivement Gens à ces deux génies que sont Gibson et Jackson, ce réal n'a pour l'instant pas vraiment les talons pour être à la hauteure. Le côté "attaque façon", "dépeçage façon" gêne vraiment par son manque d'ambition personnelle et son repompage en rêgle. "Calvaire" et "A l'Intérieure", autres oeuvres référentielles au combien plus défendable, savaient réciter leurs influences pour mieux se les réapproprier. Mais c'est surtout une "dimension proche de Malick" qui dérange, tant cela revient à"nier" la personnalité et l'individualité incroyable de ce réal, dont l'univers unique semble bien compliquer à partager. Gens apparaît comme quelque peu arrogant, à l'image de son Frontières, psoeudo film d'"ados" aux prétentions politicio-sociales indigestes. En attendant "Vinyan"...
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Réaction de
LeBlaireau
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le 04/02/2008 à 17h47
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Il est vrai que pour l'instant, aussi enthousiaste et sympathique qu'il est, Xavier Gens semble manquer terriblement de maturité et de rigueur dans son approche d'un cinéma de genre référencé. En gros il réalise ses best of du cinéma, c'est certes fort sympa, mais on sombre dans l'anecdotique, alors qu'un film tel que CALVAIRE, demeure inoubliable et est déjà élevé au rang de film culte par une majorité de spectateurs, et ce malgrès des références devinables, mais dissolue dans la personnalité entière du cinéaste. Enfin, comme toujours, on est pas à l'abris d'une excellente surprise, d'autant que Gens est un motivé de la vie, et on ne peut lui repprocher une réelle sincérité.
P.S. Vivement VINYAN
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Réaction de
Zak
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le 04/02/2008 à 20h19
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CITATION(herman bio @ 04 2 2008 - 16:54) (source)Gens apparaît comme quelque peu arrogant
N'importe quoi. Que ce soit dans les interviews ou en vrai, il est très loin de montrer une image de réalisateur arrogant qui regarde les autres de haut. Au contraire, je trouve que c'est quelqu'un de sincère, de discret, qui veut avant tout partager son amour pour le ciné de genre. S'il a eu la chance de faire un film aux USA, on ne peut pas le lui en vouloir pour ça (même si fondamentalement Hitman est un film sans personnalité). Les gens semblent choqués par le soit disant discours politique de Frontière(s) alors que ce n'est qu'un "background" à l'histoire principale (comme celui de A l'intérieur). De toute façon, la politique comme la religion, ça fait toujours jaser. Et Calvaire est très bien mais je ne vois pas ce qu'il y a de culte là-dedans (De Welz cite très bien ses classiques aussi, sans pour autant les surpasser).
Quant à son prochain film, je bave d'avance. En tout cas, il sait vendre son projet !
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Réaction de
DreamProphet
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le 04/02/2008 à 20h31
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CITATION(Zak @ 04 2 2008 - 20:19) (source)CITATION(herman bio @ 04 2 2008 - 16:54) (source)Gens apparaît comme quelque peu arrogant N'importe quoi. Que ce soit dans les interviews ou en vrai, il est très loin de montrer une image de réalisateur arrogant qui regarde les autres de haut. Au contraire, je trouve que c'est quelqu'un de sincère, de discret, qui veut avant tout partager son amour pour le ciné de genre. S'il a eu la chance de faire un film aux USA, on ne peut pas le lui en vouloir pour ça (même si fondamentalement Hitman est un film sans personnalité). Les gens semblent choqués par le soit disant discours politique de Frontière(s) alors que ce n'est qu'un "background" à l'histoire principale (comme celui de A l'intérieur). De toute façon, la politique comme la religion, ça fait toujours jaser. Et Calvaire est très bien mais je ne vois pas ce qu'il y a de culte là-dedans (De Welz cite très bien ses classiques aussi, sans pour autant les surpasser). Quant à son prochain film, je bave d'avance. En tout cas, il sait vendre son projet !
+1 !
