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Non, 2012 n’est ni la suite de 2010 (la séquelle de 2001 réalisée par le jadis surdoué Peter Hyams), ni 2012 : Doomsday (le DTV de The Asylum qui réussit l’exploit d’inventer un titre avec celui d’un film déjà sorti et d’un autre ne l'étant pas encore et où sévissaient les illustres Cliff De Young, Nordiste sadique dans Glory et Dale Midkiff, veuf éploré dans Simetierre). 2012 n’est autre que le nouveau film de Roland Emmerich qui, après avoir recréé une préhistoire peuplée de surfeurs et de mammouths bâtisseurs de pyramides dans 10 000, revient à sa grande passion : l’environnement. Sujet qui, rappelons-le, lui valut de signer son meilleur film avec Le Jour d’après (même si l’auteur de ces lignes avoue adorer The Patriot, officieusement co-réalisé par Mel « Bloody » Gibson et renié par Emmerich car « trop violent »), co-écrit avec son compositeur Harald Kloser, qui rempile ici dans les mêmes fonctions. 2012, le 21 décembre pour être précis, c’est la date de la fin du monde annoncée par le calendrier des anciens Mayas, celle où la planète se révolte contre les maltraitances que l’Homme lui a fait subir : éruptions volcaniques, tsunamis, tornades, banquise qui fond comme neige au soleil, tremblements de terre, le cataclysme dévaste tout. Le film raconte l’odyssée vécue par les survivants du désastre, avec dans le rôle principal John Cusack (Chambre 1408), un écrivain divorcé qui, dans le script d’origine (on ignore si l’idée a été conservée au final), franchit un portail le menant à un monde parallèle où il tente d’avertir son double du désastre qui menace (comme on le voit, Emmerich n’a pas oublié Stargate). À ses côtés, on retrouve Thandie Newton (Les Chroniques de Riddick), Amanda Peet (X-Files – regénération), Woody Harrelson (le Mickey de Mallory forever) en prophète alarmiste, Oliver Platt (le gros dans L’Expérience interdite et Ultime décision, où Steven Seagal se sacrifiait pour le bien de sa mission, snif), Patrick Bauchau (autrefois sbire armé du bad guy timbré de Dangereusement vôtre joué par Christopher Walken) et Danny Glover dans le rôle de Barack Obama. Un casting peu onéreux pour le studio (Sony Pictures), ce qui autorise un investissement à la hauteur des ambitions d’Emmerich pour des effets spéciaux qu’on imagine spectaculaires. Et si l’on en juge par le teaser ici proposé, ils le sont ! Sortie prévue le 10 juillet 2009 aux USA. Ça, c’est du blockbuster !
Cédric Delelée
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