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Réaction de
herman bio
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le 04/02/2008 à 21h18
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CITATION(Zak @ 04 2 2008 - 20:19) (source)CITATION(herman bio @ 04 2 2008 - 16:54) (source)Gens apparaît comme quelque peu arrogant N'importe quoi. Que ce soit dans les interviews ou en vrai, il est très loin de montrer une image de réalisateur arrogant qui regarde les autres de haut. Au contraire, je trouve que c'est quelqu'un de sincère, de discret, qui veut avant tout partager son amour pour le ciné de genre. S'il a eu la chance de faire un film aux USA, on ne peut pas le lui en vouloir pour ça (même si fondamentalement Hitman est un film sans personnalité). Les gens semblent choqués par le soit disant discours politique de Frontière(s) alors que ce n'est qu'un "background" à l'histoire principale (comme celui de A l'intérieur). De toute façon, la politique comme la religion, ça fait toujours jaser. Et Calvaire est très bien mais je ne vois pas ce qu'il y a de culte là-dedans (De Welz cite très bien ses classiques aussi, sans pour autant les surpasser). Quant à son prochain film, je bave d'avance. En tout cas, il sait vendre son projet !
J'exprime mon ressenti à la lecture de l'interview, qui, je le répète, d'un point de vue personnel, me semble un peu "trop ambitieuse" ( et là de me dire bêtement que je reproche le trop plein d'ambition de réal français qui pourtant en manque terriblement), sauf que, dans le cas de Gens, le niveau de ses précédents films ne lui permet absolument pas de se positionner dans je cite "la même dimension" que Malick, ou de prétendre faire des poursuites équivalentes à celles d'Apocalypto. Pourquoi, parcequ'il ne dispose ni du savoir faire, ni de l'originalité, ni du caractère de ses réalisateurs. Qu'il cite ses références semble normale, qu'il affirme "faire comme eux" est d'un boulard fou. Et puis je vois pas où tu a bien pu lire que je lui reprochais d'avoir tourner un film aux USA, c'est du grand n'importe quoi, je trouve au contraire que le récent attrait des producteurs d'outre atlantique pr nos réals maison est ultra bénéfique pour le genre, j'en ai chialé d'apprendre que Bustillo et son compère étaient tombé sous le "joug" de Thomas Langman. Je vois pas non plus où tu a lu que la politique ou la religion me font "jaser", c'est lorsque ces deux thématiques sont traitées au bulldozer de la crétinerie que là, je "jase", maintenant, je suis de ceux qui pensent que le genre ne doit pas que divertir et offrir sa vision si particulières des thèmes de société. Quand aux thématiques communes d'A l'intérieur et de Frontières, elles sont beaucoups plus elliptique dans le premier, et les qualités du film font vites oublier ses défauts, tandis que la nullité de Frontière me pousse à crystalliser mon dégout sur cette approche indigeste des questions de société. Enfin Calvaire est culte, Vinyan le sera, et je n'ai pas non plus dit qu'il surpassait ses influences, mais qu'il se les réappropriait, plein de petite nuance.....
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Réaction de
the_Daydreamer
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le 04/02/2008 à 21h54
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CITATION(herman bio @ 04 2 2008 - 21:18) (source)J'en ai chialé d'apprendre que Bustillo et son compère étaient tombés sous le "joug" de Thomas Langmann.
Ben le problème c'est que :
CITATION Le prochain est une production américaine ?
Xavier Gens : C’est Thomas Langmann qui produit.
Et là, tout est dit
Plus sérieusement, si je n'ai pas aimé Frontière(s) - ni A l'intérieur d'ailleurs -, je ne trouve pas que Xavier Gens fasse preuve d'arrogance dans cette interview, contrairement à un Christophe Gans ou à Julien Leclercq. Par contre c'est vrai que l'énumération " ça sera un peu comme le 13ème Guerrier, puis comme Mission, et comme Apocalypto, et aussi... " façon liste des courses est le trait de caractère que je trouve le plus fatigant chez les jeunes réalisateurs français. (Sinon, c'est un adepte du cannibalisme, le père Gens...?)
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Réaction de
kitano
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le 04/02/2008 à 22h20
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En attendant s'il parvient à avoir à la fois Viggo Mortensen et Phillip Seymour Hoffman (ce dont je doute) pour son prochain film, j'irais sûrement le voir malgré son Frontières que j'ai trouvé décevant. Non parce que là il passerait carrément au niveau supérieur avec un tel casting.
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Réaction de
Baalberith
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le 04/02/2008 à 22h30
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Je ne le trouve pas arrogant. Je trouve qu'il est comme un gamin devant un nouveau jouet.
"et puis là je met euh...15 ? Non, 1000 cannibales !, et puis alors y'a Viggo Mortensen qui..."
Franchement j'apprécie ce type de plus en plus.
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Réaction de
the_Daydreamer
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le 04/02/2008 à 22h56
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CITATION(Baalberith @ 04 2 2008 - 22:30) (source)Je trouve qu'il est comme un gamin devant un nouveau jouet.
Mais est-ce une bonne chose ? ( Je pose la question sincèrement )
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Réaction de
Zak
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le 04/02/2008 à 23h14
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CITATION(herman bio @ 04 2 2008 - 21:18) (source)J'exprime mon ressenti à la lecture de l'interview, qui, je le répète, d'un point de vue personnel, me semble un peu "trop ambitieuse" ( et là de me dire bêtement que je reproche le trop plein d'ambition de réal français qui pourtant en manque terriblement), sauf que, dans le cas de Gens, le niveau de ses précédents films ne lui permet absolument pas de se positionner dans je cite "la même dimension" que Malick, ou de prétendre faire des poursuites équivalentes à celles d'Apocalypto. Pourquoi, parcequ'il ne dispose ni du savoir faire, ni de l'originalité, ni du caractère de ses réalisateurs. Qu'il cite ses références semble normale, qu'il affirme "faire comme eux" est d'un boulard fou. Et puis je vois pas où tu a bien pu lire que je lui reprochais d'avoir tourner un film aux USA, c'est du grand n'importe quoi, je trouve au contraire que le récent attrait des producteurs d'outre atlantique pr nos réals maison est ultra bénéfique pour le genre, j'en ai chialé d'apprendre que Bustillo et son compère étaient tombé sous le "joug" de Thomas Langman. Je vois pas non plus où tu a lu que la politique ou la religion me font "jaser", c'est lorsque ces deux thématiques sont traitées au bulldozer de la crétinerie que là, je "jase", maintenant, je suis de ceux qui pensent que le genre ne doit pas que divertir et offrir sa vision si particulières des thèmes de société. Quand aux thématiques communes d'A l'intérieur et de Frontières, elles sont beaucoups plus elliptique dans le premier, et les qualités du film font vites oublier ses défauts, tandis que la nullité de Frontière me pousse à crystalliser mon dégout sur cette approche indigeste des questions de société. Enfin Calvaire est culte, Vinyan le sera, et je n'ai pas non plus dit qu'il surpassait ses influences, mais qu'il se les réappropriait, plein de petite nuance.....
Ah ça oui son projet est ambitieux. Mais je pense plutôt qu'il veut retrouver certains éléments qui lui ont plu dans ces films (et nous aussi). En aucun cas, il dit vouloir faire mieux ou même les égaler. Donc il y a une grosse nuance. Et puis parler d'arrogance en général c'est conspué tout ce que le réalisateur a pu faire (tu as vu son épisode de Sable noir ?). Genre se la péter parce qu'il a fait un film à Hollywood, qui a marché de surcroit. Quand je vois comment Gens en parle, on ne peut pas dire qu'il est fier de son film et de son expérience, même si cette dernière lui a été bénéfique au final. Les français (ou allemand et les autres) vont à Hollywood pour faire des films que les réalisateurs américains ne veulent pas faire, c'est la nouvelle norme. Est-ce vraiment si bénéfique que ça ? Combien de Colline a des yeux pour nombre de La Mort en ligne, The Eye, Hitman... A Hollywood, ils font les films que personne ne veut faire. En France, on ne leur donne pas les moyens. Alors si Langmann veut bien mettre la main à la poche pour un projet commercialement plus risqué (il l'avait fait pour Blueberry, je le rappelle), je ne vois pas de quoi crier au scandale (du moins pour l'instant). C'est pareil pour Besson, qui personnellement me donne des boutons. Mais pour avoir produit Haute tension et Frontière(s) avec l'ambition de faire de vrais films hardcores, j'ai envie de lui dire merci.
Ok, tu n n'as pas aimé Frontière(s) mais si tu te borgnes à croire que le genre doit "offrir sa vision si particulières des thèmes de société", tu ne dois pas beaucoup l'aimer ! Car tout le monde ne fait pas du Carpenter ou du Romero. Eh oui ! Le film de Gens est un gros bis qui tâche, point à la ligne. Et s'il place son film dans un contexte politique précis, c'est en aucun cas pour jouer les donneurs de leçon. Ok, l'apparition du ministre de l'intérieur n'est pas très subtile, mais ce n'est pas ça qui va m'empêcher d'aimer le film.
Enfin, Calvaire est peut être culte pour toi mais il ne le sera jamais pour le genre (arrêtez de galvauder cette expression denuée du moindre sens objectif).
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Réaction de
Bloodbaffe
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le 05/02/2008 à 02h55
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"Ok, l'apparition du ministre de l'intérieur n'est pas très subtile, mais ce n'est pas ça qui va m'empêcher d'aimer le film."
Je voudrais revenir la dessus, justement : ce petit passage nous donne la preuve que Gens est dans une pure fiction, dans une "France alternative"qui n'est pas celle d'Amélie Poulain : le visage de ce premier ministre n'est pas celui de Mr Nicolas Sarkozy : histoire d'éviter les embrouilles avec le principal intéressé ou dégonflage pur et dur?...A l'image de ses soits disantes scènes "extrêmes" qui ne vont jamais jusqu'au bout de l'horreur graphique et qui sont, au mieux, une pâle resucée d'oeuvres précédentes?... Un extrême, qui, quoi que tu puisses en penser est bien présent dans Calvaire, et ne passe pas forcément par la case "gore qui tâche, "éjaculatoire", trash a outrance", mais plus dans l'esprit même du métrage...De là à le ranger dans "culte"... Chacun fait, ce qu'il lui plait, comme chantait l'autre!
B B
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Réaction de
Baalberith
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le 05/02/2008 à 09h01
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CITATION(the_Daydreamer @ 04 2 2008 - 22:56) (source)CITATION(Baalberith @ 04 2 2008 - 22:30) (source)Je trouve qu'il est comme un gamin devant un nouveau jouet. Mais est-ce une bonne chose ? ( Je pose la question sincèrement )
bah euh...je sais pas, voir un realisateur tellement enthousiaste qu'il se laisse un peu emporter n'est peut être pas une mauvaise chose, si ? Je préfère voir un réalisateur passioné qu'un qui tire la tronche.
Ce type est français et veut faire un film de cannibale, ça vous exite pas plus que ça ? J'ai du me tromper de forum
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Réaction de
la Cause
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le 05/02/2008 à 14h36
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Bien content de trouver une interview de Xavier chez Mad... Nous l'avons reçu dans notre émission TV "On n'y est pas encore" début janvier... une émission sur le ciné autoproduite où il est venu parler de Hitman et Frontière(s). Ce mec est une crème ! Il est loin d'être arrogant comme certains le pensent sur le forum. Son parcours et ses projets sont vraiment louables. Il était à l'écoute des autres invités sur le plateau, loin de toute prétention. Si seulement la France contenait plus de réals comme lui...
Si vous voulez jeter un coup d'oeil à l'émission, elle est en ligne => www.myspace.com/onepe
Bonne projo!
La Cause www.la-cause.org
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Nom : Xavier
Gens
Lieu de Naissance : Dunkerque, France
Date de Naissance : 27/04/1975
Activités :
Acteur ;
Réalisateur ;
Scénariste ;
